Le Prix du Frac Bretagne – Art Norac est un dispositif de soutien au développement professionnel international des artistes participant au dynamisme de la scène de Bretagne porté par le Frac Bretagne grâce au soutien d’Art Norac, structure pour le mécénat du groupe Norac.

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Le Prix du Frac Bretagne – Art Norac

La Bretagne compte parmi les régions les plus riches dans le secteur des arts visuels. Son important vivier d’artistes est soutenu par un réseau d’actrices et d’acteurs très engagé.es sur l’ensemble du territoire. Si les opportunités offertes aux artistes de produire, d’exposer ou d’être collectionné.e.s ne manquent pas, le développement professionnel de leurs pratiques à l’international demeure une étape très difficile à franchir.

Le Frac Bretagne et Art Norac sont, de longue date, à travers des histoires différentes et complémentaires, engagés dans la construction d’un paysage artistique en Bretagne, avec l’attention constante de faire entrer ce que notre territoire recèle de talents et d’initiatives en résonance avec ce qui se joue ailleurs, aux échelons national et international.

En 2020, ils ont choisi d’unir leurs forces pour s’engager aux côtés des artistes en créant le Prix du Frac Bretagne – Art Norac. L’ambition de ce Prix est d’accompagner des créatrices et des créateurs de la scène artistique régionale vers une expérience à l’international afin de favoriser la professionnalisation de leur parcours hors de nos frontières.

Chaque année, une structure partenaire en Europe ou dans le monde, prête à accueillir l’artiste lauréat.e pour produire une exposition personnelle, est associée au dispositif.

 

Les finalistes du Prix du Frac Bretagne – Art Norac 2026 sont :

Lena Brudieux

Née en 1992 à Saragosse (Espagne),
vit et travaille entre Bordeaux et Toulon
Diplômée de l’ebabx – école supérieure des beaux-arts de Bordeaux et de l’école cantonale d’art de Lausanne (ECAL) en 2016, son travail a été montré dans plusieurs expositions collectives en France et en Belgique : notamment à la Fondation d’entreprise Pernod Ricard (Paris), au 62e Salon de Montrouge, à la galerie Florence Loewy (Paris), aux Beaux Arts de Paris, à la Brasserie Atlas (Bruxelles), au Hangar de la Mouture (Hyères). Lena Brudieux a été lauréate du prix Project Grant, Emerging Artists Scheme à Hong Kong et du programme Mondes Nouveaux du ministère de la Culture. Pour celui-ci, elle réalise le projet Open spaces exposé à l’Abbaye de Beauport (Paimpol, 2022). Elle a été en résidence à la Maison Artagon (Pantin, 2023) et au Port des Créateurs (Toulon, 2024). En 2025, elle présente sa deuxième exposition personnelle À deux mètres de mon lit, commissariat de Sarah Lolley au Port des Créateurs à Toulon. Son travail mélange photographie, vidéo, sculpture et installation.

Zoë Grant

Née en 1995 au Chili (de nationalité franco-américaine), vit et travaille entre Rennes et Marseille
Zoë Grant est diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (Ensba Lyon) en 2020. Elle a présenté des expositions individuelles au Fonds Carta (Marseille, 2024), et à monopôle (Lyon, 2022). Son travail a fait l’objet d’expositions collectives au CRAC Alsace (Altkirch, 2025), au Château de Servières (Marseille, 2024), à l’IAC Villeurbanne (2021). Son travail sera exposé dans le cadre de la résidence Generator à 40mcube (Rennes, 2026). Elle fait également partie des artistes résidents des ateliers d’Artagon Marseille en 2026-2027. À travers le prisme d’installations et de sculptures, elle aborde nos relations au bâti, en détournant les matériaux et standards de la décoration d’intérieur et de l’histoire du design.

Margaux Janisset et Maxence Chevreau

Né.es en 1996 à Écully (Rhône) et en 1995 à Nantes (Loire-Atlantique), vivent et travaillent à Brest
Margaux Janisset est diplômée en 2020 de l’ENSAPC (École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy). Maxence Chevreau est diplômé en 2018 de l’EESAB – Site de Quimper. En parallèle de leurs pratiques individuelles, Margaux Janisset et Maxence Chevreau initient en 2023 une pratique en duo à l’occasion de leur exposition à la galerie Le virage (Quimper). Leur travail a également été présenté au DOC! (Paris) et Cryptgame (Marseille). Elle et il puisent dans les lisières de leurs quotidiens, vivent ensemble, s’aiment, se promènent, observent les animaux et les plantes, explorent les périphéries. Leurs œuvres s’inscrivent dans un champ élargi du dessin et de la sculpture et agrègent des histoires diverses parfois contradictoires entre espaces sauvages et espaces anthropisés.

