Expositions2022-06-11T03:37:33+02:00

Expositions en cours

  • Marc Camille Chaimowicz, Celebration ? Realife Revisited (détail), 1972-2000. Collection Frac Bourgogne © Marc Camille Chaimowicz. Crédit photo : Aurélien Mole. 

Pas sommeil

Exposition collective
11.06. - 18.09.22
Les Champs Libres, Musée des beaux-arts, Frac Bretagne, Rennes

Dans le cadre de

 

Mis en œuvre par la Ville de Rennes et Rennes Métropole, Exporama, le rendez-vous annuel de l’art contemporain, propose aux publics un parcours urbain valorisant les multiples initiatives rennaises en matière d’art contemporain.

Pas sommeil

La fête dans tous ses états

L’exposition Pas sommeil propose d’envisager l’été 2022 comme le crépuscule de cette pandémie qui nous aura interdit de nous livrer aux formes d’errance entre chien et loup que nous affectionnons tant et qui sont profondément ancrées dans l’ADN rennais. L’été 2022 serait ainsi le (grand) soir au cours duquel sont de nouveau possibles les transgressions porteuses de la convergence collective, de la rencontre créatrice de sens et de formes.

L’exposition se veut ainsi ouverte, festive, poétique, généreuse mais aussi contemplative, revêche et militante. Elle évoque la fête dans son acception élargie – du rassemblement populaire impromptu au dancefloor, de la kermesse de village au concert de rock, de la rave techno à la culture queer… – en réunissant des pratiques artistiques de tous horizons. La fête est envisagée comme le lieu de la réjouissance autant que celui de la résistance, de la revendication sociale, identitaire et culturelle, celui du spectaculaire comme de l’intime.

En investissant l’univers de la fête, les œuvres présentées invitent le public à vivre une expérience singulière, collective ou individuelle, interpellant leurs sens, incitant à l’interaction avec les dispositifs proposés et à la mise en mouvement de leur corps. Les esthétiques, les ambiances, les signaux, les dispositifs extraits du monde festif sont transposés et mis au service des œuvres d’art, avec une bonne dose d’humour à la fois jubilatoire et pleine de dérision.

Le public est libre de découvrir les trois volets de l’exposition au Musée des beaux-arts, aux Champs Libres et au Frac Bretagne selon l’ordre qu’il souhaite, en construisant son itinéraire. Dans chacun des lieux, le parcours interroge différents aspects et enjeux de la fête, faisant se croiser les lignes de force qui traversent toute l’exposition.

LES ARTISTES

Marina Abramović, Boris Achour, Diane Arbus, Davide Balula, Marc-Camille Chaimowicz, Clément Cogitore, Zuzanna Czebatul, Edith Dekyndt, Rineke Dijkstra, Sylvie Fleury, Ceal Floyer, John Giorno, Nan Goldin, Dominique Gonzalez-Foerster, Andreas Gursky, Keith Haring, Julie Hascoët, William Kentridge, Yarema Malashchuk & Roman Khimei, Bernhard Martin, Jean-François Monier, Tania Mouraud, Mark Neville, Vincent Olinet, Christodoulos Panayiotou, Cécile Paris, Tony Regazzoni, Delphine Reist, Georgina Starr, Agnès Varda, Piotr Uklański, Bárbara Wargner & Benjamin de Burca, Gillian Wearing.

Billetterie en ligne

 

+ Télécharger le guide de visite du volet de l’exposition présenté au Frac Bretagne

+ Télécharger le livret-jeux

FERMETURE ESTIVALE DU CENTRE DE DOCUMENTATION DU 01 AU 19 AOÛT 2022
Pour compléter votre visite de Pas sommeil, plusieurs ressources documentaires restent disponibles dans les salles d’exposition avec les dossiers documentaires papier et ici en version numérique : https://bit.ly/3oqkh3p

Rendez-vous à noter autour de l’exposition :

Jeudi 25 août | Ciné plein air dans le parc de Beauregard

Samedi 17 et dimanche 18 septembre | Journées européennes du Patrimoine et du Matrimoine

Pas sommeil. La fête dans tous ses états est une exposition collective proposée par le Frac Bretagne, le Musée des beaux-arts de Rennes et les Champs Libres.

 
Logo Musée des beaux-arts de Rennes
Logo Les Champs libres
 

Visuel bandeau : Marc Camille Chaimowicz, Celebration ? Realife Revisited (détail), 1972-2000. Collection Frac Bourgogne © Marc Camille Chaimowicz. Crédit photo : Aurélien Mole. Visuels carrousel : Vues de l’exposition Frac Bretagne, Les Champs Libres et Musée des beaux-arts de Rennes, crédit photo : Aurélien Mole et Jean-Manuel Salingue.

