Le Prix du Frac Bretagne – Art Norac est un dispositif de soutien au développement professionnel international des artistes participant au dynamisme de la scène bretonne porté par le Frac Bretagne grâce au soutien d’Art Norac, structure pour le mécénat du groupe Norac.

Avec le soutien de : 
Logo Art Norac

Le Prix du Frac Bretagne – Art Norac

La Bretagne compte parmi les régions les plus riches dans le secteur des arts visuels. Son important vivier d’artistes est soutenu par un réseau d’actrices et d’acteurs très engagé.es sur l’ensemble du territoire. Si les opportunités offertes aux artistes de produire, d’exposer ou d’être collectionné.e.s ne manquent pas, le développement professionnel de leurs pratiques à l’international demeure une étape très difficile à franchir.

Le Frac Bretagne et Art Norac sont, de longue date, à travers des histoires différentes et complémentaires, engagés dans la construction d’un paysage artistique en Bretagne, avec l’attention constante de faire entrer ce que notre territoire recèle de talents et d’initiatives en résonance avec ce qui se joue ailleurs, aux échelons national et international.

En 2020, ils ont choisi d’unir leurs forces pour s’engager aux côtés des artistes en créant le Prix du Frac Bretagne – Art Norac. L’ambition de ce Prix est d’accompagner des créatrices et des créateurs de la scène artistique régionale vers une expérience à l’international afin de favoriser la professionnalisation de leur parcours hors de nos frontières.

Chaque année, une structure partenaire en Europe ou dans le monde, prête à accueillir un.e artiste vivant et travaillant en Bretagne pour produire une exposition personnelle, est associée au dispositif.

 

Les 4 finalistes du Prix du Frac Bretagne – Art Norac 2024 sont :

Charles-Arthur Feuvrier

Né en 1997, il vit et travaille à Marseille.
Charles-Arthur Feuvrier est un artiste mauricien-français diplômé de l’ESA Réunion et de l’ENSBA Lyon. Il travaille principalement la sculpture et l’image numérique. C’est à partir de figures centrales, icônes, personnages ou symboles qu’il déploie des formes et des narrations. Le plus souvent tirées d’une culture internet mainstream, ces figures sont manipulées pour explorer notre rapport au réel et à la mondialisation. Son travail a été montré, entre autres, à Buropolis (Marseille), au CAP Saint-Fons, au CAC La Ferme du Buisson (Noisiel), et à la Villette (Paris). Co-fondateur de Monopôle, un artist-run-space, il fait partie des lauréat.es de la bourse Mécènes du Sud Aix-Marseille en 2022 et suit le programme GENERATOR en 2023.

Tania Gheerbrant

Née en 1990, elle vit et travaille à Paris.
Elle est diplômée de l’EESAB-site de Rennes en 2014, puis de l’ENSBA-Paris en 2017. Son art, fondé sur des recherches à long terme et des formes de co-créations, prend principalement la forme d’installations, de vidéos et d’éditions.

Son travail a été présenté dans diverses expositions collectives en institutions, notamment : au Palais de Tokyo (2024-FR) ; à la Bally Foundation (2023 – CH) ; à la Chapelle des Beaux-Arts de Paris (2022-FR) ; au 66e Salon de Montrouge (2022-FR) ; au Point Commun (2021-FR) ; à la Fondation Fiminco (2021-FR) ; au Palais des Beaux-Arts de Paris (2021-FR) ; à la Panacée MoCo, Montpellier (2019-FR) ; à La villa Radet (2019-FR) ; ou à The Other Art Fair, Turin (2018-IT).

Elle est lauréate de différentes bourses, programmes de résidences et prix, dont le Prix des Amis des Beaux-Arts, la résidence de la Cité Internationale des Arts ou des Ateliers Vivegnis International en Belgique. Ses dernières œuvres ont été commanditées par la Fondation Bally ou soutenues par le Palais de Tokyo et la DRAC Île-de-France.