Nino Spanu

Né en 1997 à Reims (Marne), vit et travaille entre Rennes et Clermont-Ferrand
Diplômé de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole en 2021, il est membre du collectif Les ateliers et co-président de In extenso (Clermont-Ferrand), lieu d’art contemporain et éditeur de La belle revue. Il a été co-coordinateur de l’association Artistes en résidence de 2023 à 2025. Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles et collectives au CAP Saint-Fons (Lyon, 2026), Fondation Pernod Ricard (Paris, 2024), Goethe-Institut (Paris, 2023), Place des Arts (Montréal, 2020) et In extenso (Clermont-Ferrand, 2020). Il a réalisé des résidences à Triangle (New York) et au Performing Arts Forum (St-Erme-Outre-et-Ramecourt). Il est actuellement au sein du programme Generator porté par le centre d’art 40mcube (Rennes). Avec une pratique d’installation qui rassemble différentes techniques liées aux images dans leur mode de production et de diffusion, ses recherches s’articulent autour des notions d’impermanence, de trace et d’identité, tout en questionnant une matérialité des souvenirs.

Leurs œuvres seront présentées au Frac Bretagne du 20 juin au 20 septembre 2026 dans le cadre d’une exposition collective (commissariat : Camille Richert).

Pour cette 6e édition, le lieu partenaire est le TRAFO Center for Contemporary Art à Szczecin en Pologne, qui accueillera l’exposition monographique du ou de la lauréat.e en 2027.

TRAFO a ouvert ses portes en 2013. Il est situé à Szczecin, la capitale polonaise de la Poméranie.
Le programme de TRAFO comprend des expositions, des programmes de recherche et de résidence, des activités d’édition, des réunions, des concerts et des conférences.
Il comprend également un programme éducatif continu, destiné à différents groupes d’âge, leur présentant les questions liées à l’art contemporain.
TRAFO sert de plateforme de rencontre multifonctionnelle pour les artistes et le public, participant ainsi à son initiation aux outils de l’art en les plaçant dans divers contextes et relations transdisciplinaires. Les oeuvres visuelles interagissent avec la littérature, la musique, le théâtre, les sciences sociales et les nouvelles technologies.
TRAFO est un terrain d’expérimentation pour l’histoire de l’art. Il offre un espace dédié à l’expérimentation et à la démonstration du processus artistique ainsi qu’à la production et à la mise à l’épreuve des connaissances.

Photographie d'Elisa FlorimondElisa Florimond
Née en 1990. Vit et travaille à Paris et Zurich.

Née en 1995, vit et travaille à Aubervilliers.
Ses études d’art ont commencé par un BTS céramique industrielle à Olivier de Serres (Paris). Elle a ensuite suivi un double-cursus entre l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris dont elle est diplômée depuis 2021.
En 2020, elle participe à l’exposition Un plus grand lac aux Magasins généraux (Pantin). Elle expose à la galerie Mansart et aux Palais des Beaux-Arts (Paris, 2021). En 2022, avec le collectif curatorial Emploi fictif, elle présente sa première exposition solo Mains-bêtes à la galerie Confort mental (Paris). Ses installations étendue 01 et 02 étaient présentées à Poush (Aubervilliers) en 2022 et au centre d’art de l’Onde (Vélizy-Villacoublay, 2023). En 2024, elle présente systèmes complexes, exposition solo, dans la galerie le Grand Huit à Nantes. En 2025, elle suit la formation Generator qui se clôt par l’exposition Connecting the dots à 40mcube à Rennes.