Par |17 février 2022|Catégories : expositions, expositions en cours|Tags: , , , , |2 Commentaires
  • ElsaTomkoviak, OUT / les grands drapés, 2022 © ADAGP, Paris 2022

Festival Air de fête 2022

Elsa Tomkowiak
09.07 - 18.09.2022
Saint-Briac-sur-mer

 

Festival Air de fête 2022

Dans les rues de Saint-Briac cet été, le Frac Bretagne et la commune proposent une nouvelle expérience artistique à ciel ouvert. Dans une dynamique d’immersion toujours renouvelée, le pavoisement de drapeaux plonge l’espace public sous une vague colorée : les rues et ruelles du village accueillent le travail d’Elsa Tomkowiak. Avec rythme, force et volupté, l’artiste s’empare des teintes les plus vives, joue de leurs vibrations et déploie pour les visiteuses et les visiteurs une expérience sensorielle inédite.

L’artiste

Elsa Tomkowiak
Née en 1981, vit et travaille à Douarnenez.

« Dès ses premières années à l’école d’art, Elsa Tomkowiak conçoit la peinture comme un fait spatial. C’est-à-dire comme une pratique dynamique d’expansion de la couleur dans l’espace. La priorité est à la couleur. Aux couleurs, et à leur déploiement. Cette conception ignore d’emblée les frontières entre la peinture et la sculpture, puisque la peinture est, de facto, volume. (…)

Son exploration est un bain de couleurs une immersion dans la composition. On s’y sent happé, attiré, mais libre comme dans une forêt. La peinture nous enveloppe sans nous submerger. Nous pénétrons dans un spectre puissamment articulé, dont les éléments se donnent tour à tour puis se réajustent entre eux. A chaque pas, nous décomposons et recomposons le tableau. Ou plutôt à chaque pas, le tableau se défait et se reforme autour de nous. La peinture respire, vit dans notre mouvement. (…)

La couleur, comme la voix sont indissociablement liées au corps. C’est une pulsion organique, passé un instant par le filtre de la raison et du calcul pour trouver la justesse de sa tessiture et de sa structure. L’énergie ainsi libérée ne conduit pas au chaos. C’est pourquoi le déchaînement coloré des installations d’Elsa Tomkowiak n’est jamais une tempête. C’est une énergie folle insufflée dans une structure audacieusement ordonnée. Festives et méthodiques ses compositions obéissent à des systèmes rigoureux, mais elles ouvrent à des modalités inédites qui maintiennent la pratique de la peinture dans une voie constamment jubilatoire. »

[Expansion de la couleur, Hubert Besacier, 2012 (extraits)]

Découvrez le travail de l’artiste sur ddabretagne.org

Une exposition organisée en partenariat par le Frac Bretagne et la commune de Saint-Briac

Accès gratuit. Dans les rues du centre-bourg


Visuel : Elsa Tomkowiak, OUT / les grands drapés (détail), 2022 © ADAGP, Paris 2022 

Par |4 janvier 2022|Catégories : expositions, expositions en cours|Tags: , , , |0 Commentaire
  • Jean Jullien Paper People

Les pas

Jean Jullien
02.07 - 18.09.2022
Clohars-Carnoët

 

Exposition organisée en partenariat avec

 

Avec le soutien de

 

 

 

Une affiche a été éditée à l’occasion de l’exposition de Jean Jullien Les Pas.
À retrouver en vente à la boutique du Frac Bretagne et à la Maison-Musée Gauguin.

Les pas

Reconnu internationalement pour ses illustrations produites pour des commanditaires prestigieux comme The New York Times, le Centre Pompidou, Les Inrocks, The Guardian, RCA Records, National Geographic ou encore Le Grand Palais, le Breton Jean Jullien développe depuis plusieurs années un commentaire graphique du monde contemporain aussi amusé qu’acerbe.

Peuplé de ceux qu’il appelle ses Paper people (personnes en papier), l’univers de Jean Jullien puise autant dans la culture populaire de cet enfant des années 1980 que dans l’histoire de l’affichisme – de Ungerer à Savignac. Plus récemment, il est retourné sur la côte sud-finistérienne de son enfance pour s’adonner à la peinture. De Lesconil à la Torche, il y observe dunes, bateaux et surfeurs, avec tout le génie du trait qu’on lui connaît en donnant le sentiment de vouloir échapper à la schizophrénie du commentaire de presse pour coucher le temps long sur la toile.

Pour son exposition personnelle Les Pas à Clohars-Carnoët, Jean Jullien investit la station balnéaire du Pouldu où se sont installés à la fin du XIXe siècle certaines illustres figues de l’École de Pont-Aven.

