Expositions2021-10-18T15:15:12+02:00

Expositions en cours

Permanent Presents

Nathaniel Mellors
08.10.2021 - 02.01.2022
Frac Bretagne, Rennes
 

Avec le soutien de Fluxus Art Projects

Permanent Presents

Le Frac Bretagne réunit pour la première fois l’intégralité de la série de films autour de la figure de l’Homme de Néandertal produite par l’artiste britannique Nathaniel Mellors depuis 2012.

Le premier film intitulé The Sophisticated Neanderthal Interview (2012) met en scène une interview entre un homme «moderne» éthéré (Truson) et un homme de Néandertal apparemment réel. L’homme de Néandertal se révèle être plus intelligent que Truson. Il joue avec lui et ses aspirations au primitivisme. L’interview se déroule dans une version du mythique «Eden» à savoir les grottes historiques de Bronson à Los Angeles (lieu de tournage récurrent des westerns hollywoodiens et de la première série télévisée de Batman). Ce site se présente comme un lieu métaphorique – Eden comme une métaphore du passage d’un mode d’existence humaine durable (chasseur-cueilleur) au Paléolithique supérieur à un mode d’existence néolithique basé sur la connaissance de l’agriculture et la propriété foncière qui est le début de notre système moderne et le moment où nous entrons dans une économie de propriété qui est finalement écologiquement intenable.

Dans Neanderthal Container (2014), Nathaniel Mellors fait réapparaitre ce personnage sous la forme d’un mannequin de Néandertal en chute libre permanente. En plus de filmer la silhouette tombant et rebondissant sur des arbres, des plantes et des bâtiments dans et autour de Los Angeles, l’artiste largue la silhouette de Néandertal depuis un avion au-dessus de la vallée de San Joaquin. Mellors a conçu la figure tombante comme représentant un «extérieur absolu» et ces séquences sont rythmées par des fragments vidéo plus psychédéliques représentant l’intérieur de Néandertal – un décor de cinéma peuplé de quatre versions différentes du personnage de Néandertal qui réfléchissent sur leur condition et leur position «à l’intérieur du Mannequin de cascade de Néandertal… qui est en fait un vaisseau spatial. »

Dans Neanderthal Crucifixion (2021), dernier opus de la trilogie produit par le Frac Bretagne, notamment influencée par la pièce de Jean Cocteau La Voix Humaine, on voit le Néandertalien faire une dépression au téléphone. Peut-être que le personnage est crucifié dans la pièce, comme une sorte de crucifixion à petite échelle.

Comme une sorte d’introduction ou de prequel à cette trilogie, l’exposition au Frac Bretagne prend appui sur la série télévisée Ourhouse (2010- ) qui met en scène la vie de la famille excentrique Maddox-Wilson déstabilisée lorsque sa maison («Ourhouse») est occupée par L’Objet (Brian Catling), que la famille ne reconnaît pas comme un être humain, chacun percevant une forme différente à sa place. L’Objet commence à manger les livres de la famille et en digérer – littéralement – le contenu. Chaque épisode de la série est construit à partir des textes que l’Objet avale, semi-digère et régurgite. Dans Ourhouse Episode -1 (2015-16), présenté dans le cadre de l’exposition au Frac Bretagne, L’Objet avale The Eternal Present – un livre retraçant 35 000 ans d’art rupestre européen.

L’ARTISTE

Nathaniel Mellors (1974, Grande-Bretagne)

Nathaniel Mellors développe un art basé sur la réalisation de films, de l’écriture des scénarios aux tournages au cours desquels il s’entoure d’acteurs comme Patrick Kennedy ou David Birkin. A ces films s’ajoute un travail autour de la sculpture ou encore des photogrammes. Ses œuvres sont pleines d’humour, elles sont irrévérencieuses et absurdes parfois, poétiques souvent mais bien que décalées, elles évoquent les thèmes de la possession, de l’histoire et du pouvoir. En utilisant les techniques de la fiction cinématographique, il insère ses œuvres dans un contexte déterminé et ancre son propos dans une réalité sociale qu’il questionne et analyse. Il s’interroge sur nos goûts, notre morale, nos habitudes et autres idées ancrées dans notre mémoire collective.

