Frac Bretagne – Site du Fonds régional d’art contemporain Bretagne2023-05-25T08:42:31+02:00
 
  • Pınar Öğrenci, Aşit (The Avalanche) 2022 © Pınar Öğrenci

Aşit (L’avalanche), 2022

Pınar Öğrenci
15.06 - 29.09.2024
Frac Bretagne, Rennes

 

Aşît, 2022

Pour son film Aşît (L’avalanche), réalisé pour la quinzième édition de la Documenta de Kassel en 2022, l’artiste est retournée dans la ville natale de son père, Müküs, un endroit préservé dans une région montagneuse du sud de Van. À la frontière turco-iranienne, cette ancienne capitale de la civilisation ourartienne et de la dynastie arménienne des Vaspuragan abrite aujourd’hui une population urbaine composée principalement de communautés kurdes.

Signifiant avalanche et désastre en kurde, le mot Aşît fait référence à la fois à la menace climatique qui déconnecte parfois ce village montagnard du reste du monde et à « Meds Yeghern » (Le grand désastre), le génocide arménien de 1915, événement tragique aujourd’hui encore contesté par l’État turc.

Au travers de récits oraux, d’archives photographiques et d’images captées dans la région, la cinéaste Pinar Öğrenci dévoile les traces et traumas laissés par le peuple arménien dans le paysage, les us et coutumes et les mémoires. Elle raconte les stratégies de survie quotidiennes de la population de Müküs sous la pression de l’État et de la religion.

Le film s’inspire également de la dernière nouvelle de Stefan Zweig, Le Joueur d’échecs (1941) – un thriller psychologique dans lequel les échecs jouent le rôle de mécanique de survie face au fascisme.

Si elle s’intéresse à Müküs, raconte-t-elle, « ce n’est pas seulement parce que c’est la ville natale de [son] père, mais aussi parce que ce village a été béni par de longues années d’isolement auto-imposé ; comme une rivière qui s’alimente elle-même, qui reste non polluée et claire… C’est un environnement de non-conflit favorisé par son isolement géographique, une oasis où le capitalisme sauvage et les appareils d’État sont entrés trop tard. En d’autres termes : une machine à remonter le temps, protégée par les montagnes. Mais cette machine peut aussi être envisagée comme une sorte de prison, celle-là même dont Stefan Sweig parle dans son récit ».

La cinéaste a choisi les chansons d’Hayrik Muradian, un musicien arménien qui a dû fuir Van en 1918, pour sublimer ce paysage impressionnant de tranquillité qui protège le village de Müküs.

L’artiste

L’artiste et cinéaste Pınar Öğrenci (1973, Van, Turquie) vit et travaille à Berlin.

Le déplacement, la migration, la survie et la résistance sont les pierres angulaires de ses films et installations. Ses œuvres sont inspirées par les histoires qu’elle entend, vit et documente dans différentes zones géographiques autour de la Méditerranée, de la mer Égée et de Berlin. Elles proposent une lecture décoloniale et féministe, à la croisée des enjeux sociaux, politiques et anthropologiques, des pratiques quotidiennes et des histoires humaines qui accompagnent les acteurs de la migration forcée.


Visuel : Pınar Öğrenci, Aşit (L’avalanche), 2022 (détail/capture), collection Frac Bretagne
© Pınar Öğrenci

  • MEXIQUE. Mexico. Jeux olympiques. Des athlètes américains manifestent contre la discrimination raciale des Etats-Unis en serrant le poing. L'athlète américain Lee EVANS, vainqueur du 400 m en 43,86

Les Jeux Olympiques 1964-1980

Raymond Depardon
15.06.2024 - 05.01.2025
Frac Bretagne, Rennes

 

En 165 photographies, le célèbre photographe reporter français Raymond Depardon retrace les 6 olympiades qu’il a couvertes entre 1964 et 1980.