Un de ses Paper people quitte la feuille de papier pour construire en volume et à échelle humaine un voyage sur les pas de ses illustres prédécesseurs. On le découvre ainsi attablé à la Buvette de la Plage où les peintres séjournèrent, tenue à l’époque par Marie Henry (aujourd’hui reconstituée à l’identique à la Maison Maison-Musée Gauguin), allongé sur la plage des Grands Sables dont les paysages et la fameuse lumière les inspirèrent tant ou encore au travail, pinceau à la main, dans la Chapelle Saint-Jacques, transformée en atelier d’artiste.

Cette fiction artistique à travers le village se poursuit à La Longère par une une présentation retraçant l’histoire des Paper people dans la pratique de Jean Jullien.

Découvrez le travail de l’artiste : jeanjullien.com
Evénement organisé en partenariat avec la Ville de Clohars-Carnoët.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Maison-Musée Gauguin
10, rue des Grands Sables Le Pouldu
Juillet-Août : tous les jours de 11h à 19h
Du 1er au 18 septembre : tous les jours de 10h à 18h
Tarif plein : 4,50€ / tarif réduit : 3€
Gratuité moins de 12 ans

Chapelle Saint-Jacques
Clohars-Carnoët
Du mercredi au dimanche de 15h à 19h et le samedi de 10h à 13h
Entrée libre

Galerie Municipale, La Longère
4, rue de Saint-Jacques
Clohars-Carnoët
Du mercredi au dimanche de 15h à 19h et le samedi de 10h à 13h
Entrée libre

Plage des Grands Sables
Le Pouldu

 


Visuel : Paper people © Jean Jullien

Par |4 janvier 2022|Catégories : expositions, expositions en cours|Tags: , , , |0 Commentaire

MOTIFS, RAISONS D’AGIR

Exposition collective
25.06 - 02.10.2022
Espace François-Mitterrand, Guingamp

 

MOTIFS, RAISONS D’AGIR

À l’origine de l’exposition Motifs, raisons d’agir, il y a une récolte. Une collecte de motifs, principalement dans les œuvres peintes de la collection du Frac Bretagne.
Cette sélection d’œuvres a été réalisée collectivement avec l’artiste Yoan Sorin, le Frac Bretagne, les groupes de la Maison de l’Argoat(association pour l’insertion) et de l’ESATCO (Établissement et Service d’Aide par le Travail) – site du Pays de Guingamp. Toutes et tous ont livré leurs affinités et leurs préférences, dépassé leurs doutes et leurs interrogations face aux œuvres, pour aboutir à une sélection de quinze pièces, petites ou monumentales, de onze artistes et collectifs, toutes générations confondues.

« Je me suis focalisé sur le geste et les motifs dans les peintures de la collection. J’ai cherché des formes, qu’elles soient géométriques ou plus libres, qui pouvaient être repérées et répétées lors des ateliers. Une première sélection de plus d’une vingtaine de peintures a été faite puis j’ai réduit petit à petit le nombre d’œuvres choisies en prenant en compte les préférences des participantes et participants. » Yoan Sorin

Les volumes fabriqués lors des ateliers de pratique artistique avec les groupes de La Maison de l’Argoat et de l’ESATCO viennent s’insérer dans l’accrochage et créer une joyeuse cohabitation. Qu’elles soient statiques ou mobiles, sonores ou silencieuses, œuvres ou décors, les formes façonnées dans des matériaux aussi variés que surprenants, entrent en relation avec les œuvres du Frac accrochées au mur, tout en conservant leur propre autonomie. Cerise sur le gâteau, un film dévoilant les coulisses des ateliers est à découvrir dans l’exposition.

Avec des œuvres des artistes de la collection du Frac Bretagne : Jean-Pierre Bolmer, Christian Bonnefoi, Dector & Dupuy, Shirley Jaffe, Navine G. Khan-Dossos, Annick Lécuyer, Renée Levi, Linus Bill + Adrien Horni, Vera Molnar, Bernard Piffaretti, Jean-Michel Sanejouand

Informations pratiques

Espace François-Mitterrand
1 Place du Champ au Roy, 22200 Guingamp, près de l’Hôtel de Ville

Entrée libre
Du mercredi au dimanche, de 14h30 à 18h30
Le vendredi, de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30

OUVERTURE ET LANCEMENT DE L’EXPOSITION : gratuit, ouvert à toutes et tous, jeunes et adultes, le vendredi 24 juin à partir de 18h à l’Espace François-Mitterrand. Performance de l’artiste Esmeralda Da Costa pendant la soirée, à partir du projet de Yoan Sorin.

Découvrez le travail de l’artiste : Yoan Sorin
Evénement organisé en partenariat avec la Ville de Guingamp dans le cadre du Frac en résidence.

Qu’est-ce que le Frac en résidence ?