Nathaniel Mellors est diplômé du Royal College of Art de Londres en 2001. Son travail a notamment été présenté au Hammer Museum de los Angeles et à la Galerie art : concept, Paris (2014) ; à la 57e Biennale de Venise avec Erkka Nissinen pour le Pavillon Finlandais (2017) ; au New Museum de New-York (2018) ; à The Box, Los Angeles et à la Matt’s Gallery de Londres (2019).

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Visuel : Nathaniel Mellors, Neanderthal Container (capture vidéo), 2014

  • Louise Mutrel, Takashita, risographie (détail)

Vent violet

Louise Mutrel
08.10.2021 - 02.01.2022
Frac Bretagne, Rennes

 

 

VENT VIOLET

Ancré dans une esthétique photographique résolument saturée et pop, le travail de Louise Mutrel conjugue des icônes populaires et vernaculaires d’ici et d’ailleurs. Sa démarche photographique revendique l’image dans son utilisation contemporaine. Elle évacue toute notion de matérialité attribuée a priori. Ici plus de tirage, de passe-partout ou d’encadrement. L’artiste postule une image libre, toujours en mouvement et dont le nomadisme l’autorise à exister aussi bien dans le flot abyssal des réseaux sociaux ou sous des formes diverses comme des drapeaux imprimés ornant la galerie de la Villette ou aujourd’hui en façade du Frac Bretagne.

Pour autant, si elle sait s’affranchir des codes classiques du médium photographique, Louise Mutrel choisit de ne pas tout confier au numérique pour préférer une approche analogique, mécanique et profondément plastique de la manipulation du visuel par le procédé risographique. Méthode de photocopie offset populaire née au Japon dans les années 1950 et largement utilisée dans le monde entier jusqu’aux années 2000, la risographie confère aux images une texture tramée et une palette chromatique acidulée immédiatement identifiable. Si on pourrait voir dans le recours à cette technique d’impression un brin de nostalgie et un goût prononcé pour un certain look « vintage », l’approche de l’artiste est, au contraire, en parfaite cohérence avec une pratique située dans le présent. La risographie agit comme un filtre mais quand nombre de ses contemporains s’adonnent volontiers au « photoshopage » intensif, Louise Mutrel met les mains dans la matière pour jouer en orfèvre avec les couleurs et l’impression.

Présentées en grand format, ses images agissent comme des “bumper stickers” géants qui viennent corrompre la façade noire du très minimal Frac Bretagne. Ce mur de verre impénétrable s’illumine de ses photographies pour devenir un « wall » au sens numérique du terme sur lequel les images défilent, se déploient et construisent une aventure visuelle et rythmée. La supposée neutralité du bâti devient un champ de possibles, une page paradoxalement blanche qui s’animent des pérégrinations esthétiques de la jeune photographe.

Louise Mutrel nous invite à un « voyage routier éclaté », nous dit-elle. Celui-ci se compose de camions, de paysages montagneux, de rochers, d’un parking (dont les pylônes font délicieusement écho aux alignements granitiques d’Aurelie Nemours) mais aussi de formes plus abstraites dans un collage poétique et onirique à l’échelle du bâtiment. De ses sujets, elle ne dit pas grand-chose. Elles sont offertes à notre regard et charge à nous désormais d’en imaginer l’histoire. Tout juste nous dit-elle que ses cadrages sont inspirés de planches d’estampes japonaises ukiyo-e, « images du monde flottant » en français.