Germain Marguillard

Né en 1994, il vit et travaille à Rennes.
Diplômé de l’EESAB – site de Rennes en 2021, Germain Marguillard développe une pratique concentrée autour de gestes sculpturaux et scénographiques. En entremêlant des formes relatives à la quête de compréhension de notre univers à travers les âges, il créé des objets syncrétiques qui allient des motifs puisés aussi bien dans l’archéologie que dans les technologies contemporaines. Ses sculptures tirent ainsi parti de la force qu’exercent les images sur notre inconscient, pour devenir les réceptacles d’une spiritualité neuve dans laquelle les grands mythes du passé et les questionnements sociétaux du présent fusionnent.

Son travail a depuis été présenté lors de plusieurs expositions personnelles et collectives, notamment à Passerelle, Centre d’Art Contemporain (Brest), au DOC (Paris), à l’Hotel Pasteur et au Quatre artistrunspace (Rennes).

Julie Sas

Née en 1990, elle vit et travaille à Paris.
Diplômée de la HEAD-Genève en 2015, artiste et autrice, sa pratique se déploie sous la forme d’installations, de vidéos, de poésies, d’éditions, de pédagogies expérimentales, d’essais, et de traductions. De nature conceptuel, son travail artistique et littéraire articule des objets sociaux et des langages situés autour de jeux de sens, de normes et d’identités qui démontrent une tension avec certaines données politiques et sociales. Il s’attache en particulier à analyser la gestion des affects dans nos sociétés de contrôle, les logiques de surveillance intériorisée et les régimes de pulsionnalités générés par nos modes de gouvernance et de consommation.

Ses expositions personnelles récentes incluent « XD » à la Maison populaire de Montreuil (2022), « OK OK K.O » à Treignac Projet, (2022), « Like a candle in the wind » aux Limbes (Saint-Étienne, 2023) et « Numéro France » à Pauline Perplexe (Arcueil, 2023) en 2021 elle est résidente à la Maison de la Poésie de Rennes. Elle est l’autrice de « Notes de la rédaction » publié en 2017 aux éditions Héros-Limite et de « Le grand soir est-il » paru en 2023 aux Presses séparées de Marseille.

Leurs travaux seront présentés au Frac Bretagne du 11 octobre 2024 au 05 janvier 2025 dans le cadre d’une exposition collective.
Lors du vernissage, sera annoncé.e le ou la lauréat.e dont le travail fera l’objet d’une exposition personnelle au Salzburger Kunstverein en Autriche, en 2025.

En 2025, le lieu partenaire est le Salzburger Kunstverein à Salzbourg, Autriche. Le Salzburger Kunstverein, fondé en 1844, est l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses structures d’art contemporain d’Autriche. Installé dans l’historique Künstlerhaus de la ville, le Salzburger Kunstverein propose des expositions et des projets d’artistes qui façonnent le discours artistique d’aujourd’hui et permet à un large  public d’accéder à l’art et à ses débats. Les  espaces d’exposition du Salzburger Kunstverein s’étendent sur 500 m². Le bâtiment dispose également de 21 studios utilisés par des artistes locaux et locales et des initiatives artistiques, ainsi que par des résidents internationaux et résidentes internationales, d’une bibliothèque et d’un restaurant

Céline Le Guillou

Céline Le Guillou

Céline Le Guillou
Née en 1994, vit et travaille à Quimper et Courtils.

Céline Le Guillou a étudié à l’ESAAA d’Annecy, puis à l’EESAB-site de Quimper où elle obtient son diplôme en 2018. Attentive à ce qui se joue dans l’atelier, à l’acte de création en tant que tel, sa démarche est sous-tendue par l’attention donnée aux matériaux qu’elle mobilise. Ainsi, elle se perfectionne ensuite dans les techniques de la terre à l’Institut Européen des Arts Céramiques dans le Haut-Rhin. Elle poursuit avec plusieurs projets d’expositions, dont le programme de résidence Les Chantiers à Passerelle centre d’art contemporain à Brest ainsi que la résidence Minoterie21 dans le Morbihan.