Le Frac en résidence est un dispositif inventé par le Frac Bretagne qui se déplace sur le territoire breton tous les deux ans. Il réunit en même temps et sur une zone géographique définie, plusieurs projets participatifs à partir de la collection et imaginés avec des groupes de personnes d’horizons différents.

Tout savoir sur le Frac en résidence


Visuel : Navine G. Khan-Dossos, The NSO Connection To Jamal Khashoggi, de l’ensemble : NSO, 2018. Collection Frac Bretagne © Navine G. Khan-Dossos. Crédit photographique : Yiannis Hadjiaslanis

Par |4 janvier 2022|Catégories : expositions, expositions en cours|Tags: , , , |0 Commentaire
  • crédit photo : Aurélien Mole

L’art d’être un.e touriste

Exposition collective
10.06. - 18.09.2022
Frac Bretagne, Rennes

L’art d’être un.e touriste*

Quelles qu’en soient les raisons, le désir d’évasion ou de dépaysement, les vacances en solitaire ou le tourisme de masse, le voyage a toujours été pour les artistes source d’inspiration.

Muriel Bordier
Claude Closky
Jérémie Gindre
Henri Girard
Lamia Joreige
Richard Long
Richard Louvet
Martin Parr
UNTEL
Lawrence Weiner

→ Œuvres de la collection livres d’artistes du Frac Bretagne

*titre inspiré de la performance du groupe UNTEL, 1978

Exposition à découvrir au Frac Bretagne, Rennes, sur le Mur du Fonds

Le Mur du Fonds

Dévolu à la présentation d’initiatives éditoriales, le Mur du Fonds fait la part belle à la collection de multiples et livres d’artistes du Frac Bretagne ainsi qu’aux artistes, graphistes, éditrices et éditeurs et étudiant.es qui développent une approche originale de l’édition. Très réactive, sa programmation est pensée dans l’échange et en lien avec l’actualité artistique…

Venir au Frac Bretagne, Rennes


Visuel : Vue de l’exposition – Muriel Bordier, Bons baisers : Allemagne, Amérique, Belgique, Bosnie, Croatie, Egypte, Espagne, France, Italie, Maroc, Monaco, Pays-Bas, Portugal, Pologne (détail), 2009. Collection Livres d’artistes du Frac Bretagne © Adagp, Paris 2022. Crédit photo : Aurélien Mole.
Par |17 février 2022|Catégories : expositions en cours|Tags: , , , |0 Commentaire
  • Visuel : Le bal © EESAB – Site de Rennes

Pourvu qu’on ait l’ivresse | Volet 3

Les étudiant.es de l'EESAB - Site de Rennes
30.04 - 18.09.2022
Frac Bretagne, Rennes

 

Pourvu qu’on ait l’ivresse | Volet 3

Pourvu qu’on ait l’ivresse est un projet par des étudiant·es en art, design et design graphique de l’EESAB – Site de Rennes, sous la coordination de leurs enseignant·es Julie Fortier, Hilary Galbreaith, Raphaële Jeune, Luc Larmor, Jean-Simon Roch, Charlotte Vitaioli, en collaboration avec le Frac Bretagne.

Un laboratoire artistique et pédagogique de l’EESAB – Site de Rennes

En 1958, le tout jeune cinéaste Jean-Daniel Pollet plaçait sa caméra au cœur d’un dancing pour y dresser le portrait tendre et drôle d’une humanité en quête d’amour et de plaisir. Cela donnait son premier chef d’œuvre, Pourvu qu’on ait l’ivresse. En 2022, reprenant ce titre, l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes s’empare du thème de la fête pour renouer avec ce besoin fondamental de la vie collective. Du bal populaire à la free-party, de la célébration publique au carnaval, du festival à la soirée entre ami.es, la fête est un rituel de débordement et de proximité qui cimente la communauté en modifiant et en intensifiant les relations qui la traversent, mais aussi, souvent, en renversant les valeurs et en transgressant les normes sociales. Si la pandémie ne nous laisse pas encore la liberté de festoyer, les étudiant.es de l’EESAB se proposent de reconquérir ardemment l’esprit de la fête à travers des créations plastiques qui donnent forme à ses excès, ses éclats et ses traces. Vidéos, photographies, sculptures, affiches, peintures, objets et productions radiophoniques trouveront leur place au Frac Bretagne, dans Le Canyon et sur Le Mur du Fonds, au gré de quatre volets consécutifs, entre le 20 janvier et le 18 septembre 2022. 

Volet 3 : Le Bal

« Dans le prisme des médiums dessin et vidéo, les étudiant.es de 2e année, option Design Graphique et Art, de l’EESAB, site de Rennes, ont travaillé tout au long de l’année sur la création d’un bal.Une fête, que l’on aimerait voir se dérouler chaque année telle une exposition à ciel ouvert, ou comme un support de production au langage singulier.