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L’ARTISTE

Née en 1992, Louise Mutrel travaille à Arles et Paris. Elle est diplômée à la fois de la Haute École d’Art du Rhin à Strasbourg et de l’École Nationale Supérieure de Photographie d’Arles. En 2017, au Japon, elle collabore avec des artisans locaux en réalisant des expérimentations autour du Washi, un précieux papier traditionnel japonais. Depuis 2020, elle construit une histoire plastique et photographique avec l’impression en risographie. Son travail a été présenté notamment à la Villette, Paris en 2021, aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 2019 ou à l’Institut Français de Kyoto en 2018.

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Visuels : Risographies, détails © Louise Mutrel

  • Randa Maroufi, Barbès, de la série : Les Intruses, 2019 Collection Frac Bretagne © Adagp, Paris - Crédit photographique : Frac Bretagne

Ces dernières années

Exposition collective
08.10.2021 - 02.01.2022
Frac Bretagne, Rennes

 

Ces dernières années

Œuvres de la collection du Frac Bretagne

Automne 2021. Le monde sort lentement de la léthargie imposée par la pandémie mondiale. Ce qui nous espérons toutes et tous comme un accident global de parcours aura agi comme un verre grossissant sur les inégalités sociales et sociétales. Si la planète entière a souffert de ce virus, force est de constater que nous n’avons pas été logé.e.s à la même enseigne selon notre condition sociale, notre couleur de peau, de notre genre ou notre pays. Au-delà de la crise du COVID-19, les dernières années qui viennent de s’écouler ont aussi généré de réelles prises de conscience qu’on espère durables. Qu’elles se révèlent par des revendications violentes comme pacifistes, légitimes comme discutables, elles ont cependant permis de “problématiser” un monde trop peu enclin à remettre en question ses fondamentaux.

L’exposition Ces dernières années propose de regarder ensemble en quoi les œuvres entrées récemment dans la collection du Frac Bretagne se font les reflets des bruits de notre monde. Elles évoquent avec poésie et engagement les questions féministes, écologiques, les notions de repli sur soi et d’enfermement, de luttes populaires ou de conditions sociales.

Parce que c’est aussi, et peut-être même avant tout, cela une collection publique d’art contemporain : une réunion d’expressions artistiques présentes et actives dans un ici et un maintenant.

Iván Argote
Né en 1983. Vit et travaille à Paris.

Maja Bajevic
Née en 1967. Vit et travaille à Sarajevo, Berlin et Paris.

Estelle Hanania
Née en 1980. Vit et travaille à Paris.

Piero Gilardi
Né en 1942. Vit et travaille à Turin.

Guerrilla Girls
Groupe d’artistes anonymes fondé en 1985 à New York.

Anna López Luna
Née en 1983. Vit et travaille à Paris.

Vincent Malassis
Né en 1979. Vit et travaille à Rennes, Brest et Charleroi.

Randa Maroufi
Née en 1987. Vit et travaille à Paris.

Anita Molinero
Née en 1953. Vit et travaille à Paris.

Delphine Reist
Née en 1970. Vit et travaille à Genève.

Lucy Skaer
Née en 1975. Vit et travaille à Londres et Glasgow.

Anna Solal
Née en 1988. Vit et travaille à Paris et Marseille.

Lucie Stahl
Née en 1977. Vit et travaille à Berlin et Los Angeles.

 


Visuel : Randa Maroufi, Barbès, de la série : Les Intruses, 2019 (détail) © Adagp, Paris 

  • Louise Mutrel, AME GA POTA POTA FURU, 2021 (détail)- Crédit photo : Aurélien Mole

