Frac Bretagne – Site du Fonds régional d’art contemporain Bretagne2023-05-25T08:42:31+02:00
 
  • Gabrielle Goliath, This song is for... Vol 1, 2021 Collection Frac Bretagne © Gabrielle Goliath Crédit photo : Courtesy Goodman Gallery

This song is for… Vol.1, 2021

Gabrielle Goliath
10.02 - 19.05.2024
Frac Bretagne, Rennes

 

This song is for… Vol.1, 2021

Œuvre de la collection du Frac Bretagne acquise en 2022

Présentée comme une salle d’écoute interactive, This song is for… vol 1 est un ensemble de six disques vinyles, tirés de l’installation vidéo et sonore de l’artiste intitulée This song is for… (2019). Ce contexte de presentation plus intimiste crée une expérience d’écoute différente, au sein de laquelle des rituels de soin accompagnent et accordent une attention à l’expérience sonore.

Dans This song is for…, Goliath reprend et performe les conventions habituelles de la chanson de dédicace et les réinterprète, en collaboration avec un groupe de femmes et des ensembles musicaux dirigés par des personnes queer. Chacune des onze chansons (dont six sont incluses ici) a été personnellement choisie par une personne ayant survécu à un viol, et interprétée par la suite sous la forme d’une reprise.

Ces chansons ont une signification particulière pour les survivantes, elles les transportent dans un temps et un lieu précis, évoquant un monde sensoriel de souvenirs et de sentiments. Une perturbation sonore est introduite à un moment donné dans chaque chanson, rappelant l’effet « disque rayé » d’un vinyle abimé.

Cette rupture musicale est l’occasion pour les auditeurs d’habiter de manière affective un espace de souvenirs traumatiques ; un espace dans lequel la violence désubjectivante du viol et ses séquelles psychiques s’entremêlent douloureusement avec les revendications personnelles et politiques liées à la vie, la dignité, l’espoir, la foi et même la joie.

L’artiste

Née en 1983 à Kimberley (Afrique du Sud).
Vit et travaille à Johannesburg.

À travers les rencontres rituelles, sonores et sociales de sa pratique artistique, Gabrielle Goliath s’intéresse (et tend) à l’histoire et aux conditions actuelles de la vie différenciée, réaffirmant les façons dont les pratiques noires, brunes, féminines et queer agissantes interprètent le monde différemment. Chacune de ses œuvres convoque une rencontre – une communauté ténue – qui fait s’effondrer le retrait présumé et la position de sujet privilégié de la représentation (blanche, masculine, hétéronormative) et appelle à des rencontres dans et à travers la différence, en termes de complicité, de relation et d’amour.

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+ Contenu sensible : Les textes de l’installation sont accessibles ici


Visuel : Gabrielle Goliath, This song is for… Vol 1, 2021 (détail) Collection Frac Bretagne
© Gabrielle Goliath – Courtesy Goodman Gallery

  • Ali Cherri, The Watchman, 2023 (capture-détail) © Ali Cherri. Courtesy de l’artiste, Fondazione In Between Art Film et Galerie Imane Farès, Paris

Le songe d’une nuit sans rêve

Ali Cherri
10.02 - 19.05.2024
Frac Bretagne, Rennes
 

En coproduction avec

GAMeC-LOGO

 

Fondazione In Between Art Film

 

En partenariat avec

Logo LES INROCKUPTIBLES

Le Songe d’une nuit sans rêve

Ali Cherri

Le songe d’une nuit sans rêve est la première exposition personnelle d’Ali Cherri, artiste libanais vivant à Paris, dans une institution en France.

L’exposition présente une nouvelle œuvre vidéo intitulée The Watchman (2023) ainsi qu’une série de sculptures et de dessins originaux, spécialement produits pour l’exposition, qui se rapportent aux éléments symboliques et aux personnages du film, ainsi qu’au paysage géographique et culturel de Chypre.