À la lisière des arts appliqués, du spectacle, de l’architecture et des beaux-arts, nous l’envisageons comme un carrefour pluridisciplinaire, une plateforme d’échange. Cette année, nous nous sommes intéressé.es à la danse dans l’histoire des arts plastiques, aux fêtes du Bauhaus* et bien sûr aux bals des Quat’z arts** qui occupent une place privilégiée dans la longue chronique des fêtes parisiennes du XXe siècle. Nous avons suivi les traces de ces manifestations éphémères en étudiant les menus de banquets, les photos de parades, les décors, et plus particulièrement les costumes réalisés par ces avant-gardes.   

Inspirante, Sonia Delaunay dit en 1924 à propos du ballet dadaïste Relâche dont la musique est d’Erik Satie : « Est-il un morceau d’anti-art ? Un anti-ballet ? Il est surtout un hymne à la vie moderne débarrassé des conventions » ; « C’est le bonheur des instants sans réflexion » ajoute Francis Picabia, auteur de cette pièce.

Notre projet est un lieu de recherche pluriel, une matière à penser contre l’ennui et la morosité, une manifestation pour la joie, une promesse pour des jours meilleurs, et enfin un événement visant à réintroduire le bal à l’EESAB. »

Enseignant.es et étudiant.es de 2e art et design graphique de l’EESAB site de Rennes.

Oskar Schlemmer, artiste lié au Bauhaus, avait cette phrase magnifique, « Que la fête soit une nouvelle façon pour l’homme de se projeter dans un avenir positif ».

* Bauhaus : école allemande d’architecture et des arts et métiers ouverte de 1919 à 1933 dont les enseignements faisaient cohabiter les arts plastiques, l’artisanat et l’industrie. Enseignant.es et élèves mettaient l’art au service de la construction d’une société nouvelle, créant des passerelles entre l’art et la vie quotidienne, dont des moments de fête.

** Bals des Quat’z arts : était une grande fête organisée par les étudiant.es de l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris qui se déroulait tous les ans de 1892 à 1966. Les participant.es étaient costumé.es, elles et ils faisaient des parades, des danses, un banquet. Cet évènement pouvait être sujet à des polémiques.


Visuel : Pourvu qu’on ait l’ivresse, le bal, salle de la Cité, Rennes, 27 avril 2022 © Maëlle Tiret, EESAB – Site de Rennes

Par |4 janvier 2021|Catégories : expositions en cours|Tags: , , |0 Commentaire

En permanence

  • Peter Friedl Untitled (Corrupting the Absolute) (Sans titre (Corrompre l'absolu)), 2000 FNAC 02-773 Centre national des arts plastiques © Peter Friedl Crédit photo : Galerie Erna Hécey (Luxembourg)

Untitled (Corrupting the Absolute)

Peter Friedl
Frac Bretagne, Rennes

Peter Friedl Untitled (Corrupting the Absolute)

D’origine autrichienne et installé à Berlin, Peter Friedl (1960- ) est un artiste majeur de la scène artistique internationale.
Ayant commencé au début des années 80 comme critique de théâtre avant de se consacrer aux arts plastiques, il conserve un attachement fort à cette discipline. En témoignent ses expositions construites comme de véritables décors, avec ou sans changement de plateaux selon l’envergure du contexte.
En quête de nouveaux modèles de narration, ses projets explorent la construction de l’histoire et des concepts dans une organisation contextuelle toujours spécifique, mais cependant alimentée par de grands sujets récurrents comme l’enfance, l’Histoire, la politique, la sociologie, les animaux. Avec humour et ironie, l’artiste pointe les impasses de la modernité, entre utopies d’hier et compromis d’aujourd’hui.
Les références foisonnantes contenues dans ses œuvres et les moyens divers dont l’artiste fait usage pour les exprimer (dessin, vidéo, photographie, installation, etc.) constituent un corpus dense, mêlant la suggestion d’une histoire personnelle à celle d’une histoire collective. Ainsi, son travail s’appréhende-t-il difficilement de façon instantanée, mais s’envisage de manière dynamique. L’artiste explique chercher l’ambigu, la confusion et en aucun cas la clarté d’une lecture immédiate. Il revendique d’ailleurs en 1998 que « le malentendu fait partie de la compréhension ».

Untitled (Corrupting the Absolute) est une œuvre composée de lettres manuscrites en néon rouge.
Elle retranscrit une référence, consignée par l’artiste dans un des nombreux carnets de notes qui l’accompagnent dans son quotidien d’observateur attentif, empruntée à l’essayiste et critique rock américain Greil Marcus1. Figure de la culture underground, Greil Marcus* aime à souligner les oppositions et les forces contraires qui bâtissent le génie d’un artiste, tout comme Peter Friedl revendique les analogies autant que les écarts et les ruptures qui provoquent le vertige.
« Corrompre l’absolu » s’impose comme une injonction abstraite pour rappeler, s’il en est, que l’art n’apporte pas de réponses, il nous pousse à nous interroger avant tout.
Présentée dans le hall d’accueil, cette pièce sonne ainsi comme une introduction à la philosophie défendue par le Frac Bretagne.