Ame ga pota pota furu

Louise Mutrel
08.10 - 14.11.2021
Frac Bretagne, Rennes

Ame ga pota pota furu
Louise Mutrel

En résonnance avec son installation monumentale sur la façade du Frac Bretagne, la jeune artiste Louise Mutrel propose sur le Mur du Fonds de revenir à l’échelle de l’objet délicat fait main avec toujours les mêmes ingrédients qui structurent sa pratique : l’image photographique, le procédé d’impression risographique et la culture vernaculaire.
Ces 16 rosaces en papier découpé composent une étrange forme aussi pop que cinétique.
La matière visuelle de départ provient d’images d’enjoliveurs et de jantes de voiture glanées sur Internet et ensuite retravaillées en risographie.
La fragilité et la légèreté du papier entrent en contradiction avec la solidité évoquée par le monde du tuning automobile.
Les formes deviennent des napperons,des kaléïdoscopes hypnotiques à l’intérieur desquels Louise Mutrel cherche à figer un mouvement, des reflets, une couleur…

L’artiste

Née en 1992, Louise Mutrel travaille à Arles et Paris. Elle est diplômée à la fois de la Haute École d’Art du Rhin à Strasbourg et de l’École Nationale Supérieure de Photographie d’Arles. En 2017, au Japon, elle collabore avec des artisans locaux en réalisant des expérimentations autour du Washi, un précieux papier traditionnel japonais. Depuis 2020, elle construit une histoire plastique et photographique avec l’impression en risographie. Son travail a été présenté notamment à la Villette, Paris en 2021, aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 2019 ou à l’Institut Français de Kyoto en 2018.

Le Mur du Fonds

Dévolu à la présentation d’initiatives éditoriales, le Mur du Fonds fait la part belle à la collection de multiples et livres d’artistes du Frac Bretagne ainsi qu’aux artistes, graphistes, éditeur.rices et étudiant.es qui développent une approche originale de l’édition. Très réactive, sa programmation est pensée dans l’échange et en lien avec l’actualité artistique.


Visuel : Le Mur du Fonds,  Ame ga pota pota furu, 2021 © Louise Mutrel (détail). Crédit photographique : Aurélien Mole

En permanence

Le parc de sculptures de Kerguéhennec

François Bouillon, Etienne Hajdu, Richard Long, Guiseppe Penone, Jean-Pierre Raynaud, Ulrich Rückriem
Œuvres in situ
Domaine de Kerguéhennec, Bignan (56)

Les sculptures du Domaine de Kerguéhennec

L’histoire du Frac Bretagne est intimement liée à celle du parc de sculptures du domaine de Kerguéhennec, dans le Morbihan, qui constitua dans les années 1980 un magnifique terrain de jeu pour des artistes aussi prestigieux que Richard Long, Giuseppe Penone ou Jean Pierre Raynaud.
Leurs expérimentations dans ce parc morbihannais vont participer à construire l’identité du Frac et de sa collection notamment orientée vers les questions paysagères.

Œuvres de la collection du Frac Bretagne

  

+ Plus d’informations sur les œuvres

Entrée libre et gratuite
Ouverture du parc tous les jours (sauf en cas d’alerte météo)


Visuel haut de page : Richard Long, Un cercle en Bretagne (A Circle in Brittany), 1986. Parc du domaine de Kerguéhennec, Bignan © ADAGP, Paris. Crédit photo : Florian Kleinefenn.

Par |20 avril 2021|Catégories : collection, Installation permanente|Tags: , , , |0 Commentaire

Saint-Carré

Robert Milin
Œuvre in situ
Saint-Carré, Lanvellec (22)