Il y a dans la terre une source d’inspiration infinie, que des millénaires de création n’ont heureusement toujours pas su tarir. Elle était là, paraît-il, avant tout le reste, et restera là, dit-on, après tout. Céline Le Guillou en a pris son parti. Si la cohabitation ne dure qu’un long moment, autant le rendre agréable. Alors, de ses deux mains curieuses et passionnées, elle masse sa chère terre, la palpe, la berce et l’examine, la couve et fait monter la température jusqu’à trouver celle qui lui conviendra le mieux. Au sol, elle grouille en de petits monticules lisses qui empruntent leurs formes aux nuages, à un poids ou à une miche de pain, tout aussi prête à s’élever jusqu’au ciel, qu’à s’ancrer fermement sur le sol ou à remplir nos estomacs. Sur les murs, elle se mélange à l’eau, se transforme en peinture, liquide, vaporeuse, comme pour signifier les états qu’elle peut prendre lorsqu’elle est tranquillement retirée dans son four, à attendre que l’artiste vienne la récupérer.
Il y a dans la terre une source de mystère infinie ; chez Céline Le Guillou un appétit insatiable. Et les deux de se rencontrer avec délice. Il y a dans la terre un peu de tout ce qui l’entoure, l’habite et la recouvre, le temps de cette agréable cohabitation. Ce sont ces intrants et ces composants spontanés et presque magiques que l’artiste s’évertue à répertorier au fur et à mesure de ses manipulations, afin de trouver la recette qui saura relier le familier et l’inconnu dans un véritable lieu à soi.

Horya Makhlouf, critique d’art, médiatrice culturelle et historienne de l’art

Céline Le Guillou sera en résidence à l’Instituto Inclusartiz à Rio de Janeiro, Brésil en mars et avril 2024. À l’issue de cette résidence, son travail fera l’objet d’une exposition personnelle.

Fanny Gicquel
Née en 1992, vit et travaille à Rennes.

Diplômée de l’EESAB-site de Rennes en 2018, Fanny Gicquel est lauréate en 2021 du prix Marfa. Par ailleurs, son travail a fait l’objet d’expositions personnelles à la galerie Hua International à Berlin (2021), à Passerelle Centre d’art contemporain de Brest (2020) et à The left right Place à Reims (2020). Elle a notamment participé aux expositions collectives Art Souterrain à Montreal (2021), le 10e Prix de la Jeune Création de Saint-Rémy (2021) et Nanjing International Art Fair en Chine (2020).

Fanny Gicquel élabore des environnements mobiles et délicats à l’intérieur desquels le corps du spectateur ou de la spectatrice est invité à se déplacer. Ses installations apparaissent comme des microcosmes où les différents éléments entretiennent des relations d’interdépendance mutuelle.
Posés à même le sol ou suspendus au plafond, les objets de Fanny Gicquel, faits de verre, métal ou tissu, invitent au toucher et aspirent à créer une forme d’intimité avec le spectateur ou la spectatrice.
Ses œuvres existent ainsi en deux temps, celui de la contemplation et celui de la manipulation. Cela se manifeste aussi dans l’expérimentation avec des matériaux changeants comme la paraffine et la peinture thermosensible qui échappent à une forme définitive, évoquant l’impermanence et la multiplicité des choses qui nous entourent.
Les installations sont toujours accompagnées par des scénarios d’activation imaginés par l’artiste et joués par des performeur.euses. Ils et elles interagissent avec les objets de façon discrète, ou parfois presque imperceptible, jusqu’à créer des images proches du tableau vivant qui invite au ralentissement et à l’observation.
Pour sa nouvelle installation au Frac Bretagne dans l’exposition Les lézards, l’artiste dessine le contour d’un paysage mouvant et transitoire, habité par des sculptures qui entrent en relation directe avec l’architecture du lieu qui les reçoit.
Agencées harmonieusement dans l’espace, les œuvres créent une nouvelle syntaxe permettant aux différents matériaux de communiquer subtilement entre eux et de dialoguer avec le corps du spectateur et de la spectatrice.

