Exposition collective
Quartier beauregard, Rennes
Le parcours de Beauregard Flottant

La rétrospective du projet en 2023

Beauregard flottant

Beauregard flottant est la galerie à ciel ouvert du Frac Bretagne. Elle présente actuellement des drapeaux créés par les artistes :

  • Clara Gaget
  • Louise Mutrel
  • Alisson Schmitt
  • Charlotte Vitaioli

Au gré du vent, ces œuvres invitent à une déambulation artistique. Elles pavoisent Beauregard, considéré désormais comme un espace sensible et poétique, un quartier où flotte l’art.

L’emplacement des mâts a été défini avec des habitant.es du quartier : les Embarqué.es de Beauregard

Retrouvez le travail des 5 artistes en cliquant ci-dessous : 

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Née en 1993, vit et travaille à Rennes.

Clara Gaget travaille la gravure pour créer des images reflétant et résonnant avec la mythologie et l’iconographie médiévale. Installée à Rennes, elle multiplie les occasions de travailler de manière collaborative à la création d’objets graphiques.

Ces drapeaux ont été produits à la suite des rencontres avec Collection commune, le comité d’acquisition citoyen du Frac Bretagne. Les œuvres de Clara Gaget ont en effet été choisies par un groupe d’habitants et d’habitantes du quartier de Beauregard pour entrer dans la collection du Frac en 2023.

Ces drapeaux sont des impressions numériques sur tissu d’après des gravures originales sur bois. Les motifs sont inspirés d’un roman de Samuel Butler, Erewhon, paru en 1920. Ce livre propose un voyage dans un pays imaginaire avec en toile de fond un regard critique porté sur l’époque victorienne au Royaume-Uni.

Les lignes de ces images sont celles d’un espace irréel, celui de Trap – Ellun, un lieu hors du temps, fait de plans, sans perspective, qui demande à être scruté par qui souhaite s’y engager. Sur ce territoire, les tracés et les motifs deviennent des personnages qui vivent et font exister un monde en négatif, construit de contrastes noirs et ocres.

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Née en 1992, vit et travaille à Arles et Paris.

Ancré dans une esthétique résolument saturée et pop, le travail de Louise Mutrel conjugue des icônes populaires d’ici et d’ailleurs. Sa démarche de photographe revendique l’image dans son utilisation contemporaine. L’artiste postule une photographie libre, toujours en mouvement et dont le nomadisme l’autorise à exister aussi bien dans le flot abyssal des réseaux sociaux ou sous des formes diverses comme des drapeaux imprimés.

La série Funeral Parade présente des dekotora, de grands camions décorés issus de la contre-culture japonaise que Louise Mutrel a photographiés. Elle explique : « Les dekotora, m’apparaissent comme une culture mystérieuse. Il est connu que cet engouement pour la customisation de camions arrive au Japon dans les années 1970. Cela m’a amusé d’imaginer faire flotter dans le ciel ces lourds véhicules terrestres. J’ai réalisé les tirages originaux en risographie [une technique proche de la photocopie, produisant des couleurs saturées au grain particulier]. J’ai pensé les drapeaux en diptyques : une partie abstraite qui se compose de zooms de carrosseries ou d’aplats de couleurs, et une seconde qui aborde une image figurative, celle de dekotora, chargée de détails. Ces drapeaux font écho au drapeau de course automobile et de rallye. »

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Née en 1992, vit et travaille à Rennes.

Les installations vidéo et les performances d’Alisson Schmitt prennent comme point de départ un désir de raconter des histoires à partir de déplacements, de situations vécues, d’objets trouvés. Autant de sources qui lui permettent une infinité de collisions et de hasards heureux.

À propos de ses drapeaux, l’artiste explique : « Torcher est une série de drapeaux reprenant les motifs de torchons usés aux couleurs des terres que j’utilise dans mon travail. Le titre de chaque drapeau fait écho soit à une de mes pièces en céramique, soit au contexte dans lequel celle-ci a été créée. Traces d’une partie invisible du travail, celle de la production et de l’atelier, les motifs des torchons sont l’empreinte du corps qui façonne la sculpture. »

Par les titres de chacun de ses drapeaux Torcher le luxe, Torcher la solitude, Torcher la route, Torcher la flamme, Torcher le doute, Torcher le temps, Alisson Schmitt souhaite proposer une alternative à la connotation péjorative du verbe « torcher ». L’artiste donne un point de vue très littéral où « torcher » reviendrait à essuyer avec un torchon. Ainsi, elle tente de mettre en valeur ce geste de travail dans une dimension plus attentionnée, voir appliquée.

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Née en 1986, vit et travaille à Rennes et Paris.

Charlotte Vitaioli est une artiste qui crée des peintures, des sculptures, des performances. Au cœur de sa pratique, un intérêt pour des personnalités du cinéma et de la variété française des années 1960-1980 : Brigitte Bardot, Jane Birkin, Serge Gainsbourg… Ce qu’elle retient de ces vedettes, c’est l’éclat de leurs apparitions, leurs poses, leurs gestuelles tourmentées et romantiques, la Dolce Vita de ces idoles relayée par la presse. Charlotte Vitaioli joue de cet imaginaire et crée des œuvres aux couleurs vives où elle s’approprie leur légèreté et leur mélancolie.

Pour cet ensemble de drapeaux, elle explique avoir choisi la comédienne et chanteuse Jane Birkin, une femme incarnant le secret et la pudeur, jouant souvent du mouvement de ses cheveux. « J’ai cherché un sujet pour cristalliser le vent à travers la peinture, et j’ai trouvé Jane Birkin en ambassadrice. Libre et amoureuse, dans le film Slogan de Pierre Grimblat, sorti en 1969. » raconte Charlotte Vitaioli.

 

Aujourd’hui riche de 84 drapeaux créés par 14 artistes et toujours en développement, la collection du Frac Bretagne permettra de nouveaux accrochages réguliers pour que Beauregard deviennent un quartier foisonnant de formes et de couleurs.

Beauregard flottant est une démarche artistique participative portée par le Frac Bretagne, Territoires Rennes et la Ville de Rennes.