Saint-Carré, 1991

En 1991, Robert Milin est invité à participer à Escales, une manifestation dont le commissaire est Jérôme Sans, et qui se propose d’investir divers lieux des Côtes-d’Armor dans un rapport étroit au paysage. L’artiste s’intéresse alors à une petite commune rurale, Saint-Carré, à ses habitants avec lesquels il se lie. Partageant avec eux la vie locale, à la croisée d’activités ancestrales – travaux des champs et soins aux animaux – et de la vie moderne, il a bientôt accès aux
photographies personnelles de plusieurs familles. Dans ces boîtes reposent autant de témoins muets des évènements collectifs religieux ou laïcs qui ont marqué le village, que de moments intimes qui ne prennent importance que dans l’histoire de chacun. Il choisit de mettre au jour 13 de ces photos en les agrandissant, les transférant soit sur plaques émaillées soit sur porcelaine, et les dispose, avec la complicité active des habitants en différents points de Saint-Carré : terrain de jeu, pignon de grange, poulailler, etc. Ce faisant, il réalise une œuvre d’art public qui renverse les canons habituels notamment dans le rapport privé/public : le privé est devenu public et le village entier un lieu d’exposition à ciel ouvert.
En 1994, le Frac Bretagne se porte acquéreur de Saint-Carré, une œuvre qui résonne particulièrement avec l’une de ses missions essentielles, rapprocher le citoyen des enjeux de l’art d’aujourd’hui. Comme toute œuvre dans l’espace public, Saint-Carré a subi les assauts du temps et les aléas météorologiques. Portée par la volonté commune des habitants, du Frac Bretagne et de l’artiste, une restauration a été entreprise aux bons soins de celui-ci en 2018. Outre la rénovation de certaines pièces, cette démarche a conduit à réorganiser l’accrochage, pour tenir compte des changements de propriété, de l’évolution du bâti et de la voirie.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

  


Visuel haut de page : Robert Milin, Chan’nic, Saint-Carré, 1991 © Robert Milin – Crédit photo : Frac Bretagne

  • Sophie Calle, Ici reposent des secrets, 2014

Ici reposent des secrets

Sophie Calle
Œuvre in situ
Cimetière de la chapelle de Burthulet, Saint-Servais (22)

Ici reposent des secrets, 2014

Œuvre de Sophie Calle produite par l’association Dialogues avec la nature (Lanrivain) dans le cadre du festival Lieux Mouvants 2014, pour le cimetière de la chapelle de Burthulet à Saint-Servais (22).

Durant la journée du samedi 14 juin, dans le petit cimetière accolé à l’église, Sophie Calle a recueilli les secrets que lui ont confié, individuellement, et de façon anonyme, les gens du pays. Des confidences ont été enregistrées et ceux qui le souhaitaient ont pu remettre à l’artiste une enveloppe cachetée.

Les secrets, qu’ils soient recueillis par écrit ou sur support numérique, ont été, le soir même, enfermés dans une boite et enterrés dans l’enclos de la chapelle.

Sophie Calle a ensuite posé une pierre tombale, gravée de la formule : Sous cette pierre reposent des secrets…

La dalle a été scellée sur la tombe aux secrets.

Œuvre de la collection du Frac Bretagne

  


Visuel haut de page : Sophie Calle, Ici reposent des secrets, 2014 © ADAGP, Paris

  • En coulisses, Frac Bretagne

En coulisses

Collection
Installation permanente
Frac Bretagne, Rennes

En coulisses

Oui ! Il y a des coulisses au Frac, l’accrochage est surprenant, n’est-ce pas ?

Ces hauteurs, les échos visuels entre les tableaux, les photographies sont en effet étonnants. Peut-être le savez-vous déjà, mais cette collection est la vôtre, enfin, elle est un bien commun qu’une équipe de professionnel.le.s se charge de soigner et de diffuser afin que dans des décennies, on puisse encore la comprendre et l’apprécier.
La collection du Frac Bretagne rassemble des œuvres d’artistes de différentes générations, et de nombreuses scènes locales, régionales et internationales. L’abstraction forme l’un des socles historiques de la collection qui se déploie également autour d’axes thématiques : les œuvres en relation avec la nature, celles qui questionnent le statut de l’image contemporaine, celles qui témoignent de leur époque, ainsi que de grands ensembles monographiques.
Dans cette réserve, les œuvres reprennent leur souffle avant de repartir dans des expositions et des projets participatifs, les Frac sont en effet les collections publiques les plus diffusées de France. Ce principe de mobilité définit ces institutions comme d’indispensables acteurs d’une politique d’aménagement du territoire visant à réduire les disparités géographiques et sociales dans l’accès à la culture et ainsi à faciliter la découverte de l’art contemporain par les publics les plus diversifiés.
Pour vous, le Frac a préparé des voix à écouter, celles d’une hôtesse de bord improbable, fine connaisseuse des problématiques de conservation, de témoins racontant leurs souvenirs des œuvres que vous pouvez apercevoir, de régisseurs connaissant la collection mieux que personne, d’œuvres qui se parlent entre-elles… et enfin, celles du public avec lequel le Frac monte de nombreux projets dans toute la région et qui les ont accueillies dans leur structure, établissement, entreprise.