Elena Cardin, commissaire de l’exposition

Son travail fait l’objet d’une exposition personnelle au Temple Bar Gallery + Studios (TBG+S), Dublin, Irlande du 19 mai au 2 juillet 2023.

Corentin Canesson
Né en 1988, vit et travaille à Brest et Paris.

Diplômé de l’EESAB-site de Rennes en 2011, il a participé au 21e Prix de la Fondation d’entreprise Ricard Le Fil d’Alerte. Son travail a notamment fait l’objet d’expositions personnelles présentées à la galerie Sator (2020), à la galerie Nathalie Obadia (2018), au Crédac – Centre d’art contemporain d’Ivry-sur-Seine (2017) et à Passerelle Centre d’art contemporain de Brest (2015).

Corentin Canesson pratique la peinture comme on ferait la reprise d’un standard de musique. Conscient de l’histoire du médium, il creuse parallèlement une veine abstraite et une veine figurative qui voient ressurgir des références plus ou moins appuyées ou dissimulées aux toiles de Bram Van Velde ou Philip Guston.

Les « motifs » qui habitent ces séries sont à entendre ici au sens de « prétextes » pour (continuer à) peindre. Ce sont les paroles d’une chanson de Yo La Tengo, la couleur de la couverture d’un livre, un oiseau au long bec qui constituent souvent le point de départ de séries au long cours. Jamais complètement terminées,
elles continuent de se développer sur des années, intégrant des variables comme le format de la toile ou le budget de l’exposition.

Pour Mauve Zone (exposition des finalistes du Prix du Frac Bretagne – Art Norac 2021), des tableaux réalisés entre 2010 et 2017 côtoient ainsi des toiles fraîchement peintes sur place, au sein d’une triple frise. Cet accrochage sans unité de temps, ni chronologie, est comme une « rétrospective en cours » soulignant la permanence étrange qui opère dans le travail de Corentin Canesson où les plus anciennes toiles sont régulièrement remises en jeu, où les séries abstraites côtoient de près le travail des figures. Espace poreux à la musique, le travail pictural de Corentin Canesson va de pair avec sa pratique de guitariste au sein du groupe de rock expérimental The Night He Came Home. Sans contour défini, cette formation constitue un autre espace collaboratif enregistrant et performant aux côtés d’autres artistes.

Son travail a fait l’objet d’une exposition personnelle au Visual Arts Center d’Austin aux États-Unis du 28 janvier au 12 mars 2022.

+ Plus d’informations sur l’exposition

 

 

Art Norac, mécène du Prix

Art Norac regroupe les actions de mécénat du groupe agro-alimentaire rennais Norac. Créée en 2005 par Bruno Caron, Président et Fondateur du groupe, la structure soutient la création contemporaine et participe à sa diffusion auprès du grand public et des collaboratrices et collaborateurs des entreprises du groupe Norac. Pour le groupe Norac, Art Norac constitue un moyen de participer à la vie de la société et de matérialiser sa responsabilité sociétale, à Rennes, où est situé son siège social depuis de nombreuses années. Art Norac soutient notamment différentes initiatives et acteurs de l’art contemporain à Rennes et en Bretagne (Master MAE, 40mcube, les Archives de la critique d’art…).

 


Visuel, dans l’ordre : © Charles-Arthur Feuvrier / Tania Gheerbrant, © Dominik Zietlow / © Germain Marguillard, ADAGP, Paris 2024 / ©thispersondoesnotexist.com – Cette image générée par l’intelligence artificielle ne représente personne.