Équilibre…

Quand :
21 juin 2015 - 11:00 – 13 septembre 2015 - 19:00
Où :
Manoli, musée et jardin de sculptures
9 Rue du Suet
35780 La Richardais
France
Contact :
Manoli, musée et jardin de sculptures
+33(0)2 99 88 55 53
Équilibre... @ Manoli, musée et jardin de sculptures | La Richardais | Bretagne | France
Œuvres de la collection du Frac Bretagne
Amy Bessone, Daniel Busto, Pierre Jaouën, Jean-Marie Krauth Dominique Lamandé, Claire Lucas, Isabelle Mallard
Dans un dialogue établi avec les sculptures de Manoli, la sélection d’œuvres issue de la collection du Frac Bretagne réunit différentes propositions artistiques tournées vers la recherche d’une certaine forme d’équilibre. La sculpture en bois de Dominique Lamandé,  les aquarelles de Pierre Jaouën, l’installation murale d’Isabelle Mallard, le travail de sculpture de Jean-Marie Krauth, la pratique du dessin d’Amy Bessone,  les gravures à la pointe sèche de Daniel Busto… S’inspirant du réel ou déjouant les lois de la pesanteur, les artistes tentent de créer les conditions d’une expérience pour le spectateur.
La sculpture en bois de Dominique Lamandé dessine dans l’espace une arabesque d’une telle légèreté qu’elle confère à la densité du bois une dynamique inattendue. Les lignes courbes inspirées de la nature s’affranchissent de la rectitude d’un façonnage industriel et se livrent au regard sous l’apparence d’un équilibre contrôlé.
Les aquarelles de Pierre Jaouën témoignent d’une grande maîtrise du geste, que l’artiste s’accorde à faire vibrer entre abstraction et figuration. Arpenteur du paysage autant qu’amateur de culture orientale, il introduit dans ses œuvres une alliance sensible entre  représentation du réel et composition calligraphique.
Dans une même recherche poétique, l’installation murale d’Isabelle Mallard associe la rudesse du matériau d’origine industrielle à la subtilité du mouvement d’oscillation.
Induite par les variations de lumière, cette vibration de la perception se dessine à la surface du mur, sur lequel les ombres portées rejouent subtilement un nouveau schéma de l’œuvre.
Le travail de sculpture de Jean-Marie Krauth étonne par son jeu de correspondances entre volume, planéité et verticalité. Faisant usage de matériaux traditionnels (acier, plomb), l’artiste bouscule la perception du spectateur face à l’œuvre en volume et crée une tension d’où émerge le sens. Deux objets, discrètement assemblés au mur, façonnés à très petite échelle, attirent le regardeur attentif vers un univers de fiction fantastique, appuyé par un titre aux accents poétiques et énigmatiques.
La pratique du dessin d’Amy Bessone emprunte à la sculpture moderne ses formes et ses assemblages. La série Yaddo Drawings s’inspire des œuvres de Henry Moore et Joan Miró, aux lignes courbes et aux équilibres savants.
Avec une étonnante vivacité de trait et une parfaite maîtrise des couleurs, l’artiste rend hommage à ses pairs ainsi qu’à la figure humaine représentée dans toute sa fragile harmonie.
Poète et écrivain, Daniel Busto emploie la gravure à la pointe sèche comme les mots, avec un même goût pour la spontanéité, pour le geste automatique et le rythme scandé. Son trait direct et dépouillé fait preuve d’une grande habileté dans la composition des formes.
En associant dans ses œuvres des matériaux aux propriétés visuelles et aux qualités expressives variées, Claire Lucas engage le spectateur à expérimenter l’espace et le corps. Délimitant une zone de vide, les fragiles parois de verre soutiennent de lourdes plaques de zinc. La stabilité est atteinte et le visiteur retient son souffle !
De manière très subtile, parfois presque imperceptible, les artistes dessinent les contours d’une oeuvre délicate et éthérée, où l’équilibre des formes se concrétise dans le regard du spectateur.

Équilibre… est une exposition organisée par le Frac Bretagne en partenariat avec le Musée Manoli

Vernissage le samedi 20 juin à 17h

Préparez votre visite

Téléchargez le communiqué de presse
Téléchargez le journal de l’exposition

Visuel : Pierre Jaouën, Sans titre, 1957, collection Frac Bretagne
© Droits réservés. Crédit photo : Pierre Tressos