*Corrupting the Absolute est le titre d’un chapitre de l’ouvrage non-traduit In the Fascist Bathroom: Punk in Pop Music, 1977-1992 écrit par Greil Marcus en 1993.


Visuel : Peter Friedl Untitled (Corrupting the Absolute), 2000 FNAC 02-773 Centre national des arts plastiques © Peter Friedl – Crédit photo : Galerie Erna Hécey (Luxembourg)

Par |22 octobre 2021|Catégories : collection, Installation permanente|0 Commentaire
  • En coulisses, Frac Bretagne

En coulisses

Collection
Frac Bretagne, Rennes

En coulisses

Oui ! Il y a des coulisses au Frac, l’accrochage est surprenant, n’est-ce pas ?

Ces hauteurs, les échos visuels entre les tableaux, les photographies sont en effet étonnants. Peut-être le savez-vous déjà, mais cette collection est la vôtre, enfin, elle est un bien commun qu’une équipe de professionnel.le.s se charge de soigner et de diffuser afin que dans des décennies, on puisse encore la comprendre et l’apprécier.
La collection du Frac Bretagne rassemble des œuvres d’artistes de différentes générations, et de nombreuses scènes locales, régionales et internationales. L’abstraction forme l’un des socles historiques de la collection qui se déploie également autour d’axes thématiques : les œuvres en relation avec la nature, celles qui questionnent le statut de l’image contemporaine, celles qui témoignent de leur époque, ainsi que de grands ensembles monographiques.
Dans cette réserve, les œuvres reprennent leur souffle avant de repartir dans des expositions et des projets participatifs, les Frac sont en effet les collections publiques les plus diffusées de France. Ce principe de mobilité définit ces institutions comme d’indispensables acteurs d’une politique d’aménagement du territoire visant à réduire les disparités géographiques et sociales dans l’accès à la culture et ainsi à faciliter la découverte de l’art contemporain par les publics les plus diversifiés.
Pour vous, le Frac a préparé des voix à écouter, celles d’une hôtesse de bord improbable, fine connaisseuse des problématiques de conservation, de témoins racontant leurs souvenirs des œuvres que vous pouvez apercevoir, de régisseurs connaissant la collection mieux que personne, d’œuvres qui se parlent entre-elles… et enfin, celles du public avec lequel le Frac monte de nombreux projets dans toute la région et qui les ont accueillies dans leur structure, établissement, entreprise.


Visuel : En coulisses, Frac Bretagne, Rennes (détail), 2021. Crédit photo : Aurélien Mole.

Par |12 janvier 2020|Catégories : collection, Installation permanente|0 Commentaire
  • Laurent Duthion, Xylocus (version portable), 2005 (détail). Jardin de la Drac Bretagne, Rennes. Crédit photo : Frac Bretagne.

Xylocus (version portable)

Laurent Duthion
Jardin de la Drac Bretagne, Rennes

Xylocus (version portable), 2005

Poète expérimentateur, chercheur, sculpteur, sorte de Géo Trouvetout, Laurent Duthion relève de toutes ces catégories. Ses propositions croisent les champs de l’art et de la science : masque olfactif, recettes à base de molécules, caméra musculaire montée sur un vélo ou encore culture de tomates carrées.

En 2004 dans le cadre d’une commande de la ville de Rennes, il plante dans le Jardin du Séchoir, le long du canal Saint-Martin, deux tilleuls rares dont certaines branches sont sculptées en forme d’objets du quotidien.

Usant du même procédé, Laurent Duthion conçoit ensuite le Xylocus (version portable), olivier en pot, partiellement sculpté lui aussi. Pinceaux, crayons, brosses, pinces à linge émergent du feuillage tel d’improbables fruits.

Cette œuvre aborde les questions contemporaines liées à la génétique et à l’écologie tout en puisant dans la grande tradition du merveilleux associée à l’arbre dans l’imaginaire collectif.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

Jardin de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bretagne
6 Rue du Chapitre, 35000 Rennes

  


Visuel : Laurent Duthion, Xylocus (version portable), 2005 (détail). Jardin de la Drac Bretagne, Rennes. Crédit photo : Frac Bretagne.

  • Sophie Calle, Ici reposent des secrets, 2014

Ici reposent des secrets

Sophie Calle
Cimetière de la chapelle de Burthulet, Saint-Servais

Ici reposent des secrets, 2014

Artiste plasticienne, écrivaine et réalisatrice française, Sophie Calle nous entraîne d’œuvre en œuvre dans une spirale consignée dans l’espace et le temps, où l’individu s’inscrit dans un lieu et à un moment donné. Promenades, filatures, enquêtes, voyages sont autant de formes que prennent ses différentes propositions.