 

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Alger. 2019. TDR Raymond Depardon / Magnum Photos

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Les mécènes de l’exposition

 

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Les Jeux Olympiques 1964-1980

Un photographe emblématique regarde l’histoire à travers le sport

En 1964, Raymond Depardon est depuis quatre ans salarié en tant que photographe reporter pour l’agence Dalmas. Il est alors envoyé à Tokyo pour couvrir les Jeux olympiques d’été et fait ainsi ses premiers pas de photographe de sport. Essai gagnant puisqu’il officiera finalement durant 6 olympiades, jusqu’aux Jeux de Moscou en 1980.

Lors de ces événements, le célèbre photographe apprend que, pour saisir la beauté du moment, il faut le devancer. Ainsi parvient-il à immobiliser l’exploit, la force et l’émotion extrême : le désespoir de Michel Jazy après sa défaite à l’épreuve du 5 000 m à Tokyo (1964), la joie éclatante de Colette Besson remportant le 400 m à Mexico (1968), le légendaire triplé olympique de Jean-Claude Killy à Grenoble (1968), la grâce et la perfection de la gymnaste roumaine Nadia Comaneci à Montréal (1976)… des images désormais gravées dans l’histoire du sport.

Mais, porté par son expertise de grand reporter, Raymond Depardon fige d’autres instants, des faits historiques et dépassant largement le champ sportif : en 1968, il immortalise le poing levé des athlètes afro-américains à Mexico, puis en 1972, lors des Jeux olympiques de Munich, il est le témoin de la prise d’otage de la délégation israélienne. Le stade et l’histoire, la culture et le sport.

6 OLYMPIADES EN 165 PHOTOGRAPHIES

1964 JO d’été à Tokyo

20 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et ses dramatiques épilogues de Hiroshima et Nagasaki, le Japon s’ouvre au monde en accueillant les JO.

1968 JO d’hiver à Grenoble

Premières olympiades d’hiver organisées par la France, inaugurées par le Général de Gaulle et pendant lesquelles se démarque le jeune skieur Jean-Claude Killy.

1968 JO d’été à Mexico

Le poing levé des athlètes afro-américains sur le podium restera à jamais l’image de la lutte pour les droits civiques.

1972 JO d’été à Munich

Ces olympiades seront tristement marquées par la prise en otage de la délégation israélienne par le groupe armé révolutionnaire palestinien Septembre noir.

1976 JO d’été à Montréal

La jeune gymnaste roumaine Nadia Comaneci obtient 7 fois la note maximale.

1980 JO d’été à Moscou

Les olympiades sont boycottées par nombre de pays en réaction à l’invasion soviétique en Afghanistan.

Les partenaires de l’exposition 

 

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Visuel bandeau : Jeux Olympiques de Mexico City, Mexique, 1968. Les athlètes américains manifestent contre la discrimination raciale en levant leur poing fermé. Ici Lee Evans, vainqueur du 400 mètres en 43,86 secondes.
© Raymond Depardon/Magnum Photos

  • Carte bretagne

Une traversée photographique en Bretagne

Parcours d'expositions
01.06 - 30.09.2021
Dans toute la région
Les structures partenaires : Chemins du patrimoine en Finistère (Les Balades photographiques de Daoulas et le
Domaine de Trévarez), Le Festival Photo L’homme et la mer – Le Guilvinec, Le Fonds Hélène & Édouard Leclerc – Landerneau, Centre d’art GwinZegal – Guingamp, Festival Photo La Gacilly, la ville de Vannes, Le Lieu de la photographie – Lorient, Les Champs Libres – Rennes, Frac Bretagne – Rennes

Une traversée photographique en Bretagne

Une traversée photographique en Bretagne est le fruit de la réunion de neuf structures artistiques qui partagent la même passion pour la photographie en région Bretagne. Ensemble, elles dessinent des parcours, récits et aventures pour découvrir ce que le territoire recèle de trésors photographiques contemporains.

Expositions monographiques, festival, collections bretonnes ou projets dans la ville, Une traversée photographique en Bretagne, ce sont de multiples propositions offertes cet été aux publics pour traverser la Bretagne par le prisme de la photographie.

Embarquez pour Une traversée photographique en Bretagne à Rennes, Guingamp, Daoulas, Landerneau, La Gacilly, Le Guilvinec, Vannes, Lorient…

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