Expositions2021-10-26T11:18:03+02:00

Expositions en cours

Permanent Presents

Nathaniel Mellors
08.10.2021 - 02.01.2022
Frac Bretagne, Rennes
 

Avec le soutien de Fluxus Art Projects

Permanent Presents

Le Frac Bretagne réunit pour la première fois l’intégralité de la série de films autour de la figure de l’Homme de Néandertal produite par l’artiste britannique Nathaniel Mellors depuis 2012.

Le premier film intitulé The Sophisticated Neanderthal Interview (2012) met en scène une interview entre un homme «moderne» éthéré (Truson) et un homme de Néandertal apparemment réel. L’homme de Néandertal se révèle être plus intelligent que Truson. Il joue avec lui et ses aspirations au primitivisme. L’interview se déroule dans une version du mythique «Eden» à savoir les grottes historiques de Bronson à Los Angeles (lieu de tournage récurrent des westerns hollywoodiens et de la première série télévisée de Batman). Ce site se présente comme un lieu métaphorique – Eden comme une métaphore du passage d’un mode d’existence humaine durable (chasseur-cueilleur) au Paléolithique supérieur à un mode d’existence néolithique basé sur la connaissance de l’agriculture et la propriété foncière qui est le début de notre système moderne et le moment où nous entrons dans une économie de propriété qui est finalement écologiquement intenable.

Dans Neanderthal Container (2014), Nathaniel Mellors fait réapparaitre ce personnage sous la forme d’un mannequin de Néandertal en chute libre permanente. En plus de filmer la silhouette tombant et rebondissant sur des arbres, des plantes et des bâtiments dans et autour de Los Angeles, l’artiste largue la silhouette de Néandertal depuis un avion au-dessus de la vallée de San Joaquin. Mellors a conçu la figure tombante comme représentant un «extérieur absolu» et ces séquences sont rythmées par des fragments vidéo plus psychédéliques représentant l’intérieur de Néandertal – un décor de cinéma peuplé de quatre versions différentes du personnage de Néandertal qui réfléchissent sur leur condition et leur position «à l’intérieur du Mannequin de cascade de Néandertal… qui est en fait un vaisseau spatial. »

Dans Neanderthal Crucifixion (2021), dernier opus de la trilogie produit par le Frac Bretagne, notamment influencée par la pièce de Jean Cocteau La Voix Humaine, on voit le Néandertalien faire une dépression au téléphone. Peut-être que le personnage est crucifié dans la pièce, comme une sorte de crucifixion à petite échelle.

Comme une sorte d’introduction ou de prequel à cette trilogie, l’exposition au Frac Bretagne prend appui sur la série télévisée Ourhouse (2010- ) qui met en scène la vie de la famille excentrique Maddox-Wilson déstabilisée lorsque sa maison («Ourhouse») est occupée par L’Objet (Brian Catling), que la famille ne reconnaît pas comme un être humain, chacun percevant une forme différente à sa place. L’Objet commence à manger les livres de la famille et en digérer – littéralement – le contenu. Chaque épisode de la série est construit à partir des textes que l’Objet avale, semi-digère et régurgite. Dans Ourhouse Episode -1 (2015-16), présenté dans le cadre de l’exposition au Frac Bretagne, L’Objet avale The Eternal Present – un livre retraçant 35 000 ans d’art rupestre européen.

L’ARTISTE

Nathaniel Mellors (1974, Grande-Bretagne)

Nathaniel Mellors développe un art basé sur la réalisation de films, de l’écriture des scénarios aux tournages au cours desquels il s’entoure d’acteurs comme Patrick Kennedy ou David Birkin. A ces films s’ajoute un travail autour de la sculpture ou encore des photogrammes. Ses œuvres sont pleines d’humour, elles sont irrévérencieuses et absurdes parfois, poétiques souvent mais bien que décalées, elles évoquent les thèmes de la possession, de l’histoire et du pouvoir. En utilisant les techniques de la fiction cinématographique, il insère ses œuvres dans un contexte déterminé et ancre son propos dans une réalité sociale qu’il questionne et analyse. Il s’interroge sur nos goûts, notre morale, nos habitudes et autres idées ancrées dans notre mémoire collective.

Nathaniel Mellors est diplômé du Royal College of Art de Londres en 2001. Son travail a notamment été présenté au Hammer Museum de los Angeles et à la Galerie art : concept, Paris (2014) ; à la 57e Biennale de Venise avec Erkka Nissinen pour le Pavillon Finlandais (2017) ; au New Museum de New-York (2018) ; à The Box, Los Angeles et à la Matt’s Gallery de Londres (2019).

Nathaniel Mellors Permanent Presents

Textes Texts: Marie de Brugerolle, Clayton Eshleman, Nathaniel Mellors, Mattia Tosti
Edition Publisher: Frac Bretagne, 2021
Avec le soutien de : Fluxus Art Projects
Coproduction : Leeds Beckett University, Matt’s Gallery, Londres London et Galerie Crèvecoeur, Paris

Diffusion : Les Presses du réel

Français/Anglais
17×23,5 cm, 156 pages
ISBN 978-2-906127-66-1
15 €

Disponible à la boutique-librairie du Frac Bretagne

Visuel bandeau haut de page : Nathaniel Mellors, Neanderthal Container (capture vidéo), 2014
Images carrousel : Vues de l’exposition – Crédit photo : Aurélien Mole

  • Louise Mutrel, Takashita, risographie (détail)

Vent violet

Louise Mutrel
08.10.2021 - 02.01.2022
Frac Bretagne, Rennes

 

 

VENT VIOLET

Ancré dans une esthétique photographique résolument saturée et pop, le travail de Louise Mutrel conjugue des icônes populaires et vernaculaires d’ici et d’ailleurs. Sa démarche photographique revendique l’image dans son utilisation contemporaine. Elle évacue toute notion de matérialité attribuée a priori. Ici plus de tirage, de passe-partout ou d’encadrement. L’artiste postule une image libre, toujours en mouvement et dont le nomadisme l’autorise à exister aussi bien dans le flot abyssal des réseaux sociaux ou sous des formes diverses comme des drapeaux imprimés ornant la galerie de la Villette ou aujourd’hui en façade du Frac Bretagne.

Pour autant, si elle sait s’affranchir des codes classiques du médium photographique, Louise Mutrel choisit de ne pas tout confier au numérique pour préférer une approche analogique, mécanique et profondément plastique de la manipulation du visuel par le procédé risographique. Méthode de photocopie offset populaire née au Japon dans les années 1950 et largement utilisée dans le monde entier jusqu’aux années 2000, la risographie confère aux images une texture tramée et une palette chromatique acidulée immédiatement identifiable. Si on pourrait voir dans le recours à cette technique d’impression un brin de nostalgie et un goût prononcé pour un certain look « vintage », l’approche de l’artiste est, au contraire, en parfaite cohérence avec une pratique située dans le présent. La risographie agit comme un filtre mais quand nombre de ses contemporains s’adonnent volontiers au « photoshopage » intensif, Louise Mutrel met les mains dans la matière pour jouer en orfèvre avec les couleurs et l’impression.

Présentées en grand format, ses images agissent comme des “bumper stickers” géants qui viennent corrompre la façade noire du très minimal Frac Bretagne. Ce mur de verre impénétrable s’illumine de ses photographies pour devenir un « wall » au sens numérique du terme sur lequel les images défilent, se déploient et construisent une aventure visuelle et rythmée. La supposée neutralité du bâti devient un champ de possibles, une page paradoxalement blanche qui s’animent des pérégrinations esthétiques de la jeune photographe.

Louise Mutrel nous invite à un « voyage routier éclaté », nous dit-elle. Celui-ci se compose de camions, de paysages montagneux, de rochers, d’un parking (dont les pylônes font délicieusement écho aux alignements granitiques d’Aurelie Nemours) mais aussi de formes plus abstraites dans un collage poétique et onirique à l’échelle du bâtiment. De ses sujets, elle ne dit pas grand-chose. Elles sont offertes à notre regard et charge à nous désormais d’en imaginer l’histoire. Tout juste nous dit-elle que ses cadrages sont inspirés de planches d’estampes japonaises ukiyo-e, « images du monde flottant » en français.

L’ARTISTE

Née en 1992, Louise Mutrel travaille à Arles et Paris. Elle est diplômée à la fois de la Haute École d’Art du Rhin à Strasbourg et de l’École Nationale Supérieure de Photographie d’Arles. En 2017, au Japon, elle collabore avec des artisans locaux en réalisant des expérimentations autour du Washi, un précieux papier traditionnel japonais. Depuis 2020, elle construit une histoire plastique et photographique avec l’impression en risographie. Son travail a été présenté notamment à la Villette, Paris en 2021, aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 2019 ou à l’Institut Français de Kyoto en 2018.

 


Visuel bandeau haut de page : Risographie, détail © Louise Mutrel
Images carrousel : vues de l’exposition – Crédit photo : Aurélien Mole

  • Randa Maroufi, Barbès, de la série : Les Intruses, 2019 Collection Frac Bretagne © Adagp, Paris - Crédit photographique : Frac Bretagne

Ces dernières années

Exposition collective
08.10.2021 - 02.01.2022
Frac Bretagne, Rennes

 

Ces dernières années

Œuvres de la collection du Frac Bretagne

Automne 2021. Le monde sort lentement de la léthargie imposée par la pandémie mondiale. Ce qui nous espérons toutes et tous comme un accident global de parcours aura agi comme un verre grossissant sur les inégalités sociales et sociétales. Si la planète entière a souffert de ce virus, force est de constater que nous n’avons pas été logé.e.s à la même enseigne selon notre condition sociale, notre couleur de peau, de notre genre ou notre pays. Au-delà de la crise du COVID-19, les dernières années qui viennent de s’écouler ont aussi généré de réelles prises de conscience qu’on espère durables. Qu’elles se révèlent par des revendications violentes comme pacifistes, légitimes comme discutables, elles ont cependant permis de “problématiser” un monde trop peu enclin à remettre en question ses fondamentaux.

L’exposition Ces dernières années propose de regarder ensemble en quoi les œuvres entrées récemment dans la collection du Frac Bretagne se font les reflets des bruits de notre monde. Elles évoquent avec poésie et engagement les questions féministes, écologiques, les notions de repli sur soi et d’enfermement, de luttes populaires ou de conditions sociales.

Parce que c’est aussi, et peut-être même avant tout, cela une collection publique d’art contemporain : une réunion d’expressions artistiques présentes et actives dans un ici et un maintenant.

  • Piero Gilardi, O.G.M. Free, 2014 Collection Frac Bretagne © Piero Gilardi Crédit photographique : Courtesy Galerie Michel Rein
  • Estelle Hanania, Cassandro El Exotico, de la série : Cassandro, Love is a battlefield, 2018 Collection Frac Bretagne © Estelle Hanania Crédit photographique : Estelle Hanania
  • Vincent Malassis, The Noisy World, 2019 Collection Frac Bretagne © Vincent Malassis Crédit photographique : Malassis Vincent

LES ARTISTES

Iván Argote
Né en 1983. Vit et travaille à Paris.

Maja Bajevic
Née en 1967. Vit et travaille à Sarajevo, Berlin et Paris.

Estelle Hanania
Née en 1980. Vit et travaille à Paris.

Piero Gilardi
Né en 1942. Vit et travaille à Turin.

Guerrilla Girls
Groupe d’artistes anonymes fondé en 1985 à New York.

Anna López Luna
Née en 1983. Vit et travaille à Paris.

Vincent Malassis
Né en 1979. Vit et travaille à Rennes, Brest et Charleroi.

Randa Maroufi
Née en 1987. Vit et travaille à Paris.

Anita Molinero
Née en 1953. Vit et travaille à Paris.

Delphine Reist
Née en 1970. Vit et travaille à Genève.

Lucy Skaer
Née en 1975. Vit et travaille à Londres et Glasgow.

Anna Solal
Née en 1988. Vit et travaille à Paris et Marseille.

Lucie Stahl
Née en 1977. Vit et travaille à Berlin et Los Angeles.

 


Visuel bandeau haut de page : Randa Maroufi, Barbès, de la série : Les Intruses, 2019 (détail) © Randa Maroufi
Images carrousel : Piero Gilardi, O.G.M. Free, 2014 © Piero Gilardi – Crédit photographique : Courtesy Galerie Michel Rein, Estelle Hanania, Cassandro El Exotico, de la série : Cassandro, Love is a battlefield, 2018 © Estelle Hanania,  Vincent Malassis, The Noisy World, 2019 © Vincent Malassis

  • Honet, Rock et Poch - Inde 2007 © Rock - Teenage Kicks

Partir un jour

Teenage Kicks
20.11.2021 - 02.01.2022
Frac Bretagne, Rennes

Partir un jour

Le graffiti français au-delà de nos frontières

Présentée dans le Canyon du Frac Bretagne, l’exposition Partir un jour rappelle la façon dont le voyage a fait partie de la culture du graffiti depuis ses premières heures et illustre les explorations de graffeur.euses français.es autour du monde. Elle est constituée de divers documents et objets glanés au cours de leurs excursions, de photographies et témoignages vidéo, de carnets de voyages ainsi que d’œuvres inspirées de ces expériences en territoire inconnu. La variété de ces documents permet aux visiteur.euses d’appréhender les spécificités de ces voyages consacrés à la pratique du graffiti, mais également de comprendre comment la découverte de nouveaux horizons inspire les travaux d’atelier de ces artistes.

Au-delà de l’aspect esthétique, la question du territoire a toujours été au cœur du graffiti et de ses pratiques. Marquer son pseudonyme, d’abord dans un environnement proche et progressivement dans un périmètre de plus en plus élargi, est l’un des fondements de ce mouvement. Être graffeur.euse, c’est observer la ville, l’explorer, se l’approprier et toujours, partir à la recherche de nouveaux territoires.
Cette « culture du voyage » inhérente à la pratique du graffiti est largement ignorée du grand public.
Alors que les États-Unis, berceau du graffiti, se sont longtemps restreints aux scènes de New York et Los Angeles, le vieux continent en revanche fut, dès l’apparition de ce mouvement, le théâtre d’incessants aller-retours entre les différentes capitales européennes.
Dès le milieu des années 1980, la communauté secrète du graffiti européen se réunissait autour du mythique terrain vague parisien de « Stalingrad ». Cachés derrière les murs du chantier, les graffeur.euses, français.es, anglais.es, hollandais.es, allemand.es ou scandinaves s’y retrouvaient, et ce bien avant l’apparition des nouvelles technologies.
Sur les traces de leurs aîné.es, les nouvelles générations de graffeur.euses n’ont cessé de traverser les frontières en quête de nouveaux supports, de nouveaux contextes, de nouvelles cultures, découvrant des scènes locales dont ils ignoraient parfois l’existence. Uni.es par un langage visuel universel, ils.elles se sont rencontré.es, parfois confronté.es, ont partagé leur savoir-faire, leurs coutumes, leur identité et défini une scène globale tout en propageant leur pratique dans les contrées les plus reculées.
Ce goût pour l’aventure, pour la découverte, la rencontre et le partage a nourri leur sens créatif au fur et à mesure qu’ils.elles gagnaient en maturité. Ce faisant, les graffeur.euses ont mué en artistes urbain.e.s, faisant du voyage une composante tout aussi importante que la pratique du graffiti.
Peintres, illustrateur.trices, sculpteur.trices, performeur.euses, photographes ou vidéastes, tou.tes ont en commun ce parcours atypique où l’œuvre se mêle au vécu, et dévoile sous diverses formes les pérégrinations de leurs auteur.trices.

Avec : Sonik, Honet, Poch, Seth, Pablo Cots, Road Dogs…

Commissariat : Nicolas Gzeley et Patrice Poch

L’exposition est complétée par un accrochage sur le Mur du Fonds de photographies liées aux différents voyages réalisés par les membres du MILES UNLIMITED TOURING CLUB, site fondé par 2SHY et HONET avec de nombreux et nombreuses invité.es : MILES UNLIMITED TOURING CLUB.

week-end événement

Samedi 20 et dimanche 21 novembre 2021, au Frac Bretagne, Rennes
Rencontres, projections et Book Fair

DANS LE CADRE DE LA 5e BIENNALE  TEENAGE KICKS

La cinquième édition de la biennale d’art urbain de Rennes, organisée par l’association Teenage Kicks, s’étale cette année du 15 juillet 2021 au 9 janvier 2022 à Rennes et Saint-Malo.

Créée en 2013 à l’initiative d’artistes issus du Graffiti, cette biennale d’art urbain propose à un large public de découvrir les travaux d’artistes internationaux à travers un évènement unique dans le Grand Ouest.
Expositions in situ ou muséales, performances et muralisme sont les formes choisies par Teenage Kicks afin de dresser un panorama de la peinture urbaine actuelle. Elle se déroule tous les deux ans de septembre à octobre, à Rennes, Nantes et Saint-Malo. En 2019, Teenage Kicks a réuni une soixantaine
d’artistes dont 25 artistes étranger.es à travers 7 expositions, 12 fresques, soit 3000m carré d’œuvres créées, avec une fréquentation de 21140 visiteur.euses en deux mois.

Programme complet sur le site www.teenagekicks.org


Visuel : Inde 2007 © Honet, Rock et Poch – Crédit photographique : Rock.

  • Marcelle Loubchansky, Fleurs d'eau (détail), 1961, œuvres de la collection Frac Bretagne © Marcelle Loubchansky. Crédit photographique : Guy Jaumotte

[Re]SOURCES

Exposition collective
02.11.2021 - 10.12.2021
Centre culturel Le Belvédère, Guer, Mairies de Saint-Malo de Beignon et Réminiac, Médiathèque de Missiriac

[Re]sources

Rendre accessible la création contemporaine dans différents lieux et la faire découvrir au public : c’est dans cette dynamique que s’inscrit la nouvelle collaboration entre le Frac Bretagne et la communauté de communes de l’Oust à Brocéliande. En appui à la thématique de la saison culturelle communautaire autour de l’eau, la sélection d’œuvres tente d’offrir un échantillon varié et éclectique des multiples déclinaisons proposées par les artistes sur le sujet, dans différents champs des arts plastiques : photographie, dessin, peinture, etc.

Ce projet prend une dimension participative par son déploiement dans trois communes du territoire, associant les élus et les acteurs locaux dans le choix des œuvres qu’ils ont à cœur d’accueillir dans leurs espaces.

ARTISTES :

Iain Baxter&

Philippe Durand

Shigeo Fukuda

Ron Haselden

Jean Hervoche

Charles Lapicque

Didier Lefèvre

Guillaume Lemarchal

Marcelle Loubchansky

Alain Le Quernec

Pascal Mirande

Quentin Montagne

NILS-UDO

Sigurdur Arni Sigurdsson

Charlotte Vitaioli

Œuvres de la collection du Frac Bretagne et du Fonds départemental d’art contemporain d’Ille-et-Vilaine.

Projet collaboratif mené entre le Frac Bretagne et De l’Oust à Brocéliande Communauté, Le Belvédère à Guer et les communes de Missiriac, Réminiac, Saint-Malo de Beignon.

Préparez votre visite

Au Belvédère : Place Gravedona ed uniti, 56380 Guer | 02 97 22 24 47
Du mardi au vendredi > 14h-18h
Samedis 6, 13, 20, 27 novembre et 4 décembre > 10h-12h30 et 13h30-16h

Médiathèque de Missiriac : Rue du Clos Minio 56140 Missiriac | 02 97 73 76 24
Mardi > 16h30-17h30, Mercredi > 14h30-18h30, Jeudi > 10h30-12h,
Samedi > 14h30-17h

Mairie de Saint-Malo de Beignon : 24 rue de la République 56380 Saint-Malo de Beignon | 02 97 75 76 16
Mardi | Mercredi | Vendredi > 14h-17h
Samedi > 9h-12h

Mairie de Réminiac : 3 route du Moulin 56140 Réminiac | 02 97 93 22 83
Lundi et jeudi > 9h30-12h
Mardi > 9h30-12h – 13h30-17h30

Vendredi > 9h30-12h – 13h30-16h30

+ Plus d’informations


Visuel : Marcelle Loubchansky, Fleurs d’eau (détail), 1961, collection Frac Bretagne © Marcelle Loubchansky. Crédit photographique : Guy Jaumotte

En permanence

  • Peter Friedl Untitled (Corrupting the Absolute) (Sans titre (Corrompre l'absolu)), 2000 FNAC 02-773 Centre national des arts plastiques © Peter Friedl Crédit photo : Galerie Erna Hécey (Luxembourg)

Untitled (Corrupting the Absolute)

Peter Friedl
Frac Bretagne, Rennes

Peter Friedl Untitled (Corrupting the Absolute)

D’origine autrichienne et installé à Berlin, Peter Friedl (1960- ) est un artiste majeur de la scène artistique internationale.
Ayant commencé au début des années 80 comme critique de théâtre avant de se consacrer aux arts plastiques, il conserve un attachement fort à cette discipline. En témoignent ses expositions construites comme de véritables décors, avec ou sans changement de plateaux selon l’envergure du contexte.
En quête de nouveaux modèles de narration, ses projets explorent la construction de l’histoire et des concepts dans une organisation contextuelle toujours spécifique, mais cependant alimentée par de grands sujets récurrents comme l’enfance, l’Histoire, la politique, la sociologie, les animaux. Avec humour et ironie, l’artiste pointe les impasses de la modernité, entre utopies d’hier et compromis d’aujourd’hui.
Les références foisonnantes contenues dans ses œuvres et les moyens divers dont l’artiste fait usage pour les exprimer (dessin, vidéo, photographie, installation, etc.) constituent un corpus dense, mêlant la suggestion d’une histoire personnelle à celle d’une histoire collective. Ainsi, son travail s’appréhende-t-il difficilement de façon instantanée, mais s’envisage de manière dynamique. L’artiste explique chercher l’ambigu, la confusion et en aucun cas la clarté d’une lecture immédiate. Il revendique d’ailleurs en 1998 que « le malentendu fait partie de la compréhension ».

Untitled (Corrupting the Absolute) est une œuvre composée de lettres manuscrites en néon rouge.
Elle retranscrit une référence, consignée par l’artiste dans un des nombreux carnets de notes qui l’accompagnent dans son quotidien d’observateur attentif, empruntée à l’essayiste et critique rock américain Greil Marcus1. Figure de la culture underground, Greil Marcus* aime à souligner les oppositions et les forces contraires qui bâtissent le génie d’un artiste, tout comme Peter Friedl revendique les analogies autant que les écarts et les ruptures qui provoquent le vertige.
« Corrompre l’absolu » s’impose comme une injonction abstraite pour rappeler, s’il en est, que l’art n’apporte pas de réponses, il nous pousse à nous interroger avant tout.
Présentée dans le hall d’accueil, cette pièce sonne ainsi comme une introduction à la philosophie défendue par le Frac Bretagne.

*Corrupting the Absolute est le titre d’un chapitre de l’ouvrage non-traduit In the Fascist Bathroom: Punk in Pop Music, 1977-1992 écrit par Greil Marcus en 1993.


Visuel : Peter Friedl Untitled (Corrupting the Absolute), 2000 FNAC 02-773 Centre national des arts plastiques © Peter Friedl – Crédit photo : Galerie Erna Hécey (Luxembourg)

Par |22 octobre 2021|Catégories : collection, Installation permanente|0 Commentaire
  • En coulisses, Frac Bretagne

En coulisses

Collection
Frac Bretagne, Rennes

En coulisses

Oui ! Il y a des coulisses au Frac, l’accrochage est surprenant, n’est-ce pas ?

Ces hauteurs, les échos visuels entre les tableaux, les photographies sont en effet étonnants. Peut-être le savez-vous déjà, mais cette collection est la vôtre, enfin, elle est un bien commun qu’une équipe de professionnel.le.s se charge de soigner et de diffuser afin que dans des décennies, on puisse encore la comprendre et l’apprécier.
La collection du Frac Bretagne rassemble des œuvres d’artistes de différentes générations, et de nombreuses scènes locales, régionales et internationales. L’abstraction forme l’un des socles historiques de la collection qui se déploie également autour d’axes thématiques : les œuvres en relation avec la nature, celles qui questionnent le statut de l’image contemporaine, celles qui témoignent de leur époque, ainsi que de grands ensembles monographiques.
Dans cette réserve, les œuvres reprennent leur souffle avant de repartir dans des expositions et des projets participatifs, les Frac sont en effet les collections publiques les plus diffusées de France. Ce principe de mobilité définit ces institutions comme d’indispensables acteurs d’une politique d’aménagement du territoire visant à réduire les disparités géographiques et sociales dans l’accès à la culture et ainsi à faciliter la découverte de l’art contemporain par les publics les plus diversifiés.
Pour vous, le Frac a préparé des voix à écouter, celles d’une hôtesse de bord improbable, fine connaisseuse des problématiques de conservation, de témoins racontant leurs souvenirs des œuvres que vous pouvez apercevoir, de régisseurs connaissant la collection mieux que personne, d’œuvres qui se parlent entre-elles… et enfin, celles du public avec lequel le Frac monte de nombreux projets dans toute la région et qui les ont accueillies dans leur structure, établissement, entreprise.


Visuel : En coulisses, Frac Bretagne, Rennes (détail), 2021. Crédit photo : Aurélien Mole.

Par |12 janvier 2020|Catégories : collection, Installation permanente|0 Commentaire
  • Laurent Duthion, Xylocus (version portable), 2005 (détail). Jardin de la Drac Bretagne, Rennes. Crédit photo : Frac Bretagne.

Xylocus (version portable)

Laurent Duthion
Jardin de la Drac Bretagne, Rennes

Xylocus (version portable), 2005

Poète expérimentateur, chercheur, sculpteur, sorte de Géo Trouvetout, Laurent Duthion relève de toutes ces catégories. Ses propositions croisent les champs de l’art et de la science : masque olfactif, recettes à base de molécules, caméra musculaire montée sur un vélo ou encore culture de tomates carrées.

En 2004 dans le cadre d’une commande de la ville de Rennes, il plante dans le Jardin du Séchoir, le long du canal Saint-Martin, deux tilleuls rares dont certaines branches sont sculptées en forme d’objets du quotidien.

Usant du même procédé, Laurent Duthion conçoit ensuite le Xylocus (version portable), olivier en pot, partiellement sculpté lui aussi. Pinceaux, crayons, brosses, pinces à linge émergent du feuillage tel d’improbables fruits.

Cette œuvre aborde les questions contemporaines liées à la génétique et à l’écologie tout en puisant dans la grande tradition du merveilleux associée à l’arbre dans l’imaginaire collectif.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

Jardin de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bretagne
6 Rue du Chapitre, 35000 Rennes

  


Visuel : Laurent Duthion, Xylocus (version portable), 2005 (détail). Jardin de la Drac Bretagne, Rennes. Crédit photo : Frac Bretagne.

  • Sophie Calle, Ici reposent des secrets, 2014

Ici reposent des secrets

Sophie Calle
Cimetière de la chapelle de Burthulet, Saint-Servais

Ici reposent des secrets, 2014

Artiste plasticienne, écrivaine et réalisatrice française, Sophie Calle nous entraîne d’œuvre en œuvre dans une spirale consignée dans l’espace et le temps, où l’individu s’inscrit dans un lieu et à un moment donné. Promenades, filatures, enquêtes, voyages sont autant de formes que prennent ses différentes propositions.

À l’initiative de l’association « Dialogues avec la Nature » l’artiste Sophie Calle a participé, le 14 juin 2014, au Festival Lieux Mouvants dans l’enclos de la chapelle de Burthulet en Saint-Servais. Dans le petit cimetière accolé à l’édifice, Sophie Calle a recueilli les secrets que lui ont confiés, individuellement et de façon anonyme, les gens du pays. Les confidences ont été  enregistrées mais ceux qui le préféraient ont pu remettre à l’artiste une enveloppe cachetée. Les secrets, ainsi recueillis par écrit ou sur support numérique, ont été, le soir même, enfermés dans une boite et enterrés dans l’enclos de la chapelle. Une pierre tombale ferme et scelle désormais ce tombeau aux secrets.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

  


Visuel haut de page : Sophie Calle, Ici reposent des secrets, 2014 © ADAGP, Paris

Saint-Carré

Robert Milin
Saint-Carré, Lanvellec

Saint-Carré, 1991

En 1991, Robert Milin est invité à participer à Escales, une manifestation dont le commissaire est Jérôme Sans, et qui se propose d’investir divers lieux des Côtes-d’Armor dans un rapport étroit au paysage. L’artiste s’intéresse alors à une petite commune rurale, Saint-Carré, à ses habitants avec lesquels il se lie. Partageant avec eux la vie locale, à la croisée d’activités ancestrales – travaux des champs et soins aux animaux – et de la vie moderne, il a bientôt accès aux
photographies personnelles de plusieurs familles. Dans ces boîtes reposent autant de témoins muets des évènements collectifs religieux ou laïcs qui ont marqué le village, que de moments intimes qui ne prennent importance que dans l’histoire de chacun. Il choisit de mettre au jour 13 de ces photos en les agrandissant, les transférant soit sur plaques émaillées soit sur porcelaine, et les dispose, avec la complicité active des habitants en différents points de Saint-Carré : terrain de jeu, pignon de grange, poulailler, etc. Ce faisant, il réalise une œuvre d’art public qui renverse les canons habituels notamment dans le rapport privé/public : le privé est devenu public et le village entier un lieu d’exposition à ciel ouvert.
En 1994, le Frac Bretagne se porte acquéreur de Saint-Carré, une œuvre qui résonne particulièrement avec l’une de ses missions essentielles, rapprocher le citoyen des enjeux de l’art d’aujourd’hui. Comme toute œuvre dans l’espace public, Saint-Carré a subi les assauts du temps et les aléas météorologiques. Portée par la volonté commune des habitants, du Frac Bretagne et de l’artiste, une restauration a été entreprise aux bons soins de celui-ci en 2018. Outre la rénovation de certaines pièces, cette démarche a conduit à réorganiser l’accrochage, pour tenir compte des changements de propriété, de l’évolution du bâti et de la voirie.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

  


Visuel haut de page : Robert Milin, Chan’nic, Saint-Carré, 1991 © Robert Milin – Crédit photo : Frac Bretagne

Le parc de sculptures de Kerguéhennec

Domaine de Kerguéhennec, Bignan

Les sculptures du Domaine de Kerguéhennec

L’histoire du Frac Bretagne est intimement liée à celle du parc de sculptures du domaine de Kerguéhennec, dans le Morbihan, qui constitua dans les années 1980 un magnifique terrain de jeu pour des artistes aussi prestigieux que Richard Long, Giuseppe Penone ou Jean Pierre Raynaud.
Leurs expérimentations dans ce parc morbihannais vont participer à construire l’identité du Frac et de sa collection notamment orientée vers les questions paysagères.

Œuvres de la collection du Frac Bretagne

  

Entrée libre et gratuite
Ouverture du parc tous les jours (sauf en cas d’alerte météo)

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Visuel haut de page : Richard Long, Un cercle en Bretagne (A Circle in Brittany), 1986. Parc du domaine de Kerguéhennec, Bignan © ADAGP, Paris. Crédit photo : Florian Kleinefenn.

Par |20 avril 2021|Catégories : collection, Installation permanente|Tags: , , , |0 Commentaire

Expositions à venir

  • Ghost Party (détail), Latifa Laâbissi et Manon de Boer © Latifa Laâbissi et Manon de Boer

Ghost Party

Manon de Boer & Latifa Laâbissi
21.01 - 15.05.2022
Frac Bretagne, Rennes

 

Coproduction : WIELS Centre d’art contemporain – Bruxelles (BE) , Frac Bretagne – Rennes (FR), Kunstencentrum BUDA – Courtrai (BE), la Communauté flamande de Belgique, Museum Dhondt Dhaenens – Deurle (BE), Netwerk – Aalst (BE), Kunstendecreet (BE), Fondation Serralves – Porto (PT), Théâtre de Poche – Hédé-Bazouges (FR)

Ghost party

L’artiste Manon de Boer et la chorégraphe Latifa Laâbissi se sont rencontrées en 2015 lors d’un workshop autour du travail d’Oscar Schlemmer et de la fluidité entre les différents médiums et langages artistiques. En effet, la pluridisciplinarité est essentielle dans chacune de leur pratique. Elles ont donc décidé d’approfondir leur collaboration dans une temporalité dilatée et distendue, à travers des contextes de travail diversifiés tels que des conversations itinérantes, le souvenir de lectures partagées, le jardinage, la correspondance et le collage.

Leur dialogue s’éloigne de l’urgence d’un résultat, d’une régularité rigide ou de toute anticipation prévisible. Manon de Boer et Latifa Laâbissi ont toutes deux un cheminement et des méthodes de travail affirmés et voient dans leur collaboration une occasion de défier leurs processus, de se laisser altérer par l’autre pour élaborer différemment. C’est dans cette perspective qu’au fil du temps elles construisent un corpus d’images commun, une carte mentale qu’elles activent et explorent en se questionnant sur leur propre discipline et par le tâtonnement d’un terrain à priori inconnu.

Le projet Ghost Party propulse la voix au premier plan, questionne son timbre, son langage, ses affects, ses accents.

Le projet comporte 2 volets : l’un chorégraphique (Ghost Party I) et l’autre vidéo (Ghost Party II).

LES ARTISTES

Manon de Boer (1966, Inde), vit et travaille à Bruxelles.

Manon de Boer a complété sa formation artistique à l’Akademie Van Beeldende Kunsten, à Rotterdam, et à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam. Utilisant la narration personnelle et l’interprétation musicale à la fois comme méthode et comme sujet, Manon de Boer explore la relation entre le langage, le temps et la vérité pour produire une série de portraits dans lesquels le support cinématographique lui-même est continuellement interrogé.

Son travail a été exposé à l’international, à la Biennale de Venise (2007), à la Biennale de Berlin (2008), à la Biennale de São Paulo (2010), à la Documenta (2012), à la Biennale de Taipei (2016) et a également été présenté dans de nombreux festivals de cinéma à Hong Kong notamment, Marseille, Rotterdam et Vienne. Son travail a fait l’objet d’expositions monographiques au Witte de With à Rotterdam (2008), Frankfurter Kunstverein (2008), South London Gallery (2010), Contemporary Art Museum of St Louis (2011), Museum of Art Philadelphia (2012), Van Abbe Museum, NL (2013), Secession Vienna (2016) et Groundwork, GB (2018).

Latifa Laâbissi (1964, France), vit et travaille à Rennes.

Mêlant les genres, redéfinissant les formats, les créations de Latifa Laâbissi font entrer sur scène un hors-champ multiple où se découpent des figures et des voix. La mise en jeu de la voix et du visage comme véhicule d’états minoritaires devient indissociable de l’acte dansé dans Self portrait camouflage (2006) et Loredreamsong (2010). Poursuivant sa réflexion autour de l’archive, elle crée Écran somnambule et La part du rite (2012) autour de la danse allemande des années 1920. Pourvu qu’on ait l’ivresse (2016), création cosignée avec la scénographe Nadia Lauro, produit des visions, des paysages, des images où se côtoient l’excès, le monstrueux, le beau, l’aléatoire, le comique et l’effroi. Depuis 2011, Latifa Laâbissi assure la direction artistique d’Extension Sauvage, programme artistique et pédagogique en milieu rural (Bretagne). En 2016, une monographie sur l’ensemble de son travail est parue aux Éditions Les Laboratoires d’Aubervilliers et Les Presses du réel. En 2018, elle crée avec Antonia Baehr la performance Consul et Meshie. Elles se retrouvent également en 2019 pour collaborer sur la vidéo Moving Backwards du duo d’artistes Pauline Boudry et Renate Lorenz, présentée au Pavillon suisse de la 58e Biennale de Venise.


Visuel : Ghost Party (détail) © Manon de Boer & Latifa Laâbissi

  • JKH-Jibade-Khalil Huffman__Tempo_2018_The Kitchen_New York_NY_Installation view

Jibade-Khalil Huffman

21.01 - 15.05.2022
Frac Bretagne, Rennes

Jibade-Khalil Huffman

Le Frac Bretagne présente la première exposition de l’artiste américain Jibade-Khalil Huffman en France.

Né à Détroit en 1981, Jibade-Khalil Huffman est un artiste et écrivain qui utilise archives et documents éphémères contemporains pour aborder le glissement de la mémoire et du langage, notamment à propos de notions de race et de visibilité. Travaillant souvent in situ, son travail prend la forme d’installations, de vidéos, de projections, de caissons lumineux photographiques et de collages photographiques imprimés sur des transparents et des papiers superposés. Mettant en avant la matérialité des médias numériques et leur dégradation au fil du temps, l’approche d’Huffman dissout le sens explicite afin de le reconstituer sous forme d’objets en perpétuelle évolution. Par la projection et la répétition, son travail évoque l’intraduisible, ruminant les qualités liminaires d’expériences singulières à travers l’aplatissement des hiérarchies symboliques et sémiotiques.Son travail se situe en grande partie aux croisements de l’écriture, de la poésie, des médias et du discours commun, souvent en coupant, échantillonnant et déplaçant des morceaux de vidéo et des extraits de texte dans de nouveaux formats. L’idée de l’effacement – de certaines voix, de certaines personnes et de certaines idées – comme sujet et comme technique est au cœur de sa pratique, dans la construction et le retrait de couches de matériaux dans ses vidéos et ses collages bidimensionnels.

L’ARTISTE

Jibade-Khalil Huffman (1981, Etats-Unis), vit et travaille en Caroline du Nord.

Jibade-Khalil Huffman est diplômé du Bard College à Annandale-on-Hudson, NY (BA, 2003), de Brown University à Providence, RI (MFA, 2005) ainsi que de la Roski School of Fine Arts de l’University of Southern California à Los Angeles, CA (MFA, 2013). Son travail a notamment été présenté dans le cadre d’expositions personnelles au MoMA (2021) et Magenta Plains (2020) à New York, au Musée d’art contemporain de Cleveland (2019) ou encore au centre d’art contemporain Ballroom Marfa (2018)


Visuel : Jibade Khalil Huffman, Tempo, 2018, The Kitchen, New York, NY, Installation view © Jibade Khalil Huffman

Par |15 novembre 2020|Catégories : expositions, Expositions à venir|Tags: , , , |0 Commentaire

Thomas Teurlai

21.01 - 15.05.2022
Frac Bretagne, Rennes

Thomas Teurlai

Artiste habité par une histoire ensevelie des formes, de matériaux et de pratiques rituelles, Thomas Teurlai investit des espaces aux quatre coins du monde, du white cube aux espaces industriels déclassés. Exhumant des récits, bouturant sons, sculptures et sciences humaines, l’artiste redonne vie et mouvement à des objets et des histoires délaissées. De cette rencontre entre les mondes de l’alchimie, du bricolage et du sacré émergent des installations hybrides qui sollicitent nos zones érogènes. Le visiteur se retrouve impliqué, corps et âme, dans ces espaces d’une poésie décalée, où le temps semble se dilater.

Pour son exposition au Frac Bretagne, Thomas Teurlai s’intéresse à la subsidence, phénomène géologique décrivant l’enfoncement des mégapoles dû au pompage des eaux souterraines et au bétonnage intensif. Cet affaissement global sert d’amorce à une errance filmique en vue subjective.
Rêverie cyberpunk où un musée fantôme erre les pieds dans l’eau, périclitant sous les assauts répétés de spores et autres virus antédiluviens. Une déambulation à rebours du temps, tissant entre eux des espaces à priori éloignés.
S’y croiseront les momies de street artists gisant sur les rives poussiéreuse d’une histoire mort-née.
Un astrolabe de granit radioactif composant la bande son, comme un Thérémine monolithique inversé.
Et un texte en rouet-épiléptique, filant la voie off pour sortir du tunnel.
De l’autre côté du trou de ver teinté.

L’ARTISTE

Thomas Teurlai (1988, France), vit et travaille à Clichy. 

Diplômé de la Villa Arson, Nice en 2011, il complète sa formation avec le post-diplôme de l’école d’art de Lyon en 2014. En 2015, il fait parti du 17e Prix de la Fondation Ricard. Son travail est également présenté dans le cadre de La Nuit Blanche et des Ateliers de Rennes, Biennale d’art contemporain, au Musée Cantini de Marseille (2016), au Palais de Tokyo (2017) à La Panacée, Montpellier (2018) et au centre d’art contemporain Les Tanneries d’Amilly (2019).  


Visuel : © Thomas Teurlai

Par |15 novembre 2020|Catégories : expositions, Expositions à venir|Tags: , , , , |0 Commentaire
  • Corentin Canesson

SLEEP SPACES / LES ESPACES DU SOMMEIL

Corentin Canesson
28.01 - 13.03.2022
Visual Arts Center, Austin, Texas, États-Unis

 

 

Logo Art Norac

 

Avec le soutien d’Etant donnés pour l’art contemporain, un programme de la FACE Foundation et des services culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis.

Sleep Spaces / Les espaces du sommeil

Lauréat du Prix du Frac Bretagne – Art Norac 2021, Corentin Canesson présente une exposition personnelle au Visual Arts Center à Austin, Texas, États-Unis.

Corentin Canesson confronte les constructions et l’histoire de la peinture en réévaluant les modes d’exposition conventionnels et en remettant en question la notion d’auteur comme la distinction entre figuration et abstraction. Les peintures de Corentin Canesson sont souvent pleines d’esprit et d’ironie, comme en témoigne son choix de sujets tels que des animaux anthropomorphisés et des passages de textes tirés d’œuvres d’art emblématiques ou de la culture populaire. La musique est également au cœur de sa pratique et présente dans l’ensemble de ses œuvres collectives.

Sleep Spaces / Les espaces du sommeil tire son nom d’un poème écrit entre 1919 et 1929 par le poète surréaliste Robert Desnos. Écrit avec le type d’associations libres caractéristiques de l’écriture automatique surréaliste, “Les espaces du sommeil” de Desnos combine les sons et les images de la nuit, du rêve, avec le refrain constant “tu es là… tu es là”. Dans Sleep Spaces / Les espaces du sommeil, l’approche surréaliste consistant à combiner des références, des objets et des symboles disparates et apparemment incongrus devient un concept curatorial pour construire de nouvelles associations, obtenues en combinant des œuvres d’art historiques et contemporaines. Sleep Spaces / Les espaces du sommeil place les œuvres d’artistes tels que Willem de Kooning et Renée Levi, Ed Ruscha et Corentin Canesson ou encore Joseph Beuys et Shirley Jaffe dans un dialogue productif dans l’espace. Ces regroupements nous invitent à réfléchir à la manière dont nous interprétons les œuvres d’art et à la façon dont les choix du commissaire d’exposition contribuent à ce processus. L’installation de Corentin Canesson, qui joue avec l’espace, tente d’atteindre cet objectif en favorisant de nouveaux modes d’interprétation grâce à des moments de connexion surprenants.

L’exposition comporte également une bande sonore ambiante composée de la musique du groupe expérimental de Canesson, TNHCH.

L’ARTISTE

Né en 1988, Corentin Canesson vit et travaille à Brest et Paris.

Diplômé de l’EESAB-site de Rennes en 2011. il a participé au 21e Prix de la Fondation d’entreprise Ricard Le Fil d’Alerte. Son travail a notamment fait l’objet d’expositions personnelles été présenté à la galerie Sator (2020), à la galerie Nathalie Obadia (2018), au Crédac – Centre d’art contemporain d’Ivry-sur-Seine (2017) et à Passerelle Centre d’art contemporain Passerelle de Brest (2015).

LE PRIX DU FRAC BRETAGNE – ART NORAC

Le Prix du Frac Bretagne – Art Norac est un dispositif de soutien au développement professionnel international des artistes vivant et travaillant en Bretagne porté par le Frac Bretagne grâce au soutien d’Art Norac, structure pour le mécénat du groupe Norac.

Chaque année, une structure partenaire en Europe ou dans le monde, prête à accueillir un.e artiste vivant et travaillant en Bretagne pour produire une exposition personnelle, est associée au dispositif.

+ Visiter le site du Visual Arts Center à Austin

+ Plus d’informations sur le Prix du Frac Bretagne – Art Norac


Visuel : Corentin Canesson, Sleep Spaces (Gouesnou), 2021 (détail) © Corentin Canesson/ADAGP, Paris. Crédit photo : Courtesy of the artist and Galerie Sator, Paris

Par |21 mai 2021|Catégories : Expositions à venir|Tags: , , |0 Commentaire
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