Visuel : En coulisses, Frac Bretagne, Rennes (détail), 2021. Crédit photo : Aurélien Mole.

Par |12 janvier 2020|Catégories : collection, Installation permanente|0 Commentaire

Expositions à venir

Thomas Teurlai

21.01 - 15.05.2022
Frac Bretagne, Rennes

Thomas Teurlai

Artiste habité par une histoire ensevelie des formes, de matériaux et de pratiques rituelles, Thomas Teurlai investit des espaces aux quatre coins du monde, du white cube aux espaces industriels déclassés. Exhumant des récits, bouturant sons, sculptures et sciences humaines, l’artiste redonne vie et mouvement à des objets et des histoires délaissées. De cette rencontre entre les mondes de l’alchimie, du bricolage et du sacré émergent des installations hybrides qui sollicitent nos zones érogènes. Le visiteur se retrouve impliqué, corps et âme, dans ces espaces d’une poésie décalée, où le temps semble se dilater.

Pour son exposition au Frac Bretagne, Thomas Teurlai s’intéresse à la subsidence, phénomène géologique décrivant l’enfoncement des mégapoles dû au pompage des eaux souterraines et au bétonnage intensif. Cet affaissement global sert d’amorce à une errance filmique en vue subjective.
Rêverie cyberpunk où un musée fantôme erre les pieds dans l’eau, périclitant sous les assauts répétés de spores et autres virus antédiluviens. Une déambulation à rebours du temps, tissant entre eux des espaces à priori éloignés.
S’y croiserons les momies de street artists gisant sur les rives poussiéreuse d’une histoire mort-née.
Un astrolabe de granit radioactif composant la bande son, comme un Thérémine monolithique inversé.
Et un texte en rouet-épiléptique, filant la voie off pour sortir du tunnel.
De l’autre côté du trou de ver teinté.

L’ARTISTE

Thomas Teurlai (1988, France), vit et travaille à Clichy. 

Diplômé de la Villa Arson, Nice en 2011, il complète sa formation avec le post-diplôme de l’école d’art de Lyon en 2014. En 2015, il fait parti du 17e Prix de la Fondation Ricard. Son travail est également présenté dans le cadre de La Nuit Blanche et des Ateliers de Rennes, Biennale d’art contemporain, au Musée Cantini de Marseille (2016), au Palais de Tokyo (2017) à La Panacée, Montpellier (2018) et au centre d’art contemporain Les Tanneries d’Amilly (2019).  

 


Visuel : © Thomas Teurlai

Par |15 novembre 2020|Catégories : expositions, Expositions à venir|Tags: , , , , , |0 Commentaire

Ghost Party

Manon de Boer & Latifa Laâbissi
21.01 - 15.05.2022
Frac Bretagne, Rennes

 

Coproduction : WIELS Centre d’art contemporain – Bruxelles (BE) , Frac Bretagne – Rennes (FR), Kunstencentrum BUDA – Courtrai (BE), la Communauté flamande de Belgique, Museum Dhondt Dhaenens – Deurle (BE), Netwerk – Aalst (BE), Kunstendecreet (BE), Fondation Serralves – Porto (PT), Théâtre de Poche – Hédé-Bazouges (FR)

Ghost party

L’artiste Manon de Boer et la chorégraphe Latifa Laâbissi se sont rencontrées en 2015 lors d’un workshop autour du travail d’Oscar Schlemmer et de la fluidité entre les différents médiums et langages artistiques. En effet, la pluridisciplinarité est essentielle dans chacune de leur pratique. Elles ont donc décidé d’approfondir leur collaboration dans une temporalité dilatée et distendue, à travers des contextes de travail diversifiés tels que des conversations itinérantes, le souvenir de lectures partagées, le jardinage, la correspondance et le collage.