À l’initiative de l’association « Dialogues avec la Nature » l’artiste Sophie Calle a participé, le 14 juin 2014, au Festival Lieux Mouvants dans l’enclos de la chapelle de Burthulet en Saint-Servais. Dans le petit cimetière accolé à l’édifice, Sophie Calle a recueilli les secrets que lui ont confiés, individuellement et de façon anonyme, les gens du pays. Les confidences ont été  enregistrées mais ceux qui le préféraient ont pu remettre à l’artiste une enveloppe cachetée. Les secrets, ainsi recueillis par écrit ou sur support numérique, ont été, le soir même, enfermés dans une boite et enterrés dans l’enclos de la chapelle. Une pierre tombale ferme et scelle désormais ce tombeau aux secrets.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

  


Visuel haut de page : Sophie Calle, Ici reposent des secrets, 2014 © ADAGP, Paris

Saint-Carré

Robert Milin
Saint-Carré, Lanvellec

Saint-Carré, 1991

En 1991, Robert Milin est invité à participer à Escales, une manifestation dont le commissaire est Jérôme Sans, et qui se propose d’investir divers lieux des Côtes-d’Armor dans un rapport étroit au paysage. L’artiste s’intéresse alors à une petite commune rurale, Saint-Carré, à ses habitants avec lesquels il se lie. Partageant avec eux la vie locale, à la croisée d’activités ancestrales – travaux des champs et soins aux animaux – et de la vie moderne, il a bientôt accès aux
photographies personnelles de plusieurs familles. Dans ces boîtes reposent autant de témoins muets des évènements collectifs religieux ou laïcs qui ont marqué le village, que de moments intimes qui ne prennent importance que dans l’histoire de chacun. Il choisit de mettre au jour 13 de ces photos en les agrandissant, les transférant soit sur plaques émaillées soit sur porcelaine, et les dispose, avec la complicité active des habitants en différents points de Saint-Carré : terrain de jeu, pignon de grange, poulailler, etc. Ce faisant, il réalise une œuvre d’art public qui renverse les canons habituels notamment dans le rapport privé/public : le privé est devenu public et le village entier un lieu d’exposition à ciel ouvert.
En 1994, le Frac Bretagne se porte acquéreur de Saint-Carré, une œuvre qui résonne particulièrement avec l’une de ses missions essentielles, rapprocher le citoyen des enjeux de l’art d’aujourd’hui. Comme toute œuvre dans l’espace public, Saint-Carré a subi les assauts du temps et les aléas météorologiques. Portée par la volonté commune des habitants, du Frac Bretagne et de l’artiste, une restauration a été entreprise aux bons soins de celui-ci en 2018. Outre la rénovation de certaines pièces, cette démarche a conduit à réorganiser l’accrochage, pour tenir compte des changements de propriété, de l’évolution du bâti et de la voirie.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

  


Visuel haut de page : Robert Milin, Chan’nic, Saint-Carré, 1991 © Robert Milin – Crédit photo : Frac Bretagne

Le parc de sculptures de Kerguéhennec

Domaine de Kerguéhennec, Bignan

Les sculptures du Domaine de Kerguéhennec

L’histoire du Frac Bretagne est intimement liée à celle du parc de sculptures du domaine de Kerguéhennec, dans le Morbihan, qui constitua dans les années 1980 un magnifique terrain de jeu pour des artistes aussi prestigieux que Richard Long, Giuseppe Penone ou Jean Pierre Raynaud.
Leurs expérimentations dans ce parc morbihannais vont participer à construire l’identité du Frac et de sa collection notamment orientée vers les questions paysagères.

Œuvres de la collection du Frac Bretagne

  

Entrée libre et gratuite
Ouverture du parc tous les jours (sauf en cas d’alerte météo)

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Visuel haut de page : Richard Long, Un cercle en Bretagne (A Circle in Brittany), 1986. Parc du domaine de Kerguéhennec, Bignan © ADAGP, Paris. Crédit photo : Florian Kleinefenn.

Par |20 avril 2021|Catégories : collection, Installation permanente|Tags: , , , |1 Commentaire

Expositions à venir

  • Visuel : Pauline Boudry / Renate Lorenz, Wall necklace piece (I know where I come from) - détail, 2021 Collection Frac Bretagne © Pauline Boudry / Renate Lorenz Crédit photographique : Aurélien Mole

LES FANTÔMES DE L’OPÉRA

Exposition collective
24.08. - 04.09.2022
Opéra de Rennes

Les fantômes de l’Opéra

En cette fin d’été, une sélection d’œuvres d’art contemporain issue de la collection du Frac Bretagne se déploie dans la rotonde, le foyer, la salle et la scène de l’Opéra de Rennes. Ces surprenants fantômes hantent ce bâtiment historique emblématique de la ville et en pimentent la visite. Une expérience sensible, étonnante et réjouissante pour toutes et tous.