Tourné à Louroujina, un petit village de la République turque non reconnue de Chypre du Nord, le film est centré sur la figure d’un soldat qui garde la frontière sud avec la République reconnue de Chypre sous domination chypriote grecque. Au cours de ses longues et ennuyeuses gardes, les collines habitées par « l’ennemi » deviennent le théâtre des fantasmes et des rêveries du soldat.

The Watchman poursuit l’investigation critique d’Ali Cherri sur la politique des frontières, des géographies de la violence, la construction de la nation et le potentiel radical de l’imagination. L’artiste évoque également les liens historiques de la migration entre Chypre et le Liban, ainsi que ceux entre Nicosie, la capitale divisée de Chypre, et Beyrouth, la ville natale de l’artiste, qui a également été divisée pendant la guerre civile libanaise.

Commissariat : Alessandro Rabottini et Leonardo Bigazzi

The Watchman est une commande et une production de la Fondazione In Between Art Film. Il a été coproduit par la Vega Foundation et KinoElektron. Le film a reçu le soutien de la Galerie Imane Farès, Paris, de Robert Matta – Fondation RAM, du Fonds arabe pour les arts et la culture et du Frac Bretagne.

L’exposition est accompagnée d’un catalogue monographique publié par Lenz Press et produit par la galerie Imane Farès, Paris.

La pratique d’Ali Cherri met au jour les formes visibles et invisibles de violence inscrites dans le paysage afin d’aborder métaphoriquement les formes de violence politique, socio-économique et culturelle inscrites dans son histoire. Il pose des questions opportunes sur la manière dont il est possible de représenter à nouveau des événements traumatiques et des hostilités durables, tout en s’ouvrant au potentiel émancipateur de l’imagination. En particulier, oscillant entre les genres documentaire et poétique, ses films scrutent les substances de vastes environnements pour rendre tangible la façon dont l’histoire est ancrée dans leur géologie et leur géographie : des couches de roche déterrées dans une nécropole néolithique des Émirats arabes unis (The Digger, 2015), à la boue près du barrage controversé de Merowe dans le nord du Soudan (The Dam, 2022), en passant par les lignes de faille actives qui traversent le Liban (The Disquiet, 2013). Cette démarche trouve son pendant dans les recherches de l’artiste sur l’archéologie, le patrimoine et la préservation, ainsi que sur leurs politiques de classification, de déplacement et d’exposition. En ce sens, les paysages, les corps et les artefacts anciens sont présentés simultanément comme des témoins de formes de destruction et des outils permettant d’imaginer leur passé et leur présent autrement.

Parmi ses expositions individuelles récentes, on peut citer Envisagement, Fondation Giacometti, Paris (2024), Humble and quiet and soothing as mud (Swiss Institute, 2023), Ceux qui nous regardent (CAC La Traverse, 2023), If you prick us, do we not bleed? (National Gallery, 2022), Return of the Beast (Imane Farès, 2021), Tales from the Riverbed (Clark House, 2018), From Fragment to Whole (Jönköping County Museum, 2018), Programme Satellite 10: Somniculus (CAPC Centre d’art contemporain de Bordeaux et Jeu de Paume, 2017), A Taxonomy of Fallacies: The Life of Dead Objects (Sursock Museum, 2016).
Son travail a été exposé, récemment, à l’Institut Valencià d’Art Modern (Valence), au Jameel Arts Center (Dubaï), à Para Site (Hong Kong), au MAXXI (Rome), au Centre Pompidou (Paris), à la 5e Biennale de Kochi (2023), à la 15e Biennale de Sharjah (2023), à la 59e Biennale de Venise (2022), à Manifesta 13 (Marseille, 2020), à la 5e Ural Industrial Biennial of Contemporary Art (Ekaterinbourg, 2019), à la 8e biennale internationale d’art contemporain de Melle (2018) ou encore à la 13e  Biennale de Sharjah (2017).
Ali Cherri a remporté le Lion d’argent pour sa participation à l’exposition internationale de la 59e Biennale internationale d’art contemporain de Venise en 2022.

