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Dans le cadre du Festival Waterproof, plongez dans la danse, le Frac Bretagne participe à l’événement OUI ! Du Refus global au temps de l’inclusion et de la fluidité des genres, en coopération avec Ciné-Corps et Cinédanse, et propose, du 3 février au 10 février 2023, la projection de courts métrages en boucle.

 

PROGRAMME

Les saisons Sullivan, l’hiver tiré de la chorégraphie de Françoise Sullivan Danse dans la neige de Mario Côté
15 min – 2007 – Québec
Réalisateur : Mario Côté – Danseuse : Ginette Boutin – Distribution : Vidéographe

Le 28 février 1948, quelques mois après l’apparition de Refus global, Françoise Sullivan créa la performance Danse dans la neige, qui posa les jalons de tout un nouveau courant de la danse contemporaine au Québec. Le projet a été filmé en 16 mm, mais jamais monté ou projeté, car les bobines ont été perdues.
De la chorégraphie originale performée par Sullivan, seules restent une vingtaine de photographies prises par Maurice Perron, membre des Automatistes. Ces images témoignent d’un événement marquant, une approche singulière de la danse qui offrit de nouvelles possibilités à des générations de performeurs.
Soixante ans plus tard, Françoise Sullivan a fait une reconstitution de Danse dans la neige avec une nouvelle distribution, dans une configuration de quatre saisons, dont l’hiver vous est ici dévoilé.

 

Guérir les blessures / Healing Scars de Darian Smith
5 min 30 – 2014 – Québec / Kitigan Zibi / Anishnabe

Healing Scars porte sur les enseignements liés à la « robe à clochettes » (jingle dress) et ses fonctions de guérison. Après une chirurgie à coeur ouvert, Deedee entame la danse de la robe à clochettes. Ce film accompagne quatre jeunes femmes pendant leur apprentissage de cette danse de la guérison.

 

Le Chemin Rouge de Thérèse Ottawa
15 min 30 – 2015 – Québec

Ce court métrage documentaire nous amène au coeur d’un véritable Pow-wow traditionnel. En suivant le parcours de Tony Chachai, jeune autochtone en quête d’identité, la cinéaste originaire de Manawan se penche sur la culture, le passé et la transmission du savoir et des connaissances au sein des membres d’une communauté atikamekw. Mu par le désir de renouer avec sa famille et ses racines, Tony Chachai livre un témoignage touchant sur le chemin qui l’a ramené auprès des siens. À l’aube de devenir père, il prend conscience de la richesse de cet héritage et célèbre ce passé en dansant dans un Pow-wow aux côtés de son cousin Ronny Chachai.

 

Une courte histoire de la folie de Isabelle Hayeur
27 min – 2014 – Québec
Chorégraphe : Virginie Brunelle

Les tableaux d’Une courte histoire de la folie nous emmènent à travers l’histoire des traitements de la maladie mentale au Québec, de la fin du 19e siècle aux années 2010, par le biais de la danse contemporaine. Dans des lieux évocateurs, les solitudes prennent plusieurs visages, que ce soit dans la blancheur des institutions, dans l’oeil d’une femme fascinée par un feu de circulation, ou au coeur d’une chambre d’adolescente. Le langage des corps, comme autant de regards sur une réalité qui existe au-delà des époques.

 

Amelia de Édouard Lock
7 min 19 – 2003 – Québec
Quinze ans après son Human Sex, duo no1, Édouard Lock capte à nouveau la confluence des genres de l’âme humaine, toujours en quête d’amour. Inspiré par deux Drag Queens rencontrés dans sa jeunesse sur la mythique Main à Montréal, Amelia déconstruit la danse pour nous révéler notre monde. Comme une trace évanescente, la poésie urbaine illustre la frénésie des amours inassouvies de notre monde contemporain. André Turpin, le directeur photo du film, est celui qui manie la remarquable caméra des films du jeune cinéaste prodige Xavier Dolan.

 

the_johnsons 00:11:56 de Nate Yaffe
12 min – 2014 – Québec
Filmé à travers l’oeil impassible de caméras de surveillance, the_johnsons 00:11:56 rassemble des fragments de la vie privée d’anonymes ou de voisins. À une époque où la vie privée est un privilège, y a-t-il des limites à ne pas franchir ?
Ce jeune américain, venu s’installer à Montréal, remet en question les valeurs de la culture dominante à partir d’une perspective résolument queer. Ce projet subvertit les attentes raffinées et genrées des dynamiques dominantes, des normes culturelles. Il examine comment, à partir de la culture de la surveillance, autant celle de l’État que du privé, être hors norme est un acte pouvant générer du soupçon.

 

Boléro Extrait de Jean-Marc Landier
15 min 10 – 1962 – France

Avec Douchka Sifnios et le Ballet du XXe siècle.
Extrait de l’historique et révolutionnaire chorégraphie de Maurice Béjart.