Les artistes

Basma Alsharif

Pauline Boudry & Renate Lorenz

Piero Gilardi

Jan Krizek

Jean-Julien Lemordant

Pascal Rivet

Nora Turato

Victor Yudaev

Exposition ouverte du 24 août au 4 septembre 2022,
du lundi au vendredi, de 15h à 19h, le samedi de 16h à 21h, le dimanche de 14h à 18h.

Visite accompagnée gratuite proposée le dimanche 4 septembre à 14h30.

Opéra, galerie du théâtre, place de l’Hôtel de ville, Rennes
opera-rennes.fr/fr


Visuel : Pauline Boudry / Renate Lorenz, Wall necklace piece (I know where I come from) – détail, 2021 Collection Frac Bretagne © Pauline Boudry / Renate Lorenz Crédit photographique : Aurélien Mole
Par |17 février 2022|Catégories : Expositions à venir|Tags: , , , |0 Commentaire
  • Fredrick_Vaerslev

Le Renne

Fredrik Værslev
14.10.2022 - 15.01.2023
Frac Bretagne, Rennes

 

Avec le soutien de

Logo de l'Ambassade de Norvège à Paris

 

Logo OCA Norway

Le renne

L’une des voix les plus originales et reconnues de la peinture contemporaine, l’artiste norvégien Fredrik Værslev navigue entre différentes traditions picturales. Dans sa pratique, il met l’accent sur le processus de peinture, démontrant ainsi les possibilités et la pertinence de ce médium aujourd’hui. Ses œuvres naissent de la rencontre entre l’architecture et la peinture et prennent la forme de rendus peints de motifs de la vie quotidienne de l’artiste. Il traite ses peintures comme des objets, souvent créés par des processus plus ou moins laborieux, sériels ou déterministes, dans lesquels le temps lui-même, ainsi que divers facteurs externes, deviennent des co-créateurs actifs de l’œuvre.

Dans plusieurs séries, il a laissé ses peintures à l’extérieur pendant de longues périodes, laissant le temps et l’usure extérieure les achever. D’autres œuvres utilisent des techniques, des motifs ou des citations de l’histoire de l’art apparemment clichés (par exemple, l’égouttement et l’éclaboussure). Fredrik Værslev remet également en question le processus de peinture en collaborant librement avec d’autres artistes ou en utilisant des outils de peinture non traditionnels, tels que des bombes aérosols ou des équipements utilisés pour peindre les routes et les stades. Ses peintures oscillent souvent entre l’abstraction et la représentation, comme en témoigne sa série révolutionnaire, les peintures Terrazzo, qui imite la matérialité des sols en pierre italiens tout en faisant appel à l’expressivité et à la spontanéité de l’expressionnisme abstrait. La série Canopy rappelle le modernisme et ses peintures à rayures, mais elle trouve plutôt son origine dans les auvents de la maison d’enfance de l’artiste.

Cette exposition  à Rennes, fruit d’une discussion entamée en 2015 avec Etienne Bernard, directeur du Frac Bretagne et commissaire de l’exposition, se veut une étape importante de son parcours. Réunissant plus de 60 toiles maîtresse dans les 500m2 de la Grande Galerie Sud du Frac Bretagne, elle constitue, en effet, une forme de rétrospective de toute sa production depuis près de 15 années. L’artiste y présentera une nouvelle série de 40 toiles qui servira de « rail de re-lecture » de ses séries plus anciennes.

L’exposition sera accompagnée d’un catalogue publié en Français et en Anglais à paraître aux éditions Dilecta, Paris.

L’ARTISTE

Fredrik Værslev est né à Moss, en Norvège en 1979 et vit et travaille principalement à Oslo. Il commence sa carrière d’artiste en réalisant des graffitis pendant 10 ans, et ce n’est qu’après qu’il recevra un enseignement en art contemporain. À la suite de ses études à l’académie d’art de Malmö et à la Staatliche Hochschule für Bildende Künste de Frankfurt, il débute une série de peinture intitulée Terrazzo paintings.

Pour certain, le travail de Fredrik Værslev se place dans un espace indéfini et lui-même parle « d’appositions de signes du monde ». Il est considéré comme l‘un des artistes les plus originaux de l’art contemporain1.

1. Les presses du réel

Visuel : © Fredrik Værslev

Par |17 février 2022|Catégories : expositions, Expositions à venir|Tags: , , , |0 Commentaire
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