Leur dialogue s’éloigne de l’urgence d’un résultat, d’une régularité rigide ou de toute anticipation prévisible. Manon de Boer et Latifa Laâbissi ont toutes deux un cheminement et des méthodes de travail affirmés et voient dans leur collaboration une occasion de défier leurs processus, de se laisser altérer par l’autre pour élaborer différemment. C’est dans cette perspective qu’au fil du temps elles construisent un corpus d’images commun, une carte mentale qu’elles activent et explorent en se questionnant sur leur propre discipline et par le tâtonnement d’un terrain à priori inconnu.

Le projet Ghost Party propulse la voix au premier plan, questionne son timbre, son langage, ses affects, ses accents.

Le projet comporte 2 volets : l’un chorégraphique (Ghost Party I) et l’autre vidéo (Ghost Party II).

LES ARTISTES

Manon de Boer (1966, Inde), vit et travaille à Bruxelles.

Manon de Boer a complété sa formation artistique à l’Akademie Van Beeldende Kunsten, à Rotterdam, et à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam. Utilisant la narration personnelle et l’interprétation musicale à la fois comme méthode et comme sujet, Manon de Boer explore la relation entre le langage, le temps et la vérité pour produire une série de portraits dans lesquels le support cinématographique lui-même est continuellement interrogé.

Son travail a été exposé à l’international, à la Biennale de Venise (2007), à la Biennale de Berlin (2008), à la Biennale de São Paulo (2010), à la Documenta (2012), à la Biennale de Taipei (2016) et a également été présenté dans de nombreux festivals de cinéma à Hong Kong notamment, Marseille, Rotterdam et Vienne. Son travail a fait l’objet d’expositions monographiques au Witte de With à Rotterdam (2008), Frankfurter Kunstverein (2008), South London Gallery (2010), Contemporary Art Museum of St Louis (2011), Museum of Art Philadelphia (2012), Van Abbe Museum, NL (2013), Secession Vienna (2016) et Groundwork, GB (2018).

Latifa Laâbissi (1964, France), vit et travaille à Rennes.

Mêlant les genres, redéfinissant les formats, les créations de Latifa Laâbissi font entrer sur scène un hors-champ multiple où se découpent des figures et des voix. La mise en jeu de la voix et du visage comme véhicule d’états minoritaires devient indissociable de l’acte dansé dans Self portrait camouflage (2006) et Loredreamsong (2010). Poursuivant sa réflexion autour de l’archive, elle crée Écran somnambule et La part du rite (2012) autour de la danse allemande des années 1920. Pourvu qu’on ait l’ivresse (2016), création cosignée avec la scénographe Nadia Lauro, produit des visions, des paysages, des images où se côtoient l’excès, le monstrueux, le beau, l’aléatoire, le comique et l’effroi. Depuis 2011, Latifa Laâbissi assure la direction artistique d’Extension Sauvage, programme artistique et pédagogique en milieu rural (Bretagne). En 2016, une monographie sur l’ensemble de son travail est parue aux Éditions Les Laboratoires d’Aubervilliers et Les Presses du réel. En 2018, elle crée avec Antonia Baehr la performance Consul et Meshie. Elles se retrouvent également en 2019 pour collaborer sur la vidéo Moving Backwards du duo d’artistes Pauline Boudry et Renate Lorenz, présentée au Pavillon suisse de la 58e Biennale de Venise.


Visuel : Ghost Party (détail) © Manon de Boer & Latifa Laâbissi

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