 

Mourn, O Nature! de Nino Laisné & François Chaignaud
10 min – 2018 – France

« Pourquoi me réveiller, O souffle du printemps », dans l’opéra Werther de Jules Massenet, faisait partie des airs que chantait Michael Jackson dans l’intimité de son studio. Nino Laisné et François Chaignaud réinventent un Werther qui aurait été absorbé par Jackson : une même fascination pour la nature, le désir de revisiter des légendes ancestrales et l’expression d’un désarroi amoureux. Le performeur chante, danse et se métamorphose; il glisse entre différents registres vocaux et physiques et semble prolonger le rêve d’expression totale de Michael Jackson.

 

Le Cri au cloître de la Psalette de Nacera Belaza & Béatrice Vernhes
9 min – 2017 – France

Sur une musique symboliquement chargée de sens, où se marient les voix de Nina Simone, Maria Callas, Amy Winehouse et d’un chanteur arabe, Nacera et Dalila Belaza nous plongent dans une transe qui évoque les exclusions contemporaines et la quête de spiritualité de notre monde. Cela est comme un écho, un siècle plus tard, à la fameuse oeuvre expressionniste du peintre norvégien Edvard Munch.

 

Lighting Dance de Cécilia Bengolea
6 min – 2018 – France
À Spanish Town, Jamaïque, des jeunes gens dansent en bord de route, sous une pluie torrentielle, tandis que l’orage gronde. Filmé en octobre 2017 pendant des inondations, cette vidéo questionne le lien entre la météo, ses tempêtes et l’imagination corporelle. Les mouvements des danseurs Jamaïcains, en compagnie de l’artiste, font référence au Dancehall jamaïcain populaire, un style de danse sexualisé que Cecilia Bengolea considère comme imprégné de pouvoirs de guérison.
L’orage et la pluie fournissent les rythmes sur lesquels la chorégraphie est synchronisée, et la musique Dancehall est perceptible dans la basse fréquence en arrière-plan.

 

Gardiens de la paix de Thomas Leborgne & Victor Gosset
7 min – 2017 – France

Ce court-métrage expérimental est issu d’une performance in situ lors d’une manifestation à Paris en 2017. Les artistes questionnent le rapport à l’expression individuelle au sein d’un corps social en lutte, le rapport à l’espace (public) et au mouvement face aux casques, aux boucliers, aux barrières.

 

Cultes de (La) Horde, marine Brutti, Arthur Harel, Jonathan Debrouwer
15 min 32 – 2019 – France
Interprètes : Achraf Jendane Bouzefour, Benjamin Bertrand, Daphné Biiga Nwanak, Delphine Rafferty, Sophie Ammann
Produit par : HIRVI x TETRO+A x (LA)HORDE

1967 : près de 100.000 jeunes déferlent spontanément à San Francisco pour changer de vie, et tenter de dépoussiérer le vieux monde. C’est le « Summer of Love ».
1969 : Woodstock et la naissance des festivals, symboles forts de la contre-culture et de l’anti-capitalisme.
50 ans plus tard : les festivals ont pris la forme ultime d’industrie culturelle ; et ses festivaliers, celle de la masse qui les consomme de manière passive.
Peut-on encore vivre une expérience spirituelle dans ces nouveaux sanctuaires de consommation ? Les spectateurs réussissent-ils à créer leur propre expérience subversive comme autant d’individus constituant une masse ?
Ces questions ont animé (LA)HORDE tout au long du tournage. Tout en scannant la foule avec leurs caméras, elle.ils ont capturé la grâce certaine que le rassemblement possédait.
Et des moments suspendus inattendus ont fait osciller le propos entre paganisme désenchanté et spiritualité animale, liesse et inquiétude, extase et descente, désenchantement et lumière.
À travers ce projet global qui réunit un film et une performance, (LA)HORDE explore la manifestation du culte, ses pratiques, ses performances ritualisées : slam, mosh pit, cercle, wall of death… Un vocabulaire chorégraphique que les trois performeur·se.s du film transmettront aux amateurs du festival pour qu’ils deviennent foule à leur tour. Ils créeront ensemble in situ un rassemblement de masse semblable à ceux des festivals, une messe consumériste entre vice et grâce.

 

Silence qu’on tourne de Manon Barbeau
2 min 50 – 2007 – Québec
Issu de la série de courts-métrages Un grand cri au bonheur

21 poèmes sont mis en images par 11 cinéastes pour constituer un film sur la thématique du bonheur. Explorant le bonheur sous toutes ses formes, ce film respecte les conventions d’une oeuvre destinée à un large public.

 

Le bonheur pour nous ce n’est pas assez de Manon Barbeau
6 min 49 – 2007 – Québec
Issu de la série de courts-métrages Un grand cri au bonheur

« Aimer ça n’a rien à voir avec le bonheur » Explorant le bonheur sous toutes ses formes, ce film respecte les conventions d’une œuvre destinée à un large public.

 

Auditorium.
Gratuit, sur présentation du billet d’entrée au Frac Bretagne ou du Waterpass.

 

Retrouvez tout le programme de l’événement OUI ! Du Refus global au temps de l’inclusion ici.

Retrouvez tout le programme du Festival Waterproof ici.

 


Visuel : Françoise Sullivan, Danse dans la neige © Steeve Desrosiers