Invitation à l’imaginaire

Quand :
19 janvier 2013 - 14:00 – 23 mars 2013 - 17:30
Où :
L'Imagerie
19 Rue Jean Savidan
22300 Lannion
France
Contact :
L'Imagerie
+33 (0)2 96 46 57 25
Invitation à l'imaginaire @ L'Imagerie | Lannion | Bretagne | France
Richard Artschwager, Iain Baxter, Amy Bessone, Hannah Collins, Anne Deleporte, Larry Deyab, Bruno Di Rosa, Dominique Figarella, Hreinn Fridfinnsson, Etienne Hajdu, Thomas Huber, Serge Jamet, Joana Hadjithomas/Khalil Joreige, Sharon Kivland, Harald Klingelhöller, Hervé Lemasson, Etienne Pressager, Sigurdur Arni Sigurdsson, David Zérah
S’appuyant sur la thématique de saison de la galerie, la nouvelle collaboration entre l’Imagerie et le Frac Bretagne aborde la question de l’imaginaire, ou comment les artistes entrouvrent la porte de la fiction et de la narration dans leurs œuvres.
Suggérée comme un parcours au fil de différentes propositions artistiques, l’exposition débute dès l’extérieur par une énigme. Le sujet de la photographie de Iain Baxter est un panneau publicitaire dépouillé situé dans un environnement désert : évocation sans détour d’un paysage économique et commercial aride que l’artiste businessman décline depuis les années soixante au travers de ses recherches.
L’évocation du conte et de la mythologie se retrouvent dans les œuvres de Richard Artschwager, David Zérah ou encore Hannah Collins (Saint Jean-Baptiste, Alice au Pays des Merveilles, Vanité). Ces images sont autant de métaphores dont les origines se situent tant dans la tradition culturelle que dans une  observation aigüe du réel. La littérature est source d’inspiration pour les artistes qui s’en emparent en la détournant, par un jeu de décalage. Bruno Di Rosa transforme un monument romanesque en une sculpture fragile. Seule l’amorce du récit est visible. Au visiteur de « dérouler » dans sa mémoire ou son imaginaire la suite de la narration. De même pour Sharon Kivland qui ne transcrit d’une correspondance amoureuse que la dernière phrase du message, laissant la surface du papier quasi vierge se remplir de l’intention du lecteur. La forme géométrique peinte par Serge Jamet peut évoquer un livre ouvert, autre page blanche dédiée à l’inspiration dont le titre de l’œuvre est une ébauche poétique.
Partant de l’enregistrement du réel, les oeuvres de Joana Hadjithomas/Khalil Joreige et Anne Deleporte intègrent cependant un espace de fiction. L’histoire vécue conserve une part de trouble et renforce le caractère intrinsèquement illusoire de la photographie et du film. Sigurdur Arni Sigurdsson travaille à partir de cartes postales trouvées qu’il prolonge au-delà de leur cadre comme autant de paysages ou scènes de genre. Celles-ci, dans leur simplification et leur légèreté, semblent appartenir à un monde d’artifice, de modèle réduit et véhiculent une atmosphère subtilement nostalgique.
La construction et le jeu déterminent les œuvres de Harald Klingelhöller et Etienne Pressager qui convoquent le ludique comme mode d’existence. L’un et l’autre invitent le spectateur à faire preuve d’imagination dans la résolution d’une énigme de mots. Empruntant à l’univers du spectacle et du divertissement, Thomas Huber dresse quant à lui les plans d’une cité dédiée à l’image et à sa représentation.
La figuration humaine est présente dans cette exposition de manière plutôt allusive. La problématique de la représentation de la figure de l’artiste, récurrente à travers les différentes périodes de l’histoire de l’art, est notamment traitée. Dominique Figarella se révèle dans la fugacité d’un reflet, où la surface brillante de l’œuvre renvoie à la conception du miroir dans la peinture ancienne.
Larry Deyab peint les traits d’un Homme de Lettres légendaire en s’inspirant de la sculpture d’un artiste non moins célèbre, brouillant ainsi les pistes de l’interprétation.
Etienne Hajdu et Amy Bessone suggèrent la forme humaine dans les courbes épurées propres à la sculpture abstraite.
Pour achever ce parcours, le diptyque photographique de Hreinn Fridfinnsson incite le spectateur à passer de « l’autre côté du miroir » et à franchir cet entre-deux séparant la réalité de la fiction.
Vernissage le vendredi 18 janvier à 18h

Entrée libre

Ouvert du mardi au samedi de 15h à 18h30
Le jeudi de 10h à 12h et de 15h à 18h30

Visites scolaires et groupes sur rendez-vous

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Visuel : Iain Baxter, Sign, Highway 17, near Sudbury, Ontario, 1969 - 2005, collection Frac Bretagne, crédit photo : Vincent Royer