 

 

Acteurs et actrices du monde de l’enseignement et du social

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Visuel : Ali Cherri, The Watchman, 2023 (capture-détail) © Ali Cherri.
Courtesy de l’artiste, Fondazione In Between Art Film et Galerie Imane Farès, Paris

  • MEXIQUE. Mexico. Jeux olympiques. Des athlètes américains manifestent contre la discrimination raciale des Etats-Unis en serrant le poing. L'athlète américain Lee EVANS, vainqueur du 400 m en 43,86

Les Jeux de Raymond Depardon

exposition monographique
15.06.2024 - 05.01.2025
Frac Bretagne, Rennes

 

En 165 photographies, le célèbre photographe reporter français Raymond Depardon retrace les 6 olympiades qu’il a couvertes entre 1964 et 1980.

 

En partenariat avec

Logo Les Champs libres

 

Dans le cadre de :

Logos EXPORAMA + Olympiade Culturelle 2024

 

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Les Jeux de Raymond Depardon 1964-1980

Un photographe emblématique regarde l’histoire à travers le sport

En 1964, Raymond Depardon est depuis quatre ans salarié en tant que photographe reporter pour l’agence Dalmas. Il est alors envoyé à Tokyo pour couvrir les Jeux olympiques d’été et fait ainsi ses premiers pas de photographe de sport. Essai gagnant puisqu’il officiera finalement durant 5 olympiades, jusqu’aux Jeux de Moscou en 1980.

Lors de ces événements, le célèbre photographe apprend que, pour saisir la beauté du moment, il faut le devancer. Ainsi parvient-il à immobiliser l’exploit, la force et l’émotion extrême : le désespoir de Michel Jazy après sa défaite à l’épreuve du 5 000 m à Tokyo (1964), la joie éclatante de Colette Besson remportant le 400 m à Mexico (1968), le légendaire triplé olympique de Jean-Claude Killy à Grenoble (1968), la grâce et la perfection de la gymnaste roumaine Nadia Comaneci à Montréal (1976)… des images désormais gravées dans l’histoire du sport.

Mais, porté par son expertise de grand reporter, Raymond Depardon fige d’autres instants, des faits historiques et dépassant largement le champ sportif : en 1968, il immortalise le poing levé des athlètes afro-américains à Mexico, puis en 1972, lors des Jeux olympiques de Munich, il est le témoin de la prise d’otage de la délégation israélienne. Le stade et l’histoire, la culture et le sport.

 

6 OLYMPIADES EN 165 PHOTOGRAPHIES

1964 JO d’été à Tokyo

20 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et ses dramatiques épilogues de Hiroshima et Nagasaki, le Japon s’ouvre au monde en accueillant les JO.

1968 JO d’hiver à Grenoble

Premières olympiades d’hiver organisées par la France, inaugurée par le Général de Gaulle et pendant lesquelles se démarque le jeune skieur Jean-Claude Killy.

1968 JO d’été à Mexico

Le poing levé des athlètes afro-américains sur le podium restera à jamais l’image de la lutte pour les droits civiques.

1972 JO d’été à Munich

Ces olympiades seront tristement marquées par la prise en otage de la délégation israélienne par le groupe armé révolutionnaire palestinien Septembre noir.

1976 JO d’été à Montréal

La jeune gymnaste roumaine Nadia Comaneci obtient 7 fois la note maximale.

1980 JO d’été à Moscou

Les olympiades sont boycottées par nombre de pays en réaction à l’invasion soviétique en Afghanistan.

 

Visuel bandeau : Raymond Depardon, Un athlète afro-américain lève le poing en symbole de la lutte contre la discrimination raciale aux États-Unis. Mexico, Mexique, 1968 (détail) © Raymond Depardon/Magnum Photos

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