Aux classifications, opposer des constellations. D’un côté, des catégories nettement séparées et hiérarchisées, de l’autre, un continuum de résonances et de correspondances entre entités a priori éloignées les unes des autres. Soit deux conceptions du monde, la première héritée de la modernité occidentale, qu’Elisa Florimond dissout dans la seconde, inspirée par des courants de pensée contemporains.
Nommées sous le titre générique d’étendues, ses installations sont composées de boîtes et de socles évoquant les vitrines des musées d’archéologie et d’histoire naturelle, à l’intérieur ou à la surface desquels se trouvent des reproductions en volume ou en 2D d’objets d’art préhistoriques ou antiques, aux formes humaines ou animales. Ainsi, fixés aux murs ou placés au sol, ces dispositifs de monstration empruntent aux codes de la taxonomie pour y introduire des systèmes de liaisons entre différents règnes, temps et espaces.
Aussi, les étendues de l’artiste se présentent-elles comme des microcosmes à la fois cohérents et ouverts à toutes sortes de ramifications. Se déploient ici des associations affectives et imaginaires, échappant à la rationalité analytique, comme moulées sur les processus de la mémoire et de la création. Processus au cours desquels les choses et leurs représentations changent d’échelles, se mêlent et infusent les unes dans les autres, labiles et plastiques comme l’est le savon dans lequel sont notamment taillées des mains – placées aux côtés desdites copies d’artefacts ou reproductions photographiques. Souvent associée à la préhension, voire à la domination, la main se fait ici douce et caressante, surface de contact entre soi et l’autre.

Texte de Sarah Ihler-Meyer

Le travail d’Elisa Florimond fera l’objet d’une exposition personnelle à la Röda Sten Konsthall à Göteborg en Suède, en juin 2026

Tania Gheerbrant

Tania Gheerbrant
Née en 1990. Vit et travaille à Paris et Zurich.

Elle est diplômée de l’EESAB – site de Rennes en 2014, puis de l’ENSBA-Paris en 2017. Son travail a été présenté dans diverses expositions collectives en institutions, notamment : au Palais de Tokyo, Paris (2024), à la Bally Foundation, Lugarno, Suisse (2023), à la Chapelle des Beaux-Arts de Paris (2022), au 66e Salon de Montrouge (2022) ; au Point Commun, Annecy (2021), à la Fondation Fiminco, Romainville (2021), au Palais des Beaux-Arts de Paris (2021), à la Panacée MoCo, Montpellier (2019), à La villa Radet, Paris (2019) ou à The Other Art Fair, Turin, Italie (2018).
Elle est lauréate de différentes bourses, programmes de résidences et prix, dont le Prix des Amis des Beaux-Arts, la résidence de la Cité Internationale des Arts ou des Ateliers Vivegnis International en Belgique.
Ses dernières oeuvres ont été commanditées par la Fondation Bally ou soutenues par le Palais de Tokyo et la DRAC Île-de-France.

Tania Gheerbrant s’intéresse à la question de la norme en santé mentale, en particulier à ce que la psychiatrie appelle l’« hallucination » auditive. Plutôt que de voir ce trouble comme un simple symptôme, elle l’envisage comme une perception du monde élargie.
Depuis deux ans, elle collabore avec le « Réseau des Entendeurs de Voix » (REV), une communauté née aux Pays-Bas en 1988 et active en France depuis 2011. Le REV permet aux personnes de partager leurs expériences et d’apprivoiser leurs voix sans recourir à l’enfermement ni aux médicaments. Ces cercles de paroles visent le « rétablissement » collectif.
Les recherches de l’artiste interviennent à une époque où le manque de personnel dans les hôpitaux contraint à l’utilisation des chambres d’isolement et à la multiplication des traitements psychotropes.
Dans l’exposition, Tania Gheerbrant déploie une grande fresque qui recompose les mots et les images du bulletin Gardes Fous, fondé par des psychiatres et des patient.es à Paris en 1974, et du fanzine canadien In a Nutshell créé par une association de patient.es en 1971.
L’artiste présente également le film Twin in the Clouds and Other Stories [Jumeaux dans les nuages et autres histoires], où elle réunit des témoignages sur l’entente de voix et le rétablissement. Un acteur se substitue à l’interviewé quand l’anonymat le requiert ; un.e chanteur.euse de cabaret reprend une chanson d’Hubert-Félix Thiéfaine réécrite par l’artiste ; des poèmes composés il y a plus de cinquante ans, lus par un entendeur et sa mère, résonnent dans la forêt.

Ilan Michel

Le travail de Tania Gheerbrant fait l’objet d’une exposition personnelle au Salzburger Kunstverein, Salzbourg, Autriche, en mai 2025.

Céline Le Guillou

Céline Le Guillou

Céline Le Guillou
Née en 1994, vit et travaille à Quimper et Courtils.

Céline Le Guillou a étudié à l’ESAAA d’Annecy, puis à l’EESAB-site de Quimper où elle obtient son diplôme en 2018. Attentive à ce qui se joue dans l’atelier, à l’acte de création en tant que tel, sa démarche est sous-tendue par l’attention donnée aux matériaux qu’elle mobilise. Ainsi, elle se perfectionne ensuite dans les techniques de la terre à l’Institut Européen des Arts Céramiques dans le Haut-Rhin. Elle poursuit avec plusieurs projets d’expositions, dont le programme de résidence Les Chantiers à Passerelle centre d’art contemporain à Brest ainsi que la résidence Minoterie21 dans le Morbihan.

Il y a dans la terre une source d’inspiration infinie, que des millénaires de création n’ont heureusement toujours pas su tarir. Elle était là, paraît-il, avant tout le reste, et restera là, dit-on, après tout. Céline Le Guillou en a pris son parti. Si la cohabitation ne dure qu’un long moment, autant le rendre agréable. Alors, de ses deux mains curieuses et passionnées, elle masse sa chère terre, la palpe, la berce et l’examine, la couve et fait monter la température jusqu’à trouver celle qui lui conviendra le mieux. Au sol, elle grouille en de petits monticules lisses qui empruntent leurs formes aux nuages, à un poids ou à une miche de pain, tout aussi prête à s’élever jusqu’au ciel, qu’à s’ancrer fermement sur le sol ou à remplir nos estomacs. Sur les murs, elle se mélange à l’eau, se transforme en peinture, liquide, vaporeuse, comme pour signifier les états qu’elle peut prendre lorsqu’elle est tranquillement retirée dans son four, à attendre que l’artiste vienne la récupérer.
Il y a dans la terre une source de mystère infinie ; chez Céline Le Guillou un appétit insatiable. Et les deux de se rencontrer avec délice. Il y a dans la terre un peu de tout ce qui l’entoure, l’habite et la recouvre, le temps de cette agréable cohabitation. Ce sont ces intrants et ces composants spontanés et presque magiques que l’artiste s’évertue à répertorier au fur et à mesure de ses manipulations, afin de trouver la recette qui saura relier le familier et l’inconnu dans un véritable lieu à soi.

Horya Makhlouf, critique d’art, médiatrice culturelle et historienne de l’art

Céline Le Guillou sera en résidence à l’Instituto Inclusartiz à Rio de Janeiro, Brésil en mars et avril 2024. À l’issue de cette résidence, son travail fera l’objet d’une exposition personnelle.

Fanny Gicquel
Née en 1992, vit et travaille à Rennes.

Diplômée de l’EESAB-site de Rennes en 2018, Fanny Gicquel est lauréate en 2021 du prix Marfa. Par ailleurs, son travail a fait l’objet d’expositions personnelles à la galerie Hua International à Berlin (2021), à Passerelle Centre d’art contemporain de Brest (2020) et à The left right Place à Reims (2020). Elle a notamment participé aux expositions collectives Art Souterrain à Montreal (2021), le 10e Prix de la Jeune Création de Saint-Rémy (2021) et Nanjing International Art Fair en Chine (2020).

Fanny Gicquel élabore des environnements mobiles et délicats à l’intérieur desquels le corps du spectateur ou de la spectatrice est invité à se déplacer. Ses installations apparaissent comme des microcosmes où les différents éléments entretiennent des relations d’interdépendance mutuelle.
Posés à même le sol ou suspendus au plafond, les objets de Fanny Gicquel, faits de verre, métal ou tissu, invitent au toucher et aspirent à créer une forme d’intimité avec le spectateur ou la spectatrice.
Ses œuvres existent ainsi en deux temps, celui de la contemplation et celui de la manipulation. Cela se manifeste aussi dans l’expérimentation avec des matériaux changeants comme la paraffine et la peinture thermosensible qui échappent à une forme définitive, évoquant l’impermanence et la multiplicité des choses qui nous entourent.
Les installations sont toujours accompagnées par des scénarios d’activation imaginés par l’artiste et joués par des performeur.euses. Ils et elles interagissent avec les objets de façon discrète, ou parfois presque imperceptible, jusqu’à créer des images proches du tableau vivant qui invite au ralentissement et à l’observation.
Pour sa nouvelle installation au Frac Bretagne dans l’exposition Les lézards, l’artiste dessine le contour d’un paysage mouvant et transitoire, habité par des sculptures qui entrent en relation directe avec l’architecture du lieu qui les reçoit.
Agencées harmonieusement dans l’espace, les œuvres créent une nouvelle syntaxe permettant aux différents matériaux de communiquer subtilement entre eux et de dialoguer avec le corps du spectateur et de la spectatrice.

Elena Cardin, commissaire de l’exposition

Son travail fait l’objet d’une exposition personnelle au Temple Bar Gallery + Studios (TBG+S), Dublin, Irlande du 19 mai au 2 juillet 2023.

Corentin Canesson
Né en 1988, vit et travaille à Brest et Paris.

Diplômé de l’EESAB-site de Rennes en 2011, il a participé au 21e Prix de la Fondation d’entreprise Ricard Le Fil d’Alerte. Son travail a notamment fait l’objet d’expositions personnelles présentées à la galerie Sator (2020), à la galerie Nathalie Obadia (2018), au Crédac – Centre d’art contemporain d’Ivry-sur-Seine (2017) et à Passerelle Centre d’art contemporain de Brest (2015).

Corentin Canesson pratique la peinture comme on ferait la reprise d’un standard de musique. Conscient de l’histoire du médium, il creuse parallèlement une veine abstraite et une veine figurative qui voient ressurgir des références plus ou moins appuyées ou dissimulées aux toiles de Bram Van Velde ou Philip Guston.

Les « motifs » qui habitent ces séries sont à entendre ici au sens de « prétextes » pour (continuer à) peindre. Ce sont les paroles d’une chanson de Yo La Tengo, la couleur de la couverture d’un livre, un oiseau au long bec qui constituent souvent le point de départ de séries au long cours. Jamais complètement terminées,
elles continuent de se développer sur des années, intégrant des variables comme le format de la toile ou le budget de l’exposition.

Pour Mauve Zone (exposition des finalistes du Prix du Frac Bretagne – Art Norac 2021), des tableaux réalisés entre 2010 et 2017 côtoient ainsi des toiles fraîchement peintes sur place, au sein d’une triple frise. Cet accrochage sans unité de temps, ni chronologie, est comme une « rétrospective en cours » soulignant la permanence étrange qui opère dans le travail de Corentin Canesson où les plus anciennes toiles sont régulièrement remises en jeu, où les séries abstraites côtoient de près le travail des figures. Espace poreux à la musique, le travail pictural de Corentin Canesson va de pair avec sa pratique de guitariste au sein du groupe de rock expérimental The Night He Came Home. Sans contour défini, cette formation constitue un autre espace collaboratif enregistrant et performant aux côtés d’autres artistes.

Son travail a fait l’objet d’une exposition personnelle au Visual Arts Center d’Austin aux États-Unis du 28 janvier au 12 mars 2022.

+ Plus d’informations sur l’exposition

 

 

Art Norac, mécène du Prix

Rendre accessible l’art contemporain à toutes et tous, en tant que vecteur culturel et facteur de cohésion social, tel est l’objet du Fonds de dotation Art Norac, structure pour le mécénat du groupe Norac Foods.

Norac Foods a choisi de faire du mécénat en art contemporain en Bretagne, un axe majeur de son engagement sociétal.

Créée en 2005 par Bruno Caron, Fondateur du groupe, la structure soutient la création contemporaine et participe à sa diffusion auprès du grand public, comme des collaborateurs et collaboratrices des entreprises du groupe Norac.

Pour le groupe, Art Norac constitue un moyen de participer à la vie de la société et d’encourager toute action d’intérêt général dans le domaine artistique et culturel, notamment à Rennes, où est situé le siège social du groupe depuis de nombreuses années. Art Norac soutient depuis régulièrement des structures et des évènements publics et privés dans le domaine de l’art contemporain en Bretagne (Frac Bretagne, 40mcube, Master Métiers et arts de l’exposition de l’Université Rennes 2, Archives de la Critique d’Art, Festivart à Saint-Briac, APM-Résidences d’artistes (Les Ateliers du Plessix-Madeuc),…).

 


Visuel : Léna Brudieux © Pierre Saladin / Zoé Grant © Juliette Fanget / Margaux Janisset & Maxence Chevreau © Cléo Robert / Nino Spanu © Juliette Fanget