Expositions2022-05-16T12:18:39+02:00

Expositions à venir

  • Livres d’artistes : la pratique du gratuit, exposition de livres d'artistes dans le cadre du Rendez-vous à Saint-Briac 2022

Rendez-vous à Saint-Briac | Livres d’artistes : la pratique du gratuit

Exposition collective
26.05.2022 - 29.05.2022
Rendez-vous à Saint-Briac

Livres d’artistes : la pratique du gratuit

Du 26 au 29 mai 2022, le Frac Bretagne participe à Rendez-vous à Saint-Briac.

Certains des artistes envisagent l’édition comme une œuvre, lui permettant une diffusion en grand nombre et à un prix modique, voire gratuitement. Ils-elles n’ont de cesse d’imaginer de nouveaux moyens de rendre accessibles leurs productions : photocopie, carte postale, revue, flyer, affiche …
Cette exposition propose de porter un regard transversal sur la collection d’éditions d’artistes du Frac Bretagne et de découvrir tout un territoire de liberté et d’indépendance de la création.

Les artistes

Virginie Barré, Iain Baxter & N.E. THING CO, Olivier Bertrand, Alain Bizeau, Christian Boltanski, Claude Closky, Jocelyn Cottencin, Robert Crumb, Jil Daniel, documentation céline duval, Julie C. Fortier, Hamish Fulton, GILBERT & GEORGE, Jérémie Gindre, Thomas Hirschhorn, Damien Hirst, Frédéric Laé, Richard Long, Valérie Mréjen, Hermann Pitz, Galaad Prigent, Pôle-Fromage, Ed Ruscha, Alain Séchas, Yann Sérandour, Nicolas Simarik, Dayanita Singh

Les Halles, Place Tony Vaccaro
35800 Saint-Briac

Entrée libre.

Exposition présentée dans le cadre de Rendez-vous à Saint-Briac :

Après deux années de privation d’offres culturelles et artistiques, Rendez-vous à Saint-Briac revient avec une nouvelle proposition, destinée au grand public. Le parcours d’art contemporain proposé par l’association festivart prend, en 2022, la forme d’un Salon du dessin et de l’édition d’artistes. Une quinzaine de galeries, lieux d’art et associations artistiques accueilleront le public du 26 au 29 mai dans différents lieux du village : le Presbytère, les Halles, la Vigie, la Galerie des petits carreaux au Grand Vaupiard et dans le parc du Nessay.

Rendez-vous à Saint-Briac est un événement organisé par l’association briacine Festivart en partenariat avec la Commune de Saint-Briac-sur-Mer.

+ Tout le programme


Crédit photo : Frac Bretagne.

Par |17 février 2022|Catégories : Expositions à venir|Tags: , , , , |0 Commentaire
  • Visuel : Marc Camille Chaimowicz, Celebration ? Realife Revisited (détail), 1972-2000. Collection Frac Bourgogne © Marc Camille Chaimowicz. Crédit photo : André Morin. Exposition Pas sommeil

Pas sommeil

Exposition collective
11.06.22 - 18.09.22
Les Champs Libres, Musée des beaux-arts, Frac Bretagne, Rennes

Dans le cadre de

Mis en œuvre par la Ville de Rennes et Rennes Métropole, Exporama, le rendez-vous annuel de l’art contemporain, propose aux publics un parcours urbain valorisant les multiples initiatives rennaises en matière d’art contemporain.

Pas sommeil

La fête dans tous ses états

L’exposition Pas sommeil propose d’envisager l’été 2022 comme le crépuscule de cette pandémie qui nous aura interdit de nous livrer aux formes d’errance entre chien et loup que nous affectionnons tant et qui sont profondément ancrées dans l’ADN rennais. L’été 2022 serait ainsi le (grand) soir au cours duquel sont de nouveau possibles les transgressions porteuses de la convergence collective, de la rencontre créatrice de sens et de formes.

L’exposition se veut ainsi ouverte, festive, poétique, généreuse mais aussi contemplative, revêche et militante. Elle évoque la fête dans son acception élargie – du rassemblement populaire impromptu au dancefloor, de la kermesse de village au concert de rock, de la rave techno à la culture queer… – en réunissant des pratiques artistiques de tous horizons. La fête est envisagée comme le lieu de la réjouissance autant que celui de la résistance, de la revendication sociale, identitaire et culturelle, celui du spectaculaire comme de l’intime.

En investissant l’univers de la fête, les œuvres présentées invitent le public à vivre une expérience singulière, collective ou individuelle, interpellant leurs sens, incitant à l’interaction avec les dispositifs proposés et à la mise en mouvement de leur corps. Les esthétiques, les ambiances, les signaux, les dispositifs extraits du monde festif sont transposés et mis au service des œuvres d’art, avec une bonne dose d’humour à la fois jubilatoire et pleine de dérision.

Le public est libre de découvrir les trois volets de l’exposition au Musée des beaux-arts, aux Champs Libres et au Frac Bretagne selon l’ordre qu’il souhaite, en construisant son itinéraire. Dans chacun des lieux, le parcours interroge différents aspects et enjeux de la fête, faisant se croiser les lignes de force qui traversent toute l’exposition.

LES ARTISTES

Marina Abramović, Boris Achour, Diane Arbus, Davide Balula, Marc-Camille Chaimowicz, Clément Cogitore, Zuzanna Czebatul, Edith Dekyndt, Rineke Dijkstra, Sylvie Fleury, Ceal Floyer, John Giorno, Nan Goldin, Dominique Gonzalez-Foerster, Andreas Gursky, Keith Haring, Julie Hascoët, William Kentridge, Yarema Malashchuk & Roman Khimei, Bernhard Martin, Jean-François Monier, Tania Mouraud, Mark Neville, Vincent Olinet, Christodoulos Panayiotou, Cécile Paris, Tony Regazzoni, Delphine Reist, Georgina Starr, Agnès Varda, Piotr Uklański, Bárbara Wargner & Benjamin de Burca, Gillian Wearing.

Une exposition collective proposée par le Frac Bretagne, le Musée des beaux-arts de Rennes et les Champs Libres.

 
Logo Musée des beaux-arts de Rennes
Logo Les Champs libres
 

Visuel : Marc Camille Chaimowicz, Celebration ? Realife Revisited (détail), 1972-2000. Collection Frac Bourgogne © Marc Camille Chaimowicz. Crédit photo : André Morin. 

Par |17 février 2022|Catégories : Expositions à venir, Expositions à venir|Tags: , , , , |0 Commentaire
  • Jean Jullien Paper People

Les pas

Jean Jullien
02.07 - 18.09.2022
Clohars-Carnoët

 

Exposition organisée en partenariat avec

 

Avec le soutien de

Les pas

Reconnu internationalement pour ses illustrations produites pour des commanditaires prestigieux comme The New York Times, le Centre Pompidou, Les Inrocks, The Guardian, RCA Records, National Geographic ou encore Le Grand Palais, le Breton Jean Jullien développe depuis plusieurs années un commentaire graphique du monde contemporain aussi amusé qu’acerbe.

Peuplé de ceux qu’il appelle ses Paper people (personnes en papier), l’univers de Jean Jullien puise autant dans la culture populaire de cet enfant des années 1980 que dans l’histoire de l’affichisme – de Ungerer à Savignac. Plus récemment, il est retourné sur la côte sud-finistérienne de son enfance pour s’adonner à la peinture. De Lesconil à la Torche, il y observe dunes, bateaux et surfeurs, avec tout le génie du trait qu’on lui connaît en donnant le sentiment de vouloir échapper à la schizophrénie du commentaire de presse pour coucher le temps long sur la toile.

Pour son exposition personnelle Les Pas à Clohars-Carnoët, Jean Jullien investit la station balnéaire du Pouldu où se sont installés à la fin du XIXe siècle certains héros de l’Ecole de Pont-Aven.

Un de ses Paper people quitte la feuille de papier pour construire en volume et à échelle humaine un voyage sur les pas de ses illustres prédécesseurs. On le découvre ainsi attablé à la Buvette de la Plage où les peintres séjournèrent, tenue à l’époque par Marie Henry (aujourd’hui reconstituée à l’identique à la Maison Maison-Musée Gauguin), allongé sur la plage des Grands Sables dont les paysages et la fameuse lumière les inspirèrent tant ou encore au travail, pinceau à la main, dans la Chapelle Saint-Jacques, transformée en atelier d’artiste.

Cette fiction artistique à travers le village se poursuit à La Longère par une une présentation retraçant l’histoire des Paper people dans la pratique de Jean Jullien.

Découvrez le travail de l’artiste : jeanjullien.com
Evénement organisé en partenariat avec la Ville de Clohars-Carnoët.


Visuel : Paper people © Jean Jullien

Par |4 janvier 2022|Catégories : expositions, Expositions à venir|Tags: , , , |0 Commentaire
  • Elsa Tomkowiak, détail Albédo Paysage, 2018. Vue de l 'exposition au Centre d'Art Contemporain de Pontmain. © Adagp, Paris 2022 – Crédit photo : Guillaume Ayer

Festival Air de fête 2022

Elsa Tomkowiak
09.07 - 18.09.2022
Saint-Briac-sur-mer

 

Festival Air de fête 2022

Dans les rues de Saint-Briac cet été, le Frac Bretagne et la commune proposent une nouvelle expérience artistique à ciel ouvert. Dans une dynamique d’immersion toujours renouvelée, le pavoisement de drapeaux s’accompagne de nouvelles surfaces d’affichage mural et plongent l’espace public sous une vague colorée : les rues et ruelles du village accueillent le travail d’Elsa Tomkowiak. Avec rythme, force et volupté, l’artiste s’empare des teintes les plus vives, joue de leurs vibrations et déploie pour les visiteuses et les visiteurs une expérience sensorielle inédite.

L’artiste

Elsa Tomkowiak
Née en 1981, vit et travaille à Douarnenez.

« Dès ses premières années à l’école d’art, Elsa Tomkowiak conçoit la peinture comme un fait spatial. C’est-à-dire comme une pratique dynamique d’expansion de la couleur dans l’espace. La priorité est à la couleur. Aux couleurs, et à leur déploiement. Cette conception ignore d’emblée les frontières entre la peinture et la sculpture, puisque la peinture est, de facto, volume. (…)

Son exploration est un bain de couleurs une immersion dans la composition. On s’y sent happé, attiré, mais libre comme dans une forêt. La peinture nous enveloppe sans nous submerger. Nous pénétrons dans un spectre puissamment articulé, dont les éléments se donnent tour à tour puis se réajustent entre eux. A chaque pas, nous décomposons et recomposons le tableau. Ou plutôt à chaque pas, le tableau se défait et se reforme autour de nous. La peinture respire, vit dans notre mouvement. (…)

La couleur, comme la voix sont indissociablement liées au corps. C’est une pulsion organique, passé un instant par le filtre de la raison et du calcul pour trouver la justesse de sa tessiture et de sa structure. L’énergie ainsi libérée ne conduit pas au chaos. C’est pourquoi le déchaînement coloré des installations d’Elsa Tomkowiak n’est jamais une tempête. C’est une énergie folle insufflée dans une structure audacieusement ordonnée. Festives et méthodiques ses compositions obéissent à des systèmes rigoureux, mais elles ouvrent à des modalités inédites qui maintiennent la pratique de la peinture dans une voie constamment jubilatoire. »

[Expansion de la couleur, Hubert Besacier, 2012 (extraits)]

Découvrez le travail de l’artiste sur ddabretagne.org

Une exposition organisée en partenariat par le Frac Bretagne et la commune de Saint-Briac

Accès gratuit. Dans les rues du centre-bourg


Visuel : Elsa Tomkowiak,  Albédo Paysage (détail), 2018. Exposition au Centre d’art contemporain de Pontmain © Adagp, Paris 2022 – Crédit photo : Guillaume Ayer

Par |4 janvier 2022|Catégories : expositions, Expositions à venir|Tags: , , , |0 Commentaire

Expositions en cours

  • Visuel : Le bal © EESAB – Site de Rennes

Pourvu qu’on ait l’ivresse | Volet 3

Les étudiant.es de l'EESAB - Site de Rennes
30.04 - 18.09.2022
Frac Bretagne, Rennes

 

Pourvu qu’on ait l’ivresse | Volet 3

Pourvu qu’on ait l’ivresse est un projet par des étudiant·es en art, design et design graphique de l’EESAB – Site de Rennes, sous la coordination de leurs enseignant·es Julie Fortier, Hilary Galbreaith, Raphaële Jeune, Luc Larmor, Jean-Simon Roch, Charlotte Vitaioli, en collaboration avec le Frac Bretagne.

Un laboratoire artistique et pédagogique de l’EESAB – Site de Rennes

En 1958, le tout jeune cinéaste Jean-Daniel Pollet plaçait sa caméra au cœur d’un dancing pour y dresser le portrait tendre et drôle d’une humanité en quête d’amour et de plaisir. Cela donnait son premier chef d’œuvre, Pourvu qu’on ait l’ivresse. En 2022, reprenant ce titre, l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes s’empare du thème de la fête pour renouer avec ce besoin fondamental de la vie collective. Du bal populaire à la free-party, de la célébration publique au carnaval, du festival à la soirée entre ami.es, la fête est un rituel de débordement et de proximité qui cimente la communauté en modifiant et en intensifiant les relations qui la traversent, mais aussi, souvent, en renversant les valeurs et en transgressant les normes sociales. Si la pandémie ne nous laisse pas encore la liberté de festoyer, les étudiant.es de l’EESAB se proposent de reconquérir ardemment l’esprit de la fête à travers des créations plastiques qui donnent forme à ses excès, ses éclats et ses traces. Vidéos, photographies, sculptures, affiches, peintures, objets et productions radiophoniques trouveront leur place au Frac Bretagne, dans Le Canyon et sur Le Mur du Fonds, au gré de quatre volets consécutifs, entre le 20 janvier et le 18 septembre 2022. 

Volet 3 : Le Bal

« Dans le prisme des médiums dessin et vidéo, les étudiant.es de 2e année, option Design Graphique et Art, de l’EESAB, site de Rennes, ont travaillé tout au long de l’année sur la création d’un bal.Une fête, que l’on aimerait voir se dérouler chaque année telle une exposition à ciel ouvert, ou comme un support de production au langage singulier.

À la lisière des arts appliqués, du spectacle, de l’architecture et des beaux-arts, nous l’envisageons comme un carrefour pluridisciplinaire, une plateforme d’échange. Cette année, nous nous sommes intéressé.es à la danse dans l’histoire des arts plastiques, aux fêtes du Bauhaus* et bien sûr aux bals des Quat’z arts** qui occupent une place privilégiée dans la longue chronique des fêtes parisiennes du XXe siècle. Nous avons suivi les traces de ces manifestations éphémères en étudiant les menus de banquets, les photos de parades, les décors, et plus particulièrement les costumes réalisés par ces avant-gardes.   

Inspirante, Sonia Delaunay dit en 1924 à propos du ballet dadaïste Relâche dont la musique est d’Erik Satie : « Est-il un morceau d’anti-art ? Un anti-ballet ? Il est surtout un hymne à la vie moderne débarrassé des conventions » ; « C’est le bonheur des instants sans réflexion » ajoute Francis Picabia, auteur de cette pièce.

Notre projet est un lieu de recherche pluriel, une matière à penser contre l’ennui et la morosité, une manifestation pour la joie, une promesse pour des jours meilleurs, et enfin un événement visant à réintroduire le bal à l’EESAB. »

Enseignant.es et étudiant.es de 2e art et design graphique de l’EESAB site de Rennes.

Oskar Schlemmer, artiste lié au Bauhaus, avait cette phrase magnifique, « Que la fête soit une nouvelle façon pour l’homme de se projeter dans un avenir positif ».

* Bauhaus : école allemande d’architecture et des arts et métiers ouverte de 1919 à 1933 dont les enseignements faisaient cohabiter les arts plastiques, l’artisanat et l’industrie. Enseignant.es et élèves mettaient l’art au service de la construction d’une société nouvelle, créant des passerelles entre l’art et la vie quotidienne, dont des moments de fête.

** Bals des Quat’z arts : était une grande fête organisée par les étudiant.es de l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris qui se déroulait tous les ans de 1892 à 1966. Les participant.es étaient costumé.es, elles et ils faisaient des parades, des danses, un banquet. Cet évènement pouvait être sujet à des polémiques.


Visuel : Pourvu qu’on ait l’ivresse, le bal, salle de la Cité, Rennes, 27 avril 2022 © Maëlle Tiret, EESAB – Site de Rennes

Par |4 janvier 2021|Catégories : expositions en cours|Tags: , , |0 Commentaire
  • Giuseppe Penone, Sentier de charme, 1986 Collection Frac Bretagne © Adagp, Paris 2022 Crédit photographique : Florian Kleinefenn

Sculptures du domaine de Kerguéhennec

14.03- 31.05.2022
Grilles de l'ancien Tribunal, Pontivy

  

En partenariat avec

Logo Région Bretagne

  

Invitation à la découverte du parc de sculptures de Kerguéhennec

Situé à une trentaine de kilomètres de Pontivy, le Domaine de Kerguéhennec est un écrin de nature au service de l’art et de celles et ceux qu’il passionne.

L’histoire de la collection du Frac Bretagne est intimement liée à celle de ce parc de sculptures, qui constitue dès le début des années 1980 un magnifique terrain de jeu pour des artistes de renommée internationale.

Leurs expérimentations sont exemplaires d’une certaine idée de la culture en Bretagne construite sur les dialogues entre patrimoine historique et création contemporaine, entre identité régionale et ouverture vers l’ailleurs.

Jusqu’au 31 mai 2022, la Région Bretagne et le Frac Bretagne proposent, sur les grilles de l’ancien Tribunal de Pontivy, de découvrir certaines œuvres emblématiques du parc pour susciter l’envie de poursuivre l’aventure au Domaine de Kerguéhennec à Bignan.

Les artistes

François Bouillon
Etienne Hajdu
Harald Klingelhöller
Richard Long
Giuseppe Penone
Jean-Pierre Raynaud
Ulrich Rückriem
Keith Sonnier

Plus d’informations sur les sculptures du Domaine de Kerguéhennec


Visuel bandeau : Giuseppe Penone, Sentier de charme, 1986. Collection Frac Bretagne © Adagp, Paris 2022. Crédit photo : Florian Kleinefenn.
Visuels carrousel : Vues de l’exposition. Crédit photo : Région Bretagne.

Par |21 mai 2021|Catégories : expositions, expositions en cours|Tags: , , |0 Commentaire

En permanence

  • Le Pédilove Frac Bretagne © Jérôme Sevrette

Le Pédilove

Anaïs Touchot
Installation permanente
Frac Bretagne, Rennes

Le Pédilove

Vous connaissez les pédiluves, ces petits bassins où l’on hésite à se tremper les pieds ? Mais connaissez-vous les « love room », et les « love hôtels » ?

Le Pédilove est un peu des deux et d’autres choses aussi : le bar à siestes, le salon zen, l’espace collectif d’un foyer, la maison peuplée de meubles et d’objets récupérés, le chantier de construction…

Cette installation d’Anaïs Touchot (née en 1987 à Dinan), située dans le Canyon du Frac Bretagne, est maintenant le lieu où le public est invité à chiller, lire, écouter, griffonner, se cacher, discuter… au milieu des barricades/palissades et des tatamis et avec la complicité du service des publics du Frac, qui a imaginé des dispositifs interactifs pour l’occasion. Le Pédilove propose un espace de flânerie, incite les corps à adopter une attitude un peu molle, d’attente, de lascivité. Des paroles peintes sur des tissus, des tables, des pancartes, jouent avec des expressions tirées de tutoriels d’hypnose, de méditation, de coaching et ajoutent une strate « fortune cookies » (biscuit chinois) à cet environnement artificiel.

En inventant un lieu empruntant aux codes de multiples lieux, Anaïs Touchot poursuit son travail de « bâtisseuse » ou de « démolisseuse » d’espaces partagés, revendiquant une place importante au temps de production des formes où elle détourne la massivité des matériaux de tout effet de solennité. Un esprit de dérision plane d’ailleurs dans les titres de ses dernières œuvres : « J’y laisserai ma vieille peau », « Gloire Boueuse », « Perdue Chatte », « Travailleur de beauté ». Ces installations font intervenir les slogans et les phrases à la mode, comme une manière de s’ancrer dans une banalité partagée, qui nivelle les hiérarchies, qui rapproche l’art du salon de beauté, du match de football, du bar à chats. « Relaxez-vous tout ira bien ».

Le Canyon

L’espace dit du « puits de lumière » s’est transformé en 2019 en « canyon », espace hybride entre plateforme d’expérimentation artistique et espace pédagogique. Il est habité par l’installation praticable « le Pédilove » d’Anaïs Touchot. C’est un lieu convivial et modulable qui favorise le débat et l’expérience collective comme individuelle – il est équipé de tables, d’assises, de ressources documentaires, etc.

ACTU : Du 20 janvier au 18 septembre 2022, Pourvu qu’on ait l’ivresse, un laboratoire artistique et pédagogique dédié à la fête de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes investit le Canyon !


Visuel : Vue du Pédilove, Anaïs Touchot , 2019, Frac Bretagne, Rennes. Crédit photo : Jérôme Sevrette.

Par |11 janvier 2020|Catégories : Installation permanente|0 Commentaire
  • Peter Friedl Untitled (Corrupting the Absolute) (Sans titre (Corrompre l'absolu)), 2000 FNAC 02-773 Centre national des arts plastiques © Peter Friedl Crédit photo : Galerie Erna Hécey (Luxembourg)

Untitled (Corrupting the Absolute)

Peter Friedl
Frac Bretagne, Rennes

Peter Friedl Untitled (Corrupting the Absolute)

D’origine autrichienne et installé à Berlin, Peter Friedl (1960- ) est un artiste majeur de la scène artistique internationale.
Ayant commencé au début des années 80 comme critique de théâtre avant de se consacrer aux arts plastiques, il conserve un attachement fort à cette discipline. En témoignent ses expositions construites comme de véritables décors, avec ou sans changement de plateaux selon l’envergure du contexte.
En quête de nouveaux modèles de narration, ses projets explorent la construction de l’histoire et des concepts dans une organisation contextuelle toujours spécifique, mais cependant alimentée par de grands sujets récurrents comme l’enfance, l’Histoire, la politique, la sociologie, les animaux. Avec humour et ironie, l’artiste pointe les impasses de la modernité, entre utopies d’hier et compromis d’aujourd’hui.
Les références foisonnantes contenues dans ses œuvres et les moyens divers dont l’artiste fait usage pour les exprimer (dessin, vidéo, photographie, installation, etc.) constituent un corpus dense, mêlant la suggestion d’une histoire personnelle à celle d’une histoire collective. Ainsi, son travail s’appréhende-t-il difficilement de façon instantanée, mais s’envisage de manière dynamique. L’artiste explique chercher l’ambigu, la confusion et en aucun cas la clarté d’une lecture immédiate. Il revendique d’ailleurs en 1998 que « le malentendu fait partie de la compréhension ».

Untitled (Corrupting the Absolute) est une œuvre composée de lettres manuscrites en néon rouge.
Elle retranscrit une référence, consignée par l’artiste dans un des nombreux carnets de notes qui l’accompagnent dans son quotidien d’observateur attentif, empruntée à l’essayiste et critique rock américain Greil Marcus1. Figure de la culture underground, Greil Marcus* aime à souligner les oppositions et les forces contraires qui bâtissent le génie d’un artiste, tout comme Peter Friedl revendique les analogies autant que les écarts et les ruptures qui provoquent le vertige.
« Corrompre l’absolu » s’impose comme une injonction abstraite pour rappeler, s’il en est, que l’art n’apporte pas de réponses, il nous pousse à nous interroger avant tout.
Présentée dans le hall d’accueil, cette pièce sonne ainsi comme une introduction à la philosophie défendue par le Frac Bretagne.

*Corrupting the Absolute est le titre d’un chapitre de l’ouvrage non-traduit In the Fascist Bathroom: Punk in Pop Music, 1977-1992 écrit par Greil Marcus en 1993.


Visuel : Peter Friedl Untitled (Corrupting the Absolute), 2000 FNAC 02-773 Centre national des arts plastiques © Peter Friedl – Crédit photo : Galerie Erna Hécey (Luxembourg)

Par |22 octobre 2021|Catégories : collection, Installation permanente|0 Commentaire
  • En coulisses, Frac Bretagne

En coulisses

Collection
Frac Bretagne, Rennes

En coulisses

Oui ! Il y a des coulisses au Frac, l’accrochage est surprenant, n’est-ce pas ?

Ces hauteurs, les échos visuels entre les tableaux, les photographies sont en effet étonnants. Peut-être le savez-vous déjà, mais cette collection est la vôtre, enfin, elle est un bien commun qu’une équipe de professionnel.le.s se charge de soigner et de diffuser afin que dans des décennies, on puisse encore la comprendre et l’apprécier.
La collection du Frac Bretagne rassemble des œuvres d’artistes de différentes générations, et de nombreuses scènes locales, régionales et internationales. L’abstraction forme l’un des socles historiques de la collection qui se déploie également autour d’axes thématiques : les œuvres en relation avec la nature, celles qui questionnent le statut de l’image contemporaine, celles qui témoignent de leur époque, ainsi que de grands ensembles monographiques.
Dans cette réserve, les œuvres reprennent leur souffle avant de repartir dans des expositions et des projets participatifs, les Frac sont en effet les collections publiques les plus diffusées de France. Ce principe de mobilité définit ces institutions comme d’indispensables acteurs d’une politique d’aménagement du territoire visant à réduire les disparités géographiques et sociales dans l’accès à la culture et ainsi à faciliter la découverte de l’art contemporain par les publics les plus diversifiés.
Pour vous, le Frac a préparé des voix à écouter, celles d’une hôtesse de bord improbable, fine connaisseuse des problématiques de conservation, de témoins racontant leurs souvenirs des œuvres que vous pouvez apercevoir, de régisseurs connaissant la collection mieux que personne, d’œuvres qui se parlent entre-elles… et enfin, celles du public avec lequel le Frac monte de nombreux projets dans toute la région et qui les ont accueillies dans leur structure, établissement, entreprise.


Visuel : En coulisses, Frac Bretagne, Rennes (détail), 2021. Crédit photo : Aurélien Mole.

Par |12 janvier 2020|Catégories : collection, Installation permanente|0 Commentaire
  • Laurent Duthion, Xylocus (version portable), 2005 (détail). Jardin de la Drac Bretagne, Rennes. Crédit photo : Frac Bretagne.

Xylocus (version portable)

Laurent Duthion
Jardin de la Drac Bretagne, Rennes

Xylocus (version portable), 2005

Poète expérimentateur, chercheur, sculpteur, sorte de Géo Trouvetout, Laurent Duthion relève de toutes ces catégories. Ses propositions croisent les champs de l’art et de la science : masque olfactif, recettes à base de molécules, caméra musculaire montée sur un vélo ou encore culture de tomates carrées.

En 2004 dans le cadre d’une commande de la ville de Rennes, il plante dans le Jardin du Séchoir, le long du canal Saint-Martin, deux tilleuls rares dont certaines branches sont sculptées en forme d’objets du quotidien.

Usant du même procédé, Laurent Duthion conçoit ensuite le Xylocus (version portable), olivier en pot, partiellement sculpté lui aussi. Pinceaux, crayons, brosses, pinces à linge émergent du feuillage tel d’improbables fruits.

Cette œuvre aborde les questions contemporaines liées à la génétique et à l’écologie tout en puisant dans la grande tradition du merveilleux associée à l’arbre dans l’imaginaire collectif.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

Jardin de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bretagne
6 Rue du Chapitre, 35000 Rennes

  


Visuel : Laurent Duthion, Xylocus (version portable), 2005 (détail). Jardin de la Drac Bretagne, Rennes. Crédit photo : Frac Bretagne.

  • Sophie Calle, Ici reposent des secrets, 2014

Ici reposent des secrets

Sophie Calle
Cimetière de la chapelle de Burthulet, Saint-Servais

Ici reposent des secrets, 2014

Artiste plasticienne, écrivaine et réalisatrice française, Sophie Calle nous entraîne d’œuvre en œuvre dans une spirale consignée dans l’espace et le temps, où l’individu s’inscrit dans un lieu et à un moment donné. Promenades, filatures, enquêtes, voyages sont autant de formes que prennent ses différentes propositions.

À l’initiative de l’association « Dialogues avec la Nature » l’artiste Sophie Calle a participé, le 14 juin 2014, au Festival Lieux Mouvants dans l’enclos de la chapelle de Burthulet en Saint-Servais. Dans le petit cimetière accolé à l’édifice, Sophie Calle a recueilli les secrets que lui ont confiés, individuellement et de façon anonyme, les gens du pays. Les confidences ont été  enregistrées mais ceux qui le préféraient ont pu remettre à l’artiste une enveloppe cachetée. Les secrets, ainsi recueillis par écrit ou sur support numérique, ont été, le soir même, enfermés dans une boite et enterrés dans l’enclos de la chapelle. Une pierre tombale ferme et scelle désormais ce tombeau aux secrets.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

  


Visuel haut de page : Sophie Calle, Ici reposent des secrets, 2014 © ADAGP, Paris

Saint-Carré

Robert Milin
Saint-Carré, Lanvellec

Saint-Carré, 1991

En 1991, Robert Milin est invité à participer à Escales, une manifestation dont le commissaire est Jérôme Sans, et qui se propose d’investir divers lieux des Côtes-d’Armor dans un rapport étroit au paysage. L’artiste s’intéresse alors à une petite commune rurale, Saint-Carré, à ses habitants avec lesquels il se lie. Partageant avec eux la vie locale, à la croisée d’activités ancestrales – travaux des champs et soins aux animaux – et de la vie moderne, il a bientôt accès aux
photographies personnelles de plusieurs familles. Dans ces boîtes reposent autant de témoins muets des évènements collectifs religieux ou laïcs qui ont marqué le village, que de moments intimes qui ne prennent importance que dans l’histoire de chacun. Il choisit de mettre au jour 13 de ces photos en les agrandissant, les transférant soit sur plaques émaillées soit sur porcelaine, et les dispose, avec la complicité active des habitants en différents points de Saint-Carré : terrain de jeu, pignon de grange, poulailler, etc. Ce faisant, il réalise une œuvre d’art public qui renverse les canons habituels notamment dans le rapport privé/public : le privé est devenu public et le village entier un lieu d’exposition à ciel ouvert.
En 1994, le Frac Bretagne se porte acquéreur de Saint-Carré, une œuvre qui résonne particulièrement avec l’une de ses missions essentielles, rapprocher le citoyen des enjeux de l’art d’aujourd’hui. Comme toute œuvre dans l’espace public, Saint-Carré a subi les assauts du temps et les aléas météorologiques. Portée par la volonté commune des habitants, du Frac Bretagne et de l’artiste, une restauration a été entreprise aux bons soins de celui-ci en 2018. Outre la rénovation de certaines pièces, cette démarche a conduit à réorganiser l’accrochage, pour tenir compte des changements de propriété, de l’évolution du bâti et de la voirie.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

  


Visuel haut de page : Robert Milin, Chan’nic, Saint-Carré, 1991 © Robert Milin – Crédit photo : Frac Bretagne

Le parc de sculptures de Kerguéhennec

Domaine de Kerguéhennec, Bignan

Les sculptures du Domaine de Kerguéhennec

L’histoire du Frac Bretagne est intimement liée à celle du parc de sculptures du domaine de Kerguéhennec, dans le Morbihan, qui constitua dans les années 1980 un magnifique terrain de jeu pour des artistes aussi prestigieux que Richard Long, Giuseppe Penone ou Jean Pierre Raynaud.
Leurs expérimentations dans ce parc morbihannais vont participer à construire l’identité du Frac et de sa collection notamment orientée vers les questions paysagères.

Œuvres de la collection du Frac Bretagne

  

Entrée libre et gratuite
Ouverture du parc tous les jours (sauf en cas d’alerte météo)

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Visuel haut de page : Richard Long, Un cercle en Bretagne (A Circle in Brittany), 1986. Parc du domaine de Kerguéhennec, Bignan © ADAGP, Paris. Crédit photo : Florian Kleinefenn.

Par |20 avril 2021|Catégories : collection, Installation permanente|Tags: , , , |1 Commentaire
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