Expositions2020-03-20T13:40:07+01:00

Expositions en cours

(No)Time

Pauline Boudry & Renate Lorenz
12.02 - 23.05.2021
Frac Bretagne, Rennes
Un film par Pauline Boudry & Renate Lorenz, 2020, 19 min.
Chorégraphie/Performance : Julie Cunningham, Werner Hirsch, Joy Alpuerto Ritter, Aaliyah Thanisha
Coproduction :  Jindřich Chalupecký Society, Service des affaires culturelles du canton de Vaud, IFFR Rotterdam, Seoul Mediacity Biennale, le Frac Bretagne et le CA2M Madrid

(No)Time

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“Les mouvements peuvent-ils se connecter simultanément à une aspiration utopique et au désespoir politique? Au moment où nous sommes de plus en plus confrontés au conservatisme de droite, il semble urgent de bouleverser les conceptions progressistes du temps et de créer une scène pour quelque chose au-delà : à quoi ressemblera un mode minoritaire de temporalité?

Quatre interprètes semblent répéter des mouvements dans une étrange temporalité : lenteur extrême, désynchronisation, changements de rythmes, immobilité et des pauses. Les interprètes utilisent et mélangent souvent délibérément une gamme de mouvements inspirés du hip-hop, du dancehall, de la danse (post-) moderne et des performances de drag. Même s’ils·elles diffèrent sensiblement dans leurs styles, ils·elles se connectent par des similitudes soudaines, des mouvements obsédants et des souvenirs corporels, produisant et déplaçant leurs points de contact.

Si la fin du film est aussi son début, la séquence des scènes offre une expérience imprévisible du temps, notamment en semant le doute sur la mesure dans laquelle la lenteur et les ruptures sont opérées par les performeurs·euses ou par des moyens numériques.” Pauline Boudry & Renate Lorenz

LES ARTISTES

Pauline Boudry & Renate Lorenz travaillent ensemble à Berlin depuis 2007. Elles produisent des films, des installations et des sculptures fortement liés à la performance, chorégraphiant la tension entre narration et abstraction, visibilité et opacité. Leurs interprètes sont des chorégraphes, des artistes et des musicien·ne·s, avec lesquel·les elles ont de longues discussions concernant les conditions de la performance et l’histoire violente du regard, mais aussi sur la camaraderie, le glamour et la résistance.

Leurs travaux ont notamment fait l’objet d’expositions au n.b.k, Berlin (2020), au Centre culturel Suisse, Paris (2018), au Contemporary Art Museum, Houston – USA (2017). Elles ont, par ailleurs, représenté la Suisse lors de la 58e Biennale d’art contemporain de Venise (2019).

Avec le soutien de :

En attendant de rouvrir nos portes aux publics, nous accueillons les professionnels sur réservation.

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Visuels : Pauline Boudry & Renate Lorenz, (No)Time (capture), 2020. Crédit photographique : Aurélien Mole

Go ghost !

Francesco Finizio
12.02 - 23.05.2021
Frac Bretagne, Rennes

Go Ghost !

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À travers une esthétique « fait-main » et une approche spontanée pleine d’humour et d’ironie, Francesco Finizio développe une pratique basée sur l’observation d’incidents et de phénomènes qui interrogent autant les notions de transaction et de valeur, que de signification de nos constructions culturelles. Ses installations sont à la fois des modèles et des événements. Ainsi la représentation d’espaces planifiés pour des activités commerciales, pour l’habitat, l’exposition, la construction, l’archivage ou encore le travail, ont un aspect programmatique qui permet de spéculer activement sur les usages, les statuts et les sentiments que ces espaces cultivent.

Pour introduire son exposition au Frac Bretagne, l’artiste prend la parole. Poétique dans la forme, proche du slam dans ses sonorités, son texte ci-dessous se veut à la fois prise de position et amorce narrative.

Une bête balancée dans un espace vide, un champ ou une cage

Se précipitera vers le coin

Un espace vide s’annonce.

Froid et sombre.

Un interrupteur niché discrètement

Permet de s’exercer

À jouer au maître du jour et de la nuit.

Extinction. Allumage. Cool white. Un blanc béant.

w O mb

r OO m

t O mb

C’est-à-dire le ventre (maternel), l’antre, et le tombeau en anglais

Partagent une voyelle

Qui fait O-ffice d’O-uverture

Qui sonne pareil mais se dédouble dans le mot “room”

Pour indiquer un va et vient peut-être,

Que l’on puisse entrer et sortir à son gré

“Every day I push the broom across the room to make some room for the next day.” (“Chaque jour je balaie la place pour faire de la place pour le jour qui suit”)

Un espace est bien plus que le jeu de ses murs, de son sol et son plafond, de ses portes et ses fenêtres

Un espace devient ce qu’il est selon ce que tu y mets, comment tu organises les choses, leurs qualités respectives.

Comme démontré si bien par Martin Kippenberger dans “The happy end of Kafka’s America”

Comme le montre mon travail “How I went In and out of Business for seven Days and Seven Nights”

Je m’intéresse aux espaces qui se construisent depuis l’intérieur plutôt que d’en haut

L’exploration spatiale commence au bout des doigts

Je m’intéresse à l’espace pluriel et mobile. Il a lieu, est et a été.

Je m’intéresse au moment où une chose devient plusieurs.

Les contours se floutent. Les formes se meuvent.

On divague précisément, porté par le battement incontrôlable d’une paupière.

La tyrannie linguistique des marchandises nous enseigne qu’une table est une table est peut-être une table à manger mais n’est certainement ni un bureau ni un établi

Une table est aussi un lit, un abri, un radeau, un bouclier, un table-au

C’était ça l’idée derrière mon expo ARKPARKCRAFTRAFTCLINICLUBPUB à MOBY, Bat Yam, Israël

Où le vaisseau qu’est le batmen même devenait tous ces espaces à la fois.

Il faut mettre les noms de côté pour expérimenter les choses à nouveau.

Le langage a besoin d’épaississants pour que les mots se gardent plus longtemps en bouche

Il faut remettre le pâteux dans la poésie.

Que c’est triste de voir une chaise réduite à un ensemble de représentations logocentriques.

Alors qu’on pourrait penser les choses par affect tel pose cul plume

“Jam Econo” comme chantaient les Minutemen.

Faire avec des marteaux à la place des mains.

Opposer le gauchisme de deux mains gauches au pouce qui s’impose par opposition

S’abrutir pour faire connaissance des choses, les aider à parler d’elles mêmes

Lo-fi semper fi : les coquillages font bien office de cellulaires

Le prototypage rapide basse-res laisse l’imagination libre de penser et peser le meilleur et le pire.

Finir est plus loin que je souhaite aller.

Pratiquer la corde raide des bouts de ficelles

Organiser, désorganiser, confondre et inconfort.

GO GHOST !!!

Les fantômes ne fabriquent point. Ils font bouger les choses.

Ils font trembler les vitres et les murs, deplacent meubles et objets, secouent la maison et tout ce qu’il y a dedans…

Ils provoquent rencontres et collisions, squattent les corps comme des voyous s’emparent d’une caisse pour une virée nocturne…ils les possèdent

Pour ainsi dire – de la ventriloquie

Mon économie est celle du comique de stand-up

Un verre d’eau et un micro, peut-être un tabouret pour quand le verre fatigue.

La condition du comique de stand-up n’est pas sans ressembler à celle de l’anachorète : on bosse son truc, spartiate et solitaire

Bunuel l’a exploré avec son Simon du Desert.

Les dépenses sont minimes, le stockage n’est pas un souci.

Une économie stand-up

Je me rappelle une prof aux beaux-arts qui nous reprochait nos boutades

Crimes abjects à ses yeux

Mais si tes boutades sont bonnes et tu arrives à en aligner plusieurs, tu auras vite ton répertoire

Et peut-être que cela te permettra de dire plus que ton auteur américain moyen dans un pavé de six cent pages. *

* Ce texte est une traduction. Retrouvez la version originale sur la page en langue anglaise de ce site.

L’ARTISTE

Francesco Finizio (1967, Etats-Unis), vit et travaille à Plouzané.

“Le travail de Francesco Finizio s’imprègne de l’oppressante saturation matérielle qui nous entoure. L’artiste utilise des ressources quotidiennes ; des moyens simples mais sophistiqués qui lui permettent de concrétiser ses recherches sur le langage et les gestes du consumérisme et des médias de masse. Ses travaux renouvellent ainsi de manière poignante notre façon d’envisager et d’articuler notre condition économique, culturelle, sociale, politique et artistique.” Joshua Simon, neomaterialism.tumblr.com, mis en ligne le 20 février 2015, [consulté en ligne le 29 janvier 2021]. Disponible sur https://neomaterialism.tumblr.com/

Francesco Finizio est diplômé d’un Master of Fine Arts au Hunter College de New-York en 1992. Il réalise en 1997 un post-diplôme à l’École supérieure des Beaux-Arts de Marseille. De 2000 à 2005, il enseigne la sculpture et la vidéo à l’Université d’Aix-Marseille. Il est aujourd’hui enseignant à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Brest. Son travail a été notamment présenté au MOBY, Museum of Bat Yam de Tel Aviv – Israël (2015), au CAN de Neuchâtel – Suisse (2016) ou plus récemment à la Galerie RDV à Nantes (2019). 

+ En savoir plus sur le travail de l’artiste sur le site de Documents d’Artistes de Bretagne

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Visuel : © Francesco Finizio. Crédit photographique : Aurélien Mole

Mauve Zone

Corentin Canesson, Hilary Galbreaith, Camille Girard & Paul Brunet, Samir Mougas, Alisson Schmitt, Anaïs Touchot
12.02 - 23.05.2021
Frac Bretagne, Rennes
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Mauve Zone

Exposition des finalistes du Prix du Frac Bretagne – Art Norac 2021

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« Située aux confins de notre réalité – si l’on en croit les occultistes qui lui ont donné son nom – la « Mauve Zone » n’a ni contours, ni matière. Seuls des états de perception modifiés permettraient d’y accéder et de comprendre les relations qui se trament entre notre monde et cet espace parallèle. Région de possibles mutations du réel, elle apparaît dans de nombreux scénarios de science-fiction sous des formes allégoriques, toujours baignées de pourpre.

L’exposition « Mauve Zone » regroupe les sept artistes nommé·e·s pour le Prix du Frac Bretagne – Art Norac 2021.

Tous et toutes se connaissent de plus ou moins loin.
Certain·e·s sont né·e·s en Bretagne et/ou y ont fait leurs études, d’autres s’y sont installé·e·s récemment. Que cela soit depuis Brest, Quimper ou Rennes, chacun·e d’entre eux·elles entretient une relation spécifique à cette région sans que l’on puisse aisément déceler dans quelle mesure elle influence leurs pratiques respectives. L’exposition propose d’envisager de manière ouverte leur appartenance à une « scène bretonne » pour mieux appréhender les autres zones – sensibles, fictionnelles, géographiques – que leurs travaux investissent. S’il fallait les inscrire dans un territoire précis, celui-ci serait, à l’image de la « mauve zone », mouvant et sans frontières claires. D’autant plus que dans leurs œuvres, comme au sein de cette doublure de notre réel, les signes, artefacts et apparences sont en permanence rebattus et réagencés. Ainsi une pizzeria peut tout à fait se transformer en cabinet de psychanalyse ou une arme traditionnelle japonaise rencontrer un emoji. Et tandis que les humains sont transformés en insectes, les oiseaux, eux, prennent des postures anthropomorphes. Les symboles (archéologiques, numériques) sont transvasés ; les motifs s’agrandissent et se déforment, se cristallisent ou se dissolvent, passent d’un royaume figuratif à un règne abstrait. La zone est patchwork. Chacun·e travaille à collecter un monde en pièces détachées, à mettre en relation les sujets et matières qui se trouvent à leurs pieds. Leurs gestes n’ont rien de nouveau ; tout est question de périmètre : l’atelier, le jardin, la casse, le centre commercial, Shanghai, l’Antiquité, la Modernité, demain.
Visiblement, se respire en Bretagne un gaz hilarant qui fait bizarrement sourire leurs représentations, qu’elles soient êtres hybrides, objets ou ponctuation. La zone s’étire jusqu’à la commissure des lèvres. Elle n’a jamais été aussi mauve.»

Né en 1988, vit et travaille à Brest et Paris.

Diplômé de l’EESAB-site de Rennes en 2011. il a participé au 21e Prix de la Fondation d’entreprise Ricard Le Fil d’Alerte. Son travail a notamment fait l’objet d’expositions personnelles été présenté à la galerie Sator (2020), à la galerie Nathalie Obadia (2018), au Crédac – Centre d’art contemporain d’Ivry-sur-Seine (2017) et à Passerelle Centre d’art contemporain Passerelle de Brest (2015).

Née en 1989, vit et travaille à Rennes.

Diplômée de l’ESAAA d’Annecy en 2017, elle a présenté son travail à la Zoo Galerie à Nantes en 2018. Finaliste du Prix Sciences Po en 2019, son travail est présenté la même année aux Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse et au Confort Moderne à Poitiers.  Elle fait partie de la 69e édition Jeune Création à Paris en 2020.

Née 1985, né en 1980, vivent et travaillent à Quimper.

Diplômés de l’EESAB-site de Quimper en 2008. Leur travaux ont notamment fait l’objet d’expositions au Frac des Pays de la Loire à Carquefou (2018), à Mains D’Œuvres à Saint-Ouen(2017),  à la Halle Nord à Genêve (2017) et au Quartier Centre d’art contemporain de Quimper (2014).

+ En savoir plus sur le travail des artistes sur le site de Documents d’Artistes de Bretagne

Né en 1980, vit et travaille à Rennes.

Diplômé de l’EESAB-site de Quimper en 2005 puis d’un MFA aux Pays-Bas en 2007. Son travail a notamment été présenté lors de la 9e Biennale Internationale de Design de Saint-Etienne (2015), au Printemps de septembre à Toulouse (2018). En 2019, il intervient sur un bus de la ligne 4 dans le cadre du Voyage à Nantes. En 2020, son travail fait l’objet d’une exposition solo à la Galerie Eric Mouchet, Paris.

+ En savoir plus sur le travail de l’artiste sur le site de Documents d’Artistes de Bretagne

Née en 1992, vit et travaille à Rennes.

Diplômée de l’EESAB-site de Rennes en 2016 et d’un programme de recherche post-diplôme à Shanghai en 2017. En 2018, elle fait partie du programme de résidence à destination des artistes émergents, Les Chantiers à Passerelle Centre d’art contemporain de Brest, à la suite de laquelle elle présentera une exposition personnelle. Elle a notamment présenté son travail au Musée des Beaux-arts de Rennes (2016), au Babel Lelab Festival d’Hangzhou et au SowerArt Space de Shanghai (2018) ainsi qu’au Parc-Saint-Léger Centre d’art contemporain de Saint-Léger de Pougues-les-Eaux(2020).

+ En savoir plus sur le travail de l’artiste sur le site de Documents d’Artistes de Bretagne

Née en 1987, vit et travaille à Brest.

Diplomée de l’EESAB-site de Brest en design (2010) et en art (2011), son travail est présenté au CAN de Neuchâtel en Suisse, à Passerelle Centre d’art contemporain de Brest et au Festival de L’Estran (2016). L’année suivante, elle part en résidence à Puerto Colombia dans le cadre de l’année culturelle France-Colombie. En 2019, elle crée un Pédilove dans le Canyon du Frac Bretagne et présente une exposition personnelle à L’apparté, lieu d’art contemporain à Iffendic.

+ En savoir plus sur le travail de l’artiste sur le site de Documents d’Artistes de Bretagne

  

Elsa Vettier est commissaire d’exposition et critique d’art indépendante. Formée à l’Ecole du Louvre et à l’Université d’Essex (Royaume-Uni), elle collabore régulièrement à des revues spécialisées dont Zérodeux, artpress, Critique d’Art, etc. Elle a précédemment travaillé aux côtés de Charlotte Laubard pour Nuit Blanche 2017 et avec Etienne Bernard et Céline Kopp à l’occasion de la 6e édition des Ateliers de Rennes – biennale d’art contemporain. Ses projets personnels – curatoriaux et éditoriaux – émergent au contact des artistes et embrassent une pluralité de formats : entre exposition-performance (« Extasis Casual », avec Samuel Nicolle et Clara Pacotte, In-box Bruxelles, 2019), entretien-fiction (Saint-Pierre-des-corps, avec Jean-Charles de Quillacq, éd. Sombres Torrents, 2020) et collaborations radiophoniques (LL Drops, avec Kevin Desbouis, Julie Sas et Fabien Vallos, *DUUU radio, 2020). Elle mène également un travail d’accompagnement des artistes dans des contextes de résidences (Les Chantiers, La Malterie…) et au sein d’écoles d’art.

  

  

À propos du prix

  

Le Prix du Frac Bretagne – Art Norac 2021

Lancé en 2020, le Prix du Frac Bretagne – Art Norac est un dispositif de soutien au développement professionnel international des artistes vivant et travaillant en Bretagne porté par le Frac Bretagne grâce au soutien d’Art Norac, association pour le mécénat du groupe Norac. L’ambition de ce Prix est d’accompagner des créateurs de la scène artistique régionale vers une expérience à l’international afin de favoriser la professionnalisation de leur parcours hors de nos frontières. Le Visual Arts Center d’Austin aux Etats-Unis est associé au programme et accueillera en 2022 l’artiste lauréat pour produire une exposition personnelle dans ses murs. Du 12 février au 23 mai 2021, au Frac Bretagne, Rennes, l’exposition Mauve Zone présente le travail des artistes finalistes.

  

En attendant de rouvrir ses portes à tou.te.s, le Frac Bretagne accueille les professionnels sur réservation.

Réservation professionnels

  


Visuel haut de page : Corentin Canesson © Anne-Laure Buffard, Hilary Galbreaith © Sebastiano Pellion di Persano, Camille Girard & Paul Brunet © Margot Montigny, Anaïs Touchot, Alisson Schmitt © Margot Montigny, Samir Mougas

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Expositions à venir

Shifumi

Exposition collective
Galerie Pictura, Pont des Arts, Cesson-Sévigné

Shifumi, Paysages de la collection du Frac Bretagne

Shifumi, c’est ce jeu de mains connu de tous, pratiqué dans les cours d’écoles, pour les longs trajets en voiture ou tout simplement quand on en a envie !
Shifumi c’est « pierre-feuille-ciseaux », et par association d’idées, la pierre du jardin minéral, la feuille des végétaux et les ciseaux des amateurs d’Ikebana.
C’est sous cet angle du jeu et du décalage que se construit l’exposition d’œuvres du Frac Bretagne autour du paysage. Tant minéral que végétal, il se décline en jardin d’ornement, jardin nomade, jardin augmenté ou encore jardin secret et permet le dialogue entre photographie, sculpture, dessin et vidéo, accordant une attention particulière à quelques acquisitions récentes.

LES ARTISTES

Dove Allouche
Wilifrid Almendra
Pierre-Olivier Arnaud
Isabelle Arthuis
Anne Daems
Gilles Ehrmann
Goldschmied & Chiari
Hippolyte Hentgen
Les Frères Ripoulain
Pascal Rivet
Sigurdsson Arni Sigurdur
Hervé Thoby

Pont des Arts, Cesson-Sévigné

Visuel : Isabelle Arthuis, Rocher, Lot (détail), de la série Living Colors (Part IV), 2008 © Isabelle Arthuis. Crédit photographique : Isabelle Arthuis

Par |21 novembre 2020|Catégories : Expositions à venir|0 Commentaire

Neanderthal Redemption

Nathaniel Mellors
11.06 - 19.09.2021
Frac Bretagne, Rennes

Neanderthal Redemption, une trilogie en quatre actes

Le Frac Bretagne réunit pour la première fois l’intégralité de la série de films autour de la figure de l’Homme de Néandertal produite par l’artiste britannique Nathaniel Mellors depuis 2012.

Le premier film intitulé The Sophisticated Neanderthal Interview (2012) met en scène une interview entre un homme «moderne» éthéré (Truson) et un homme de Néandertal apparemment réel. L’homme de Néandertal se révèle être plus intelligent que Truson. Il joue avec lui et ses aspirations au primitivisme. L’interview se déroule dans une version du mythique «Eden» à savoir les grottes historiques de Bronson à Los Angeles (lieu de tournage récurrent des westerns hollywoodiens et de la première série télévisée de Batman). Ce site se présente comme un lieu métaphorique – Eden comme une métaphore du passage d’un mode d’existence humaine durable (chasseur-cueilleur) au Paléolithique supérieur à un mode d’existence néolithique basé sur la connaissance de l’agriculture et la propriété foncière qui est le début de notre système moderne et le moment où nous entrons dans une économie de propriété qui est finalement écologiquement intenable.

Dans Neanderthal Container (2014), Nathaniel Mellors fait réapparaitre ce personnage sous la forme d’un mannequin de Néandertal en chute libre permanente. En plus de filmer la silhouette tombant et rebondissant sur des arbres, des plantes et des bâtiments dans et autour de Los Angeles, l’artiste largue la silhouette de Néandertal depuis un avion au-dessus de la vallée de San Joaquin. Mellors a conçu la figure tombante comme représentant un «extérieur absolu» et ces séquences sont rythmées par des fragments vidéo plus psychédéliques représentant l’intérieur de Néandertal – un décor de cinéma peuplé de quatre versions différentes du personnage de Néandertal qui réfléchissent sur leur condition et leur position «à l’intérieur du Mannequin de cascade de Néandertal… qui est en fait un vaisseau spatial. »

Dans Neanderthal: The Endless C’ (2021), dernier opus de la trilogie produit par le Frac Bretagne, notamment influencée par la pièce de Jean Cocteau La Voix Humaine, on voit le Néandertalien faire une dépression au téléphone. Peut-être que le personnage est crucifié dans la pièce, comme une sorte de crucifixion à petite échelle.

Comme une sorte d’introduction ou de prequel à cette trilogie, l’exposition au Frac Bretagne prend appui sur la série télévisée Ourhouse (2010- ) qui met en scène la vie de la famille excentrique Maddox-Wilson déstabilisée lorsque sa maison («Ourhouse») est occupée par L’Objet (Brian Catling), que la famille ne reconnaît pas comme un être humain, chacun percevant une forme différente à sa place. L’Objet commence à manger les livres de la famille et en digérer – littéralement – le contenu. Chaque épisode de la série est construit à partir des textes que l’Objet avale, semi-digère et régurgite. Dans Ourhouse Episode -1 (2015-16), présenté dans le cadre de l’exposition au Frac Bretagne, L’Objet avale The Eternal Present – un livre retraçant 35 000 ans d’art rupestre européen.

L’ARTISTE

Nathaniel Mellors (1974, Grande-Bretagne), vit et travaille à Los Angeles.

Nathaniel Mellors développe un art basé sur la réalisation de films, de l’écriture des scénarios aux tournages au cours desquels il s’entoure d’acteurs comme Patrick Kennedy ou David Birkin. A ces films s’ajoute un travail autour de la sculpture ou encore des photogrammes. Ses œuvres sont pleines d’humour, elles sont irrévérencieuses et absurdes parfois, poétiques souvent mais bien que décalées, elles évoquent les thèmes de la possession, de l’histoire et du pouvoir. En utilisant les techniques de la fiction cinématographique, il insère ses œuvres dans un contexte déterminé et ancre son propos dans une réalité sociale qu’il questionne et analyse. Il s’interroge sur nos goûts, notre morale, nos habitudes et autres idées ancrées dans notre mémoire collective.

Nathaniel Mellors est diplômé du Royal College of Art de Londres en 2001. Son travail a notamment été présenté au Hammer Museum de los Angeles et à la Galerie art : concept, Paris (2014) ; à la 57e Biennale de Venise avec Erkka Nissinen pour le Pavillon Finlandais (2017) ; au New Museum de New-York (2018) ; à The Box, Los Angeles et à la Matt’s Gallery de Londres (2019).

Venir au Frac

Visuel : Nathaniel Mellors, Neanderthal Container (capture vidéo), 2014

Une traversée photographique en Bretagne

Parcours d'expositions
01.04 - 30.09.2021
Dans toute la région
Les structures partenaires : Les Balades photographiques – Daoulas, Centre d’art GwinZegal – Guingamp, Festival Photo La Gacilly, Galerie L’Imagerie – Lannion, Galerie Le Lieu – Lorient, Les Champs Libres – Rennes, Frac Bretagne – Rennes

Une traversée photographique en Bretagne

Une traversée photographique en Bretagne est le fruit de la réunion de sept structures artistiques qui partagent la même passion pour la photographie en région Bretagne. Ensemble, elles dessinent des parcours, récits et aventures pour découvrir ce que le territoire recèle de trésors photographiques contemporains.

Expositions monographiques, festival, collections bretonnes ou projets dans la ville, Une traversée photographique en Bretagne, ce sont plus de 30 propositions offertes cet été aux publics pour traverser la Bretagne par le prisme de la photographie.

Embarquez pour Une traversée photographique en Bretagne à Chateaugiron, Daoulas, Guingamp, La Gacilly, Lannion, Lanrivain, Lorient, Rennes, Saint-Briac, Saint-Carré…

Venir au Frac

Visuel : Logo par Loriane Panel © Une traversée photographique 

Ghost Party

Manon de Boer & Latifa Laâbissi
08.10.2021 - 23.01.2022
Frac Bretagne, Rennes
Coproduction : WIELS Centre d’art contemporain – Bruxelles (BE) , Frac Bretagne – Rennes (FR), Kunstencentrum BUDA – Courtrai (BE), la Communauté flamande de Belgique, Museum Dhondt Dhaenens – Deurle (BE), Netwerk – Aalst (BE), Kunstendecreet (BE), Fondation Serralves – Porto (PT), Théâtre de Poche – Hédé-Bazouges (FR)

Ghost party

L’artiste Manon de Boer et la chorégraphe Latifa Laâbissi se sont rencontrées en 2015 lors d’un workshop autour du travail d’Oscar Schlemmer et de la fluidité entre les différents médiums et langages artistiques. En effet, la pluridisciplinarité est essentielle dans chacune de leur pratique. Elles ont donc décidé d’approfondir leur collaboration dans une temporalité dilatée et distendue, à travers des contextes de travail diversifiés tels que des conversations itinérantes, le souvenir de lectures partagées, le jardinage, la correspondance et le collage.

Leur dialogue s’éloigne de l’urgence d’un résultat, d’une régularité rigide ou de toute anticipation prévisible. Manon de Boer et Latifa Laâbissi ont toutes deux un cheminement et des méthodes de travail affirmés et voient dans leur collaboration une occasion de défier leurs processus, de se laisser altérer par l’autre pour élaborer différemment. C’est dans cette perspective qu’au fil du temps elles construisent un corpus d’images commun, une carte mentale qu’elles activent et explorent en se questionnant sur leur propre discipline et par le tâtonnement d’un terrain à priori inconnu.

Le projet Ghost Party propulse la voix au premier plan, questionne son timbre, son langage, ses affects, ses accents.

Le projet comporte 2 volets : l’un chorégraphique (Ghost Party I) et l’autre vidéo (Ghost Party II).

LES ARTISTES

Manon de Boer (1966, Inde), vit et travaille à Bruxelles.

Manon de Boer a complété sa formation artistique à l’Akademie Van Beeldende Kunsten, à Rotterdam, et à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam. Utilisant la narration personnelle et l’interprétation musicale à la fois comme méthode et comme sujet, Manon de Boer explore la relation entre le langage, le temps et la vérité pour produire une série de portraits dans lesquels le support cinématographique lui-même est continuellement interrogé.

Son travail a été exposé à l’international, à la Biennale de Venise (2007), à la Biennale de Berlin (2008), à la Biennale de São Paulo (2010), à la Documenta (2012), à la Biennale de Taipei (2016) et a également été présenté dans de nombreux festivals de cinéma à Hong Kong notamment, Marseille, Rotterdam et Vienne. Son travail a fait l’objet d’expositions monographiques au Witte de With à Rotterdam (2008), Frankfurter Kunstverein (2008), South London Gallery (2010), Contemporary Art Museum of St Louis (2011), Museum of Art Philadelphia (2012), Van Abbe Museum, NL (2013), Secession Vienna (2016) et Groundwork, GB (2018).

Latifa Laâbissi (1964, France), vit et travaille à Rennes.

Mêlant les genres, redéfinissant les formats, les créations de Latifa Laâbissi font entrer sur scène un hors-champ multiple où se découpent des figures et des voix. La mise en jeu de la voix et du visage comme véhicule d’états minoritaires devient indissociable de l’acte dansé dans Self portrait camouflage (2006) et Loredreamsong (2010). Poursuivant sa réflexion autour de l’archive, elle crée Écran somnambule et La part du rite (2012) autour de la danse allemande des années 1920. Pourvu qu’on ait l’ivresse (2016), création cosignée avec la scénographe Nadia Lauro, produit des visions, des paysages, des images où se côtoient l’excès, le monstrueux, le beau, l’aléatoire, le comique et l’effroi. Depuis 2011, Latifa Laâbissi assure la direction artistique d’Extension Sauvage, programme artistique et pédagogique en milieu rural (Bretagne). En 2016, une monographie sur l’ensemble de son travail est parue aux Éditions Les Laboratoires d’Aubervilliers et Les Presses du réel. En 2018, elle crée avec Antonia Baehr la performance Consul et Meshie. Elles se retrouvent également en 2019 pour collaborer sur la vidéo Moving Backwards du duo d’artistes Pauline Boudry et Renate Lorenz, présentée au Pavillon suisse de la 58e Biennale de Venise.

Venir au Frac

Visuel : Ghost Party (détail) © Manon de Boer & Latifa Laâbissi

Thomas Teurlai

08.10.2021 - 23.01.2022
Frac Bretagne, Rennes

Thomas Teurlai

Artiste habité par une histoire ensevelie des formes, de matériaux et de pratiques rituelles, Thomas Teurlai investit des espaces aux quatre coins du monde, du white cube aux espaces industriels déclassés. Exhumant des récits, bouturant sons, sculptures et sciences humaines, l’artiste redonne vie et mouvement à des objets et des histoires délaissées. De cette rencontre entre les mondes de l’alchimie, du bricolage et du sacré émergent des installations hybrides qui sollicitent nos zones érogènes. Le visiteur se retrouve impliqué, corps et âme, dans ces espaces d’une poésie décalée, où le temps semble se dilater.

Pour son exposition au Frac Bretagne, Thomas Teurlai s’intéresse à la subsidence, phénomène géologique décrivant l’enfoncement des mégapoles dû au pompage des eaux souterraines et au bétonnage intensif. Cet affaissement global sert d’amorce à une errance filmique en vue subjective.
Rêverie cyberpunk où un musée fantôme erre les pieds dans l’eau, périclitant sous les assauts répétés de spores et autres virus antédiluviens. Une déambulation à rebours du temps, tissant entre eux des espaces à priori éloignés.
S’y croiserons les momies de street artists gisant sur les rives poussiéreuse d’une histoire mort-née.
Un astrolabe de granit radioactif composant la bande son, comme un Thérémine monolithique inversé.
Et un texte en rouet-épiléptique, filant la voie off pour sortir du tunnel.
De l’autre côté du trou de ver teinté.

L’ARTISTE

Thomas Teurlai (1988, France), vit et travaille à Clichy. 

Diplômé de la Villa Arson, Nice en 2011, il complète sa formation avec le post-diplôme de l’école d’art de Lyon en 2014. En 2015, il fait parti du 17e Prix de la Fondation Ricard. Son travail est également présenté dans le cadre de La Nuit Blanche et des Ateliers de Rennes, Biennale d’art contemporain, au Musée Cantini de Marseille (2016), au Palais de Tokyo (2017) à La Panacée, Montpellier (2018) et au centre d’art contemporain Les Tanneries d’Amilly (2019).  

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Visuel : © Thomas